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De dödsdömda

Jan Hammarlund


Lingua: Svedese

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(Joan Baez)
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(Ebba Grön)
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(Woody Guthrie)


[2008]
En dikt av Karin Boye (1927)
Tonsatt och sjungen av Jan Hammarlund
Una poesia di Karin Boye (1927)
musicata e cantata da Jan Hammarlund

Karin Boye (1900-1941).
Karin Boye (1900-1941).




La grande Karin Boye, l'autore del romanzo distopico Kallocain che anticipò il 1984 di George Orwell, scrisse questa poesia nel 1927 per Sacco e Vanzetti. Il testo ci è stato inviato direttamente dall'amico Jan Hammarlund, che la ha messa in musica e cantata. [RV]
Vid den stora rättegången,
efter domen, efter talen,
höll de dömdas tysta tankar
samspråk i den tysta salen.

Sa den ene till den andre:
Nu vet ingen hur det går oss.
Kanske är det snarast början
på ett verk som återstår oss.

Dina drag är mycket bleka,
vita som den vita glöden,
levande som lågor lever,
ännu har vi långt till döde.

Brinnande och utan fruktan
går vi till det bittra sista,
brinnande och utan fruktan
stiger anden som en gnista.

Den kan bäras långt av vinden,
genom vidder, tomma, kalla,
men där skogen står som torrast
ska två heta gnistor falla.

inviata da Riccardo Venturi - 11/11/2007 - 03:21




Lingua: Italiano

I condannati a morte
La traduzione italiana di Riccardo Venturi
cantata e registrata da Jan Hammarlund (2008)



Il 22 agosto 2014 si è svolto presso l'Istituto De Martino di Sesto Fiorentino, un importante evento durante il quale è stato proiettato il rarissimo e superstite filmato dei funerali di Sacco e Vanzetti (evento a cura dell'Ateneo Libertario di Firenze, del quale riparlerò nei prossimi giorni). In margine, mi è tornato in mente che, nel febbraio del 2008, mi è capitato di tradurre in italiano questa canzone di Jan Hammarlund tratta da una poesia di Karin Boye. La traduzione la facemmo in realtà assieme, dentro un bar latteria di Via degli Alfani a Firenze, provandola e riprovandola per una mattinata di fronte a degli esterrefatti avventori (il bar latteria si trovava tra l'altro a due passi dalla mia vecchia facoltà universitaria, dove durante dei lontani corsi di svedese avevo conosciuto Karin Boye molto prima che Kallocain venisse tradotto dall'Iperborea). Jan Hammarlund, che quella stessa notte, a casa mia, feci letteralmente scappare perché russo come una sega a nastro, la presentò in un piccolo concerto al CPA Firenze Sud, e poi la ha registrata e incisa in Svezia. Motivo per cui sono iscritto alla SIAE svedese, naturalmente senza aver mai visto mezza corona. Ma mi fa piacere lo stesso, e sia detto proprio oggi, anniversario dell'esecuzione di Sacco e Vanzetti. A modo mio, è stato il mio "Here's to you" a Nicola e Bart. [RV]
I CONDANNATI A MORTE

Presso il grande tribunale
dopo la sentenza a morte
stan parlando i condannati
col pensiero della corte

Disse allora l'uno all'altro:
Nessun sa quel che ci spetta,
forse questo è sol l'inizio
di un'impresa che ci aspetta.

Le tue guance sono bianche,
come braccio ardente e forte
vive son come la fiamma,
tempo ancora c'è alla morte

Sfavillanti, audaci e fieri
ce ne andiamo a fine d'onta,
sfavillante, audace e fiero
brilla l'animo e poi monta.

Per lo spazio vuoto e il gelo
trasportate con i venti,
dove il bosco è più secco
cadran due scintille ardenti,

Dove il bosco è più secco
cadran due scintille ardenti.

23/8/2014 - 01:45




Lingua: Spagnolo

La versione spagnola di Hernán Azócar, pure cantata da Jan Hammarlund (che ce la ha fatta pervenire)
LOS CONDENADOS A MUERTE

En los altos tribunales,
trás el juicio y la sentencia,
callados, los sentenciados
se miraron en la audiencia.

Y el uno le dijo al otro:
No se lo que nos suceda.
Ser comienzo de una obra
es talvez lo que nos queda.

Muy blanca se ve tu cara,
pálido cual braza inerte,
viviente como una llama,
aún falta para la muerte.

Ardiendo y sin temores
cuando nos vendan la vista,
nuestro espíritu ardiente
se alzará como una chispa.

Transportados por el viento
sobre el leño ralo y frío,
donde el bosque esté más seco,
dos chispas habrán caído.

inviata da Riccardo Venturi - 11/11/2007 - 03:22




Lingua: Francese

Version française – LES CONDAMNÉS À MORT – Marco Valdo M.I. – 2016
d’après la version italienne de Riccardo Venturi
d’une chanson suédoise - De dödsdömda – Jan Hammarlund – 2008
Un poème de Karin Boye (1927)
mis en musique et chanté par Jan Hammarlund
Karin Boye (1900-1941).
La Grande Karin Boye, autrice de Kallocain, roman distopique qui anticipa 1984 de George Orwell, écrivit cette poésie en 1927 pour Sacco et Vanzetti. Le texte nous a été envoyé directement par l’ami Jan Hammarlund, que l’a mis en musique et chanté. [RV]

Le 22 août 2014 s’est déroulé à l’Istituto De Martino de Sesto Fiorentino, un important événement pendant lequel a été projeté le très rare et survivant film des enterrements de Sacco et de Vanzetti (présenté par l’Université Libertario de Florence). En marge, il m’est revenu à l’esprit que, en février 2008, j’avais traduit en italien cette chanson de Jan Hammarlund tirée d’une poésie de Karin Boye. La traduction nous la fîmes en réalité ensemble, dans un bar crémerie de Via degli Alfani à Florence, en la testant et en la retestant pendant une matinée face des clients abasourdis (au bar crémerie se trouvait entre autre à deux pas de ma vieille faculté universitaire, où pendant des cours lointains de suédois, j’avais connu Karin Boye bien avant que Kallocain ne fut traduit par l’Iperborea). Jan Hammarlund, que cette même nuit, chez moi, je fis littéralement fuir car je ronfle comme une scie à ruban, la présenta dans un petit concert à CPA Firenze Sud, et ensuite l’a enregistrée et gravée en Suède. Raison pour laquelle je suis inscrit à la société des auteurs suédois, naturellement sans jamais avoir vu revenir la moindre demi couronne. Mais cela me fait plaisir et de le dire justement aujourd’hui, jour anniversaire de l’exécution de Sacco et Vanzetti. À ma manière, ce fut mon « Here’s to you » à Nicola et à Bart. [RV]

Sacco e Vanzetti


Cette fois, Lucien l’âne mon ami, la chanson correspond à son titre et raconte bien une petite partie de l’histoire de deux condamnés à tort à mort, deux personnes humaines assassinées, car il fallait faire un exemple. Ce fut un assassinat longuement préparé et couvert par la machine judiciaire. Ce crime d’un État contre des gens aux idées trop généreuses pour être tolérées fut commis car cet État d’Amérique vivait et vit encore dans la peur du rouge…

Comme les bovidés, dit Lucien l’âne en redressant le front et en poussant un éclat de rire. La peur du rouge, c’est pour les vaches.

Mais soyons précis. Ces deux êtres humains, passés à la chaise électrique, le 9 avril 1927, s’appelaient Nicolà Sacco et Bartolomeo Vanzetti. L’un était cordonnier, l’autre marchand de poisson. Ils avaient le double tort d’être des immigrés dans ce pays et des anarchistes dans leur cœur et dans leur esprit. L’affaire dont parle la chanson fit un tollé international, mais malgré l’absence de vraies preuves (car il y a eu des preuves, mais elles étaient fausses) et l’existence d’aveux (et les déclarations d’innocence des accusés) d’autres personnes qui se déclaraient coupables, cette « justice » ne voulut pas revenir sur ses erreurs. Cette affaire de Sacco et Vanzetti n’a d’ailleurs pas fini de faire couler de l’encre ; elle est racontée dans de nombreuses chansons.

Le commentateur italien (traducteur et coauteur de la chanson), notre ami Ventu, se réfère justement à une des plus célèbres de ces chansons, une chanson étazunienne, intitulée « Here’s to you ».The Ballad of Nick & Bart [Here's To You]

Maintenant, deux mots à propos de la chanson elle-même. C’est en fait un dialogue entre les deux condamnés et l’idée qu’ils développent est que leur condamnation et conséquemment, leur exécution, est le début de leur aventure – post-mortem. Elle dit ceci :

« L’un dit alors à l’autre :
Personne ne sait ce qui nous incombe,
Peut-être est-ce le début seulement
D’une aventure qui nous attend. »


et Bartolomeo Vanzetti dira textuellement au juge lors du procès en réponse à la condamnation :

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poissons, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe.

(If it had not been for these things, I might have lived out my life talking at street corners to scorning men. I might have died, unmarked, unknown, a failure. Now we are not a failure. This is our career and our triumph. Never in our full life could we hope to do such work for tolerance, for justice, for man’s understanding of man as now we do by accident. Our words — our lives — our pains — nothing! The taking of our lives — lives of a good shoemaker and a poor fish-peddler — all! That last moment belongs to us — that agony is our triumph.) »


Et en effet, il avait raison et sans doute, cette histoire serait restée une affaire locale, si le juge n’avait pas été aveuglé par la haine et avait tout simplement reconnu son erreur ou dénoncé celles de l’enquête (menée à charge…), s’il avait acquitté ceux qui devaient l’être et qu’il envoya à la mort électrique.

Mais, Lucien l’âne mon ami, c’est toujours ainsi dans la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour protéger leurs privilèges, pour maintenir leur pouvoir, pour multiplier leurs richesses, pour renforcer leur domination et pour imposer leur terreur. Cependant, cette attitude, cette haine aveugle, fille de leur cupidité, les condamne aux yeux de l’humaine nation et les ramène au niveau de la brute, au degré zéro de la conscience commune. Dans ce sens, on peut dire qu’ils se sont mis hors de l’humanité.

N’épiloguons pas plus et reprenons notre tâche qui consiste à tisser le linceul de ce vieux monde injuste, immoral, brutal et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LES CONDAMNÉS À MORT

Au grand tribunal,
Après la sentence de mort,
Les condamnés parlent
De ce qui les attend encore.

L’un dit alors à l’autre :
Personne ne sait ce qui nous incombe,
Peut-être est-ce le début seulement
D’une aventure qui nous attend.

Tes joues sont blanches,
Comme la braise ardente
Vives comme la flamme,
La mort a du temps encore.

Étincelants, audacieux et fiers
Nous nous en allons sans honte,
Étincelants, audacieux et fiers.
L’âme brille et ensuite, monte.

Dans l’espace vide et glacé
Par les vents transportés,
Là où le bois est plus cassant
Jaillissent deux rayons ardents,

Où le bois est plus cassant
Jaillissent deux rayons ardents.

inviata da Marco Valdo M.I. - 6/2/2016 - 17:38


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