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Kein Kinderlied

Mascha Kaléko
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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(Fritz Löhner-Beda)


[1968]
Versi di Mascha Kaléko (nata Golda Malka Aufen, 1907-1975), poetessa ebrea polacca, originaria della Galizia austro-ungarica.
Una poesia musicata, per esempio, da Jörg Hofmann nel suo album "Mascha Kaléko - Den Herbst im Herzen, Winter im Gemüt"

Mascha Kaléko - Den Herbst im Herzen, Winter im Gemüt

Anche la famiglia di Golda Malka Aufen, come centinaia di migliaia di galiziani, abbandonò il paese negli anni a ridosso della Grande Guerra, all’epoca della grande crisi economica che attanagliò la regione. Si stabilirono a Berlino, dove nel 1928 la giovane Mascha sposò l’insegnante Saul Aaron Kaléko.
Mascha Kaléko cominciò a pubblicare poesie fin dal 1929 e venne subito apprezzata da poeti ed intellettuali come Erich Kästner e Kurt Tucholsky.
Le sue prime due raccolte, “Lyrisches Stenogrammheft” del 1933 e “Das kleine Lesebuch für Grosse” del 1935, incontrarono immediatamente la censura nazista.



Nel 1938 Mascha Kaléko fuggì negli USA con il secondo marito, il compositore Chemjo Vinaver, ed il loro figlio Steven, di appena un anno.
La Kaléko fece ritorno a Berlino nel 1956 dove, tre anni dopo, fu insignita di un premio letterario prestigioso, il Fontane-Preis, che lei rifiutò perché avrebbe dovuto riceverlo dalla mani di un ex ufficiale nazista.
Quell’anno stesso - era il 1959 – si trasferì a Gerusalemme con la famiglia.
Wohin ich immer reise,
Ich fahr nach Nirgendland.
Die Koffer voll von Sehnsucht,
Die Hände voll von Tand.
So einsam wie der Wüstenwind.
So heimatlos wie Sand:
Wohin ich immer reise,
Ich komm nach Nirgendland.

Die Wälder sind verschwunden,
Die Häuser sind verbrannt.
Hab keinen mehr gefunden.
Hat keiner mich erkannt.
Und als der fremde Vogel schrie,
Bin ich davongerannt.
Wohin ich immer reise,
Ich komm nach Nirgendland.

inviata da Bernart Bartleby - 4/1/2018 - 10:28




Lingua: Spagnolo

Traduzione spagnola di Isabel García Adánez da Project Muse
NO ES UNA CANCIÓN DE CUNA

Viaje adonde viaje,
Voy a Ninguna Parte.
Las maletas llenas de anhelo,
Las manos, de lindas fruslerías.
Tan sola como el viento del desierto.
Tan apátrida como la arena:
Viaje adonde viaje,
Llego a Ninguna Parte.

Los bosques desaparecieron,
Las casas están quemadas.
Ya no he encontrado a nadie.
Nadie me ha reconocido.
Y cuando chilló el pájaro extranjero,
Salí corriendo.
Viaje adonde viaje,
Llego a Ninguna Parte.

inviata da Bernart Bartleby - 4/1/2018 - 10:28




Lingua: Inglese

Traduzione inglese di Andreas Nolte da Project Muse
NOT A CHILDREN'S SONG

No matter where I travel,
I go to Nowhereland.
The suitcase full of longing,
Just knick-knacks in my hand.
As lonely as the desert wind.
As homeless as the sand.
No matter where I travel,
I come to Nowhereland.

The forests are all gone now,
Each home a firebrand.
Found no one left whom I know.
Not one knew me first-hand.
And when the alien bird cried out,
I ran, could not withstand.
No matter where I travel,
I come to Nowhereland.

inviata da Bernart Bartleby - 4/1/2018 - 10:29




Lingua: Finlandese

Traduzione finlandese / Finnish translation / Traduction finnoise / Finnische Übersetzung / Suomennos: Juha Rämö
EI MIKÄÄN LASTENLAULU

Minne vain matkani johtaakin,
kuljen maahan jota ei ole.
Matkalaukut täynnä kaipausta,
kädet täynnä turhaa tavaraa.
Yksinäisenä kuin aavikon tuuli.
Kodittomana kuin hiekka:
Minne vain matkani johtaakin,
määränpääni on maa jota ei ole.

Metsät ovat kadonneet,
talot ovat palaneet.
Ketään en enää löytänyt.
Kukaan ei minua tuntenut.
Ja kun tuntematon lintu rääkäisi,
pakenin paikalta.
Minne vain matkani johtaakin,
määränpääni on maa jota ei ole.

inviata da Juha Rämö - 6/1/2018 - 14:27




Lingua: Francese

Version française – LA COMPTINE ADULTE – Marco Valdo M.I. – 2019
Chanson allemande – Kein Kinderlied – Mascha Kaléko – 1968

Poème de Mascha Kaléko (née Golda Malka Aufen, 1907-1975), poétesse juive polonaise, originaire de Galice austro-hongroise.
Un poème mis en musique, par exemple, par Jörg Hofmann in « Mascha Kaléko - Den Herbst im Herzen, Winter im Gemüt ».

Golda Malka Aufen, alias Mascha Kaléko, est née en Galicie dans une famille juive d’origine russe. Suite à la Guerre et à la misère qui s’ensuivit, la famille fuit en Allemagne, où Macha a grandi à Marbourg, puis à Berlin où elle poursuit des études de secrétaire. En 1928, elle épouse un enseignant, Saul Aaron Kaléko. En 1930, elle commence à publier des poèmes dans la presse. Ses œuvres la font rapidement connaître. Elle fréquente le « Romanisches Café », fréquenté par les journalistes, les écrivains et de façon générale, l’intelligentsia berlinoise.
En 1933, avec l’arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne, son nom se retrouve sur la liste des auteurs interdits, comme les autres écrivains juifs. Elle s’exile (juste à temps) en 1938 à New York avec son deuxième mari, le musicologue Chemjo Vinaver. Elle revint vivre à Berlin en 1956, le temps d’être consacrée par le prix Fontane, qu’elle refuse, car elle devait le recevoir des mains d’un ancien officier nazi. Juste après, elle alla s’installer à Jérusalem en 1960.

Dialogue Maïeutique

Voici, Lucien l’âne mon ami, une comptine adulte et en plus, elle parle du voyage, du voyage qui toujours mène nulle part ou peut-être, devrait-on dire jamais quelque part. Qu’en penses-tu, toi qui erres depuis tant et tant de temps ?

Marco Valdo M.I. mon ami, tu devrais savoir qu’un âne n’est pas censé parler, il n’est même pas censé être sensé. Pourtant, comme tu m’interroges, je m’en vais te répondre. D’abord pour fixer le contexte de ma réponse. Pour commencer, j’aimerais insister sur ceci que cette comptine de Mascha Kaléko s’appuie sur sa propre histoire, sur cette vie où comme des milliers et des milliers de familles juives, elle erra de Silésie, en Allemagne, d’Allemagne en Amérique, puis, elle finit son parcours en Israël. Comme je ne sais trop quand ce texte a été réellement pensé et écrit, je ne fixerai pas les choses. Mais ce qui me frappe, c’est que sa vie alla ainsi brinquebalant d’un refuge à l’autre – fuir la Pologne, la peur et la misère, puis devoir fuir l’Allemagne devenue nazie… et que cette comptine adulte reflète cette bousculade. J’ajouterais que dans La Guerre de Cent mille ans, c’est un destin partagé par énormément de gens. Sa chanson est universelle, cette comptine est celle de tous les déplacés, de tous les réfugiés, de tous les exilés.

Ainsi, Lucien l’âne mon ami, la comptine, généralement destinée aux enfants, aux petits enfants, par la grâce de la poétesse, est devenue adulte. Ce n’est pas la seule comptine du genre, surtout quand la comptine est prise dans le tourbillon de la guerre et qu’elle dit l’effroi du monde ; juste deux exemples : une comptine d’Ilse Weber Theresienstädter Kinderreim – Comptine de Thérésine et de Fritz Löhner-Beda, la Kindermärchen – La Marche des Enfants, la « marche » étant elle-même une sorte particulière de chanson ; en réalité, la traduction exacte serait : Le Conte enfantin, qui serait l’antonyme de la comptine adulte.

Certes, dit Lucien l’âne, il y aurait encore beaucoup à dire sur les comptines et sans doute, en viendra-t-il encore – les mêmes causes (exil, déportation, fuite) causant les mêmes effets : les plaintes des gens frappés par le malheur prennent alors les allures de complaintes. En attendant, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde plein de malheurs et d’exil, de guerres et de vexations, effrayant, mortel et cacochyme.
Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LA COMPTINE ADULTE

Où que j’aille en voyage,
J’arrive toujours nulle part.
Les valises encombrées de bagages,
Le cœur empli de cafard.
Aussi solitaire que le vent du désert,
Aussi apatride que le sable :
Où que j’aille en voyage,
J’arrive toujours nulle part.
Où que j’aille en voyage,
J’arrive toujours nulle part.

Les forêts ont disparu,
Les maisons ont brûlé.
D’autres, je n’en ai pas trouvées.
Personne ne m’a reconnu.
Et quand l’étrange oiseau a crié,
Je me suis envolée.
Où que j’aille en voyage,
J’arrive toujours nulle part.
Où que j’aille en voyage,
J’arrive toujours nulle part.

inviata da Marco Valdo M.I. - 15/4/2019 - 18:35



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