Lingua   

La fattoria degli animali

Assemblea Musicale Teatrale


Lingua: Italiano


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(Marco Valdo M.I.)
Eia eia trallallà
(Gian Piero Alloisio)
Carlo Marx
(Assemblea Musicale Teatrale)


[1978]
Il sogno di Alice
Alice

L'aria degli anni '70 soffia ancora su un'Italia che sembra lontanissima da quella di oggi, anche se molti problemi rimangono più o meno inalterati, come le guerre che flagellano il mondo e come le varie fattorie del Signor Jones sparse nei continenti con uguali logiche di sfruttamento e di profitto sempre sulla pelle dei più deboli, naturalmente. E l'eco del libro di George Orwell continua nello spazio del reale, quotidianamente. Cambiano i nomi e i modi, ma le attività contro la vita dell'uomo restano uguali. E allora resistere e lottare per migliorare la vita di tutti resta l'unico programma davvero valido.
La fattoria degli animali
lascia un vuoto dietro sé
come negli occhi di ogni bestia che lavora.
Forse qualcuno riesce a malapena
a chiedersi perché
senza un padrone in guerra ci si ammazza ancora.
La fattoria degli animali
buttò fuori il signor Jones
perché era stanca di lasciarsi macellare,
bruciando tutti i premi di riproduzione e cotillons
sotto la furia del potere popolare.
E c’era il gusto della giusta appropriazione
di quello che il padrone
rubava tutti i giorni.
La libertà si mescolava alla coscienza
del pericolo che torni.
E la paura che ritorni
tenne stretti gli animali
e li convinse quindi all’organizzazione
sotto la guida provvisoria
di un governo di maiali
trabajaban tutti all’accumulazione.
Sembrerà strano ma è provato
quasi scientificamente
che il suino è fatto per la dirigenza.
La fattoria degli animali
ringraziò riconoscente
quel servizio reso dall’intellighenzia.
E col lavoro si produce in parti uguali
la parte dei maiali che quasi tutti i giorni
si premuravano di urlare:” Lavorate
non vorreste che il padrone
un giorno torni!”.
Ed il potere provvisorio
transitoriamente usò
del ghigno orrendo di due cani poliziotto
per confiscare alcune uova
alla gallina Cococò
che non voleva ritrovarsi un figlio cotto.
Ruppe le uova nel paniere
al porcellino che gridò:
“Ma com’è scema ‘st’animala da cortile,
scambiare merci con gli amici
del temuto signor Jones
è solo un trucco per averlo meno ostile,
ma la gallina certamente è spia trotszkista
o pre-capitalista se non riesce ad afferrare
il senso storico di dare al nostro Stato come aiuti
i figli suoi sbattuti”.
Da lì in avanti storia vecchia
brutta storia di casini,
guerra fredda, purghe, piani quinquennali
che provocarono il disastro
nei cortili più vicini
repressioni dei padroni o dei maiali.
Da lì in avanti storia vecchia
come sono vecchi e tanti
i tentativi delle razze dominanti
per mascherare la pretesa
della scienza con la fede
della bestia da cortile che ci crede.
Ma non si metta in discussione il dirigente
o il scientificamente,
anche i compagni, anche i più duri
li senti urlare: “Abbasso gli uomini e i maiali,
proviamo coi Gründrisse o coi canguri”.
La fattoria degli animali
lascia un vuoto dietro sé
come negli occhi di ogni bestia che lavora.
Forse qualcuno riesce a malapena
a chiedersi perché
senza un padrone in guerra
ci si ammazza ancora.

inviata da i.fermentivivi - 16/11/2007 - 11:05



Lingua: Francese

Version française – LA FERME DES ANIMAUX – Marco Valdo M.I. – 2018
Chanson italienne – La fattoria degli animali – Assemblea Musicale Teatrale – 1978

Le vent des ans ’70 souffle encore sur une Italie qui semble très éloignée de celle d’aujourd’hui, même si beaucoup de problèmes restent plus ou moins inaltérés, comme les guerres qui frappent le monde et les diverses fermes de Monsieur Jones dispersées dans les continents avec les mêmes logiques d’exploitation et de profit toujours sur le dos des plus faibles, naturellement. Et l’écho du livre de George Orwell continue à retentir dans la réalité, quotidiennement. Les noms et les modalités changent, mais les activités contre la vie de l’homme restent pareilles. Et alors résister et lutter pour améliorer la vie de tous reste l’unique programme vraiment valide.

Dialogue Maïeutique
cochons


Celle-là, je la connais fort bien, dit Lucien l’âne. La Ferme des Animaux, j’y suis allé voir mon cousin et j’en ai gardé le souvenir impérissable de ce qui arrive à ceux qui pensent pouvoir changer le monde en prenant le pouvoir. Patrick Font, qui chante La Vieille, disait dans un mémorable discours pour les législatives françaises de 1978, précisément l’année de cette chanson – La fattoria degli animali, qu’il ne voulait
« pas le pouvoir pour le pouvoir,
mais le pouvoir pour pouvoir pouvoir ».

D’autant plus que la plus intéressante formule de cette parabole orwellienne est une création de l’âne, un de mes lointains cousins à qui je l’avais enseignée. Elle dit : « Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres ». Ces derniers sont évidemment les cochons ; après, il y aura les chiens et ce sera pire encore.

Donc, Lucien l’âne mon ami, tu sais clairement de quoi il s’agit et tu conviendras comme moi que c’était une bonne idée d’en faire une chanson. Bien sûr, la situation décrite par cette ferme ne peut en aucun cas être comparée à ce qui se passe dans nos sociétés et l’animalisme, qui est le régime de la ferme des animaux, ne saurit être confondu avec les grands « ismes » de notre temps. Comme par exemple, le libéralisme (Les lanternes libérales).

Cependant, Marco Valdo M.I., il me paraît que dans la lignée de ce philosophe d’Orwell, on pourrait rappeler ce paradoxe :

« Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ;
le communisme, c’est l’inverse »

et à mon sens, pour ce qu’on en a vu jusqu’ici, ce n’est pas faux.

Tu dis juste, Lucien l’âne mon ami et d’ailleurs, j’ai toujours eu l’idée que cette fable s’appliquait autant à l’un qu’à l’autre de ces modes de domination. En fait, ce conte moral ou politique, comme on voudra, me paraît être assez inspiré des fabulistes anciens et singulièrement, de ces grenouilles qui demandaient un roi que racontait La Fontaine et dont le conseil aux grenouilles, après remplacement du roi débonnaire par un roi plus autoritaire, est :

« De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire. »


Et avant de te laisser conclure, je voudrais revenir un instant sur la conclusion de la chanson, qui intéresse spécialement la question de la guerre, qui dit :

« Chacun en arrive sans hésitation
À se demander pourquoi sans patron,
On s’entretue encore
À la guerre. »


et dire qu’à mon sens, c’est que quel que soit le système d’État et quelle que soit la nation ou la religion, il y a toujours – dans les sociétés que nous connaissons – un patron ; qu’il soit un dictateur (c’est le plus simple), un conglomérat, un comité central, un congrès, un comité, une assemblée, un gouvernement, un président, un conseil d’administration, une église, un prophète, un directeur, un chef d’atelier, un chef de bureau, un officier, peu importe, pour l’homme, c’est toujours un pouvoir.

Effectivement, dit Lucien l’âne, moi ce qui m’est toujours venu en tête et à travers tous les âges, c’est que l’âne ou l’homme, le vrai problème avec le pouvoir, c’est le pouvoir lui-même, qu’il soit en des mains individuelles ou collectives. Alors, tissons le linceul de ce vieux monde dominateur, libéral, socialiste, communiste, religieux et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LA FERME DES ANIMAUX

La ferme des animaux
Laisse un vide derrière soi
Comme dans les yeux de toute bête qui travaille.
À peine réussit-on parfois
À se demander pourquoi
Sans patron, on se tue encore à la guerre.

La ferme des animaux,
Dans une fureur du pouvoir populaire,
Brûlant tous les trophées et les cotillons,
A jeté Monsieur Jones à la porte,
Car elle en avait marre de se faire rudoyer
Et retrouva le goût de la juste appropriation
De ce que le patron
Tous les jours lui a volé.

La liberté se mélangeait à la conscience
Du péril qu’il s’en revienne
Et la peur qu’il resurgisse
Poussait les animaux à se rapprocher
Et les a convaincus de s’organiser.
Ainsi, sous la conduite provisoire
D’un gouvernement de cochons,
Tous travaillèrent à la collective accumulation.

Il peut sembler étrange, mais il est prouvé
Presque scientifiquement
Que le suidé est fait pour diriger.
La ferme des animaux reconnaissante
A remercié
L’intelligentsia pour ce service éminent.

Et par son travail, on produit chaque jour
La part des cochons qui toujours
S’empressent de hurler : « Travaillez
Si vous ne voulez
Pas que le patron revienne un jour ! ».

Et le pouvoir provisoire
Employa à titre transitoire
Deux chiens policiers
Pour confisquer autoritairement
Les oeufs de Cococò la poule
Qui ne voulait pas voir cuire ses enfants.

On cassa les œufs dans la gamelle
Du cochonnet qui s’écrie :
« Quelle stupide bête de basse-cour,
L’échange de marchandises
Avec les amis du terrible monsieur Jones
Est seulement un moyen pour l’avoir moins hostile,
Cette poule est un espion trotskiste
Ou précapitaliste qui ne comprend pas
Le sens historique de donner pour aider notre État
Ses enfants en sacrifice ».

De là, la vieille histoire
La laide histoire des errements,
Plans quinquennaux, guerre froide, purges,
Qui provoquèrent le désastre
Dans les fermes voisines,
Les répressions par les patrons ou les cochons.
De là, la vieille histoire
comme il y en eut tant et tant
Des tentatives des races dominantes
Pour masquer la prétendue
Science de la foi
À la bête de cour qui croit.

Mais le dirigeant n’est pas mis en discussion
Et moins encore le scientifique, bien sûr
Même les camarades les plus durs
Hurlent : « À bas les hommes et les cochons,
Essayons avec les plans ou avec les kangourous ».
La ferme des animaux
Laisse un vide derrière elle
Dans les yeux de toute bête qui travaille.
Chacun en arrive sans hésitation
À se demander pourquoi sans patron,
On s’entretue encore
À la guerre.

inviata da Marco Valdo M.I. - 4/12/2018 - 17:46



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