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Les enfants de Pontoise

anonimo


Lingua: Francese

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Ils étaient trois p'tits frères en France,
Qui allaient à l'école à Paris.

En arrivant près de Pontoise,
Quelqu'un, tout à coup, leur a dit

“Ne passez pas près de Pontoise
Ou prisonniers vous serez pris”

Ils sont passés près de Pontoise
Et pour prisonniers, ils furent pris

La grosse cloche sonnait si fort
Que leur grand frère l'entendit

“Oh! Bride, bride mon cheval!
J'arriverai peut-être à temps”

Il arriva près de Pontoise
Et les trouva tous trois pendants

“Oh! Juges, oh! Juges, oh, mauvais juges!
Vous avez fait faux jugement

Je ferai faire si grand cercueil
Que mes trois frères tiendront dedans!

Je ferai faire si grand tombeau
Que tout le ciel tiendra dedans

Oh! Juges, oh! Juges, oh, mauvais juges!
Vous avez tué trois enfants

Je ferai faire si grand bûcher
Que tous les juges tiendront dedans!”

Ils étaient trois p'tits frères en France
Qui allaient à l'école à Paris.

inviata da Bernart Bartleby - 23/6/2014 - 13:29



Lingua: Francese

La versione arrangiata da Gabriel Yacoub dei Malicorne nel suo album solista del 1978 intitolato “Trad. Arr.”

“Trad. Arr.”
LES TROIS P'TITS FRÈRES DE PONTOISE

Trois écoliers de Pontoise vont faire un tour dedans Paris
dans leur chemin ils rencontrent trois demoiselles fort jolies

Ils ont pris les demoiselles en ont fait leur doux plaisir
la plus jeune qui les menace “Vous en aurez du repentir

si vous passez par Pontoise en prison vous serez mis”
Ils sont passés par Pontoise en prison ont été mis

On a pris les trois p'tits sont condamnés à mourir
le plus vieux les reconsole “Ne pleurez pas mes frères petits

nous avons encore un frère à la cour du Roi Louis
s'il savait de nos nouvelles il serait bientôt ici

il mettrait l' feu dans Pontoise, ferait mourir leur bailli”
Le geôlier à la fenêtre il entendit tout ce qu'il dit

“Ecoutez messieurs les juges ce qu'ils disent nos prisonniers
disent qu'ils ont encore un frère à la cour du Roi Louis

s'il savait de leurs nouvelles il serait bientôt ici
il mettrait l'feu dans Pontoise ferait mourir not' bailli”

Et voilà que part le frère de la cour du Roi Louis
dans son chemin il rencontre un p'tit pauvre du pont d'Paris

“Ah dis-moi, mon petit pauvre, qu'y a t'il dedans Paris?”
“Les nouvelles, mon gentilhomme, il y a trois prisonniers”

“Ah dis-moi, mon petit pauvre, ce qu'on dit des prisonniers”
“Je crois bien, mon gentilhomme, qu'à sept heures s'ront faits pendus”

“Ah dis-moi, mon petit pauvre, à sept heures j'y serai t'y?”
“Non, non, non, mon gentilhomme, vous allez trop lentement”

A pris le mors de sa bride va plus vite que le vent
quand il fut dessus ses côtes son cheval suait le sang

Quand il fut dedans la ville vit ses trois frères pendants
a tiré sa claire épée “Dépendez-moi ces trois gens!”

De la bouche du plus jeune voit sortir un pigeon blanc
“Sauvez Jacques et sauvez Pierre, pour p'tit Jean il n'est plus temps

Je vois l'âme de mon frère qui s'en va au firmament
De jean j'aurai ma vengeance aussi j’reprendrai mon sang”

“Juges, oh juges, oh mauvais juges, vous avez fait faux jugement!
Je ferai faire si grand fossé que tous les juges tiendront dedans”

A pris sa flûte jobée a tout appelé ses gens
il a dit à ses gens d'armes “Habillez-vous tous en blanc!”

“Ah mes bons, mes bons gens d'armes, ah mettez-vous tous en rang!
J'allons passer par Pontoise tout mettre à feu et à sang”

Les dames qui sont en fenêtre elles s'écrient: “Dieu tout puissant!
Pour l'amour de trois p'tits hommes faire mourir autant de gens

Tant de gens de demoiselles aussi des petits enfants
en ont fait brûler sept mille sans compter les innocents”

Dans la ville de Pontoise les ruisseaux coulent de sang
dans la ville de Pontoise les chevaux en ont jusqu'au flanc

inviata da Bernart Bartleby - 23/6/2014 - 13:29


Caro Bernard, la vera storia di questa meravigliosa canzone non è esattamente come essa racconta. I fatti accaddero nel 1259 a Seine-et-Oise, uno degli 83 dipartimenti creati durante la Rivoluzione francese, il 4 marzo 1790 e in seguito soppresso il primo gennaio 1968. I suo capoluogo era Versailles. Il reato originale non fu la violenza a tre ragazze come cantato nel testo ma invece un delitto di bracconaggio. Il testo, pur così lungo, si è potuto tramandare per così tanto tempo, perchè è stato recitato in molte versioni, da molti troubadours. Fu l'etno-musicologo del Quebec, Luc Lacourcière, a ricostruire questa versione sulla quale Gabriel Y ha composto la sua musica originale, arrangiata nel disco per viola da gama, viola d'amore, quinton e vielle. Certo che l'immagine finale dove scorre così tanto sangue per le strade da coprire i fianchi dei cavalli è davvero impressionante.......

Flavio Poltronieri - 15/6/2017 - 22:49


Grazie Flavio, comme toujours.

Allora bisognerà che gli Admins spostino la datazione al XIII° secolo.

Saluti

Bernart Bartleby - 16/6/2017 - 11:59


...e se qualcuno "di questo secolo" avesse il piacere di suonarsela a casa sua:

http://mathias.dubreuil.free.fr/Yacoub/Yacoubpdf/yacoub_troisptitsfreresdepontoise.pdf

Flavio Poltronieri - 17/6/2017 - 09:22


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