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Mon enfance

Barbara
Lingua: Francese


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[1968]
Paroles et musique: Barbara
Testo e musica: Barbara
Album: Soleil Noir

barbaramillot


"La canzone è del 1968. Il testo trovato in internet non ha tutti gli accenti giusti (ma chi se ne frega degli accenti francesi?). La guerra è solo un accenno, ma vi mando lo stesso questa canzone. Salut." [Renato Stecca]

Carissimo Renato, la canzone la prendiamo volentieri (e come non prendere volentieri una canzone di Barbara?), ma gli accenti francesi ce li ho rimessi tutti quanti, uno dopo l'altro. O meglio, su Internet si trova, cercando cercando, anche la pagina con il testo corretto, che meglio risponde ai criteri di assoluta esattezza testuale di questo sito. Come dirti: i siti con i testi raffazzonati e ortografie da far accapponare la pelle li lasciamo oltremodo volentieri ad altri, qui si fa in modo radicalmente diverso. Non è ovviamente un appunto che ti rivolgo, e ci mancherebbe altro visto quel che fai per questo sito, ma nelle CCG/AWS gli accenti vanno tutti al loro posto, francesi e delle altre 102 lingue qui presenti. Saluti carissimi! [RV]
J'ai eu tort, je suis revenue,
Dans cette ville, au loin, perdue,
Où j'avais passé mon enfance,
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir,
Le coteau où glisse le soir,
Bleu et gris, ombre de silence,
Et j'ai retrouvé, comme avant,
Longtemps après,
Le coteau, l'arbre se dressant,
Comme au passé,
J'ai marché, les tempes brûlantes,
Croyant étouffer sous mes pas,
Les voix du passé qui nous hantent,
Et reviennent sonner le glas,
Et je me suis couchée sous l'arbre,
Et c'était les mêmes odeurs,
Et j'ai laissé couler mes pleurs,
Mes pleurs,

J'ai mis mon dos nu à l'écorce,
L'arbre m'a redonné des forces,
Tout comme au temps de mon enfance,
Et longtemps, j'ai fermé les yeux,
Je crois que j'ai prié un peu,
Je retrouvais mon innocence,
Avant que le soir ne se pose,
J'ai voulu voir,
La maison fleurie sous les roses,
J'ai voulu voir,
Le jardin où nos cris d'enfants,
Jaillissaient comme sources claires,
Jean, Claude et Régine et puis Jean,
Tout redevenait comme hier,
Le parfum lourd des sauges rouges,
Les dahlias fauves dans l'allée,
Le puits, tout, j'ai retrouvé,
Hélas,

La guerre nous avait jetés là,
D'autres furent moins heureux, je crois,
Au temps joli de leur enfance,
La guerre nous avait jetés là,
Nous vivions comme hors-la-loi,
Et j'aimais celà, quand j'y pense,
Oh mes printemps, oh mes soleils,
Oh mes folles années perdues,
Oh mes quinze ans, oh mes merveilles,
Que j'ai mal d'être revenue,
Oh les noix fraiches de septembre,
Et l'odeur des mûres écrasées,
C'est fou, tout, j'ai tout retrouvé,
Hélas,

Ils ne faut jamais revenir,
Au temps caché des souvenirs,
Du temps béni de mon enfance,
Car parmi tous les souvenirs,
Ceux de l'enfance sont les pires,
Ceux de l'enfance nous déchirent,
Vous, ma très chérie, ô ma mère,
Où êtes-vous donc, aujourd'hui,
Vous dormez au chaud de la terre,
Et moi, je suis venue ici, pour y retrouver votre rire,
Vos colères et votre jeunesse,
Mais je suis seule avec ma détresse,
Hélas,

Pourquoi suis-je donc revenue,
Et seule, au détour de ses rues,
J'ai froid, j'ai peur, le soir se penche,
Pourquoi suis-je venue ici, où mon passé me crucifie,
Elle dort à jamais mon enfance.

inviata da Renato Stecca - 31/1/2008 - 18:42



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