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Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan

Theodor Kramer


Lingua: Tedesco


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Versi di Theodor Kramer (1897-1958), uno dei più importanti poeti austriaci del 900.
Nella raccolta “Wien 1938. Die Grünen Kader Gedichte", pubblicata nel 1946
Trovo il brano recitato da Topsy Küppers (1931-), cantante, attrice e militante antifascista austriaca.
Nel suo album del 1973 intitolato “Immer Wieder Widerstand”

Immer Wieder Widerstand

Theodor Kramer fu soldato durante la prima guerra mondiale, da cui uscì vivo ma gravemente invalido. Dopo l’Anschluss, la sua famiglia fu perseguitata perchè ebrea (la madre poi morì nel 1943 internata a Theresienstadt) ma nel 1939 Theodor Kramer riuscì a fuggire in Inghilterra, dove per due anni visse in un campo come “straniero di nazionalità nemica”. Solo dopo la guerra ebbe la cittadinanza britannica e visse a Guildford facendo il bibliotecario. Gravemente malato, nel 1957 ritornò a Vienna dove morì l’anno seguente.

Theodor Kramer, “Wien 1938. Die Grünen Kader Gedichte”

Topsy Küppers, nell’introduzione alla sua interpretazione del brano, racconta di come il padre della psicanalisi, il viennese ed ebreo Sigmund Freud, dopo il 1933 e soprattutto dopo l’annessione dell’Austria alla Germania nel 1938, fu sistematicamente perseguitato ed umiliato dai nazisti e dai loro sgherri, che lo costrinsero infine all’esilio ed anche a firmare una falsa dichiarazione in cui Freud ringraziava la Gestapo per la “gentilezza” con cui era stato trattato… Lui morì di cancro di lì a poco, esule a Londra… Le sue sorelle vennero assassinate nei campi di sterminio…:



“Wien ist die Stadt der Psychoanalyse. Die Nazis hatten das 'Nest der Psychoanalyse', wie sie es nannten, ausgeräuchert. Sigmund Freud, bereits von der Todeskrankheit gezeichnet, erhielt erst die Erlaubnis zur Ausreise, nachdem er die schriftliche Erklärung abgeben hatte, es sei ihm nichts geschehen. Sigmund Freud schrieb dann noch mit der Hand dazu: Ich kann deshalb die Gestapo jedermann wärmstens empfehlen.” (Topsy Küppers)
Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan.
Ich darf schon lange in keiner Zeitung schreiben,
die Mutter darf noch in der Wohnung bleiben.
Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan.

Der Greisler schneidet mir den Schinken an
und dankt mir, wenn ich ihn bezahle, kindlich;
wovon ich leben werd, ist unerfindlich.
Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan.

Ich fahr wie früher mit der Straßenbahn
und gehe unbehelligt durch die Gassen;
ich weiß bloß nicht, ob sie mich gehen lassen.
Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan.

Es öffnet sich mir in kein Land die Bahn,
ich kann mich nicht von selbst von hinnen heben:
ich habe einfach keinen Raum zum Leben.
Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan.

inviata da Bernart Bartleby - 19/6/2018 - 09:14



Lingua: Francese

Version française – EN VÉRITÉ : ON NE M’A RIEN FAIT – Marco Valdo M.I. – 2018
Chanson autrichienne – Die Wahrheit ist, man hat mir nichts getan – Theodor Kramer – 1938

Interprétation : Topsy Küppers – 1973

Poème de Theodor Kramer (1897-1958), un des plus importants poètes autrichiens du siècle dernier.
De son recueil « Wien 1938. Die Grünen Kader Gedichte », publié en 1946, est tiré le morceau interprété par Topsy Küppers (1931-), chanteuse, actrice et militante antifasciste autrichienne, dans son album « Immer Wieder Widerstand » (1973)

Gustave Courbet :  Le Désespoir.


Theodor Kramer fut soldat pendant la première guerre mondiale, dont il sortit vivant, mais gravement invalide. Après l’Anschluss, sa famille fut persécutée parce que juive (sa mère mourut en 1943, internée à Theresienstadt). En 1939, Theodor Kramer réussit à fuir en Angleterre, où pendant deux ans, il vécut dans un camp en tant qu’« étranger de nationalité ennemie ». Après la guerre, qui obtint la citoyenneté britannique et vécut à Guildford en tant que bibliothécaire. Gravement malade, en 1957, il revient à Vienne où il meurt l’année suivante.

Topsy Küppers, dans l’introduction à son interprétation du morceau, raconte comment le père de la psychanalyse, le Viennois et juif, Sigmund Freud, après 1933 et surtout après l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, fut systématiquement persécuté et humilié par les nazis et par leurs sbires, qui le forcèrent finalement à l’exil et même à signer une fausse déclaration dans laquelle Freud remerciait la Gestapo pour la « gentillesse » avec laquelle il avait été traité… Il mourut du cancer peu après, en exil à Londres… Ses sœurs furent assassinées dans les camps d’extermination… :

« Vienne est la ville de la psychanalyse. Les nazis détestaient le « berceau de la psychanalyse », comme ils l’ont appelée. Sigmund Freud, déjà atteint par sa maladie mortelle, n’a reçu seulement l’autorisation au départ, qu’après qu’il ait donné la déclaration écrite, il ne lui est rien arrivé. Sigmund Freud a alors ajouté de sa main : « Je peux par conséquent recommander chaudement la Gestapo à tout le monde. » (Topsy Küppers)
EN VÉRITÉ : ON NE M’A RIEN FAIT

En vérité : on ne m’a rien fait.
Je ne peux écrire dans aucun journal,
Ma mère peut encore rester à la maison.
En vérité : on ne m’a rien fait.

L’épicier me sert du jambon
Et me remercie, quand je le paye, gentiment ;
De quoi je vis, est une énigme.
En vérité : on ne m’a rien fait.

Je circule en tram comme avant
Et je vais tranquille par les rues ;
Mais c’est peut-être simplement, car ils me laissent aller.
En vérité : on ne m’a rien fait.

Aucune voie n’est ouverte pour moi dans le pays,
Je ne peux pas par moi-même en emprunter :
Je n’ai simplement pas d’espace pour vivre.
En vérité : on ne m’a rien fait.

inviata da Marco Valdo M.I. - 12/7/2018 - 20:54



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