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Fiaba grande

Ivan Della Mea


Lingua: Italiano

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idmea
[1975]
Testo e musica di Ivan Della Mea
Da La Fiaba grande/La nave dei folli
LP Dischi del Sole DS 1060/62

Fiaba Grande. Ivan Della Mea, 1975.
Fiaba Grande. Ivan Della Mea, 1975.
Chi tiene occhi buoni distesi nel tempo
laggiù nella piana vedrà in controluce
un vecchio e una bimba falciare nel vento
il campo dei fiori con gesto felice
il campo dei fiori con gesto felice.

Il vecchio sballato cercava la fiaba
guardava la bimba, sorriso d'amore
la bimba falciava, falciava nel sole
con voce futura il vecchio narrava
con voce futura il vecchio narrava.

E disse: «Nel tempo di ieri e domani
eterno per scelte di gioie ed affanni
han fatto ragione le mille e più mani
di forza e violenza dei pochi tiranni
di forza e violenza dei pochi...

Distrutti con ansia veloce di gioia
i segni fermati a narrare il potere
le mani pulite dai gorghi di noia
decisero 'è tempo del tempo a venire'
decisero 'è tempo del tempo...

E piene d'amore più fresco di maggio
piantarono i fiori di ogni ragione
ragione di bimbo, ragione di saggio
ragione dei tanti per mille e un colore
ragione dei tanti per mille...

E quando col tempo di arte e natura
sbocciarono in canto i mille e più fiori
il coro dei saggi con voce sicura
gridò alle mani 'fermate quei fiori'
gridò alle mani 'fermate...

e che ogni pianta si resti più pura
ben ferma a narrare le gioie, i dolori;
il campo compagni è la nostra cultura
è nostra in petali e foglie e colori
è nostra in petali e foglie e colori.

Sul campo fu steso un velo di gloria
tessuto dai saggi col ricco sapere
fissato in eterno a cantare la storia
di un fiato di vita eletto a potere
di un fiato di vita eletto a potere.

Che importa se i fiori son sempre gli stessi
e anche i profumi son sempre gli stessi
e anche i colori son sempre gli stessi
che importa se i saggi son sempre gli stessi?
che importa se i saggi son sempre...

Quel campo - bambina - lo chiamano storia
gloriosa in profumi e colori e per sorte
eterna così come eterna è la noia
così come eterno è il profumo di morte
così come eterno è il profumo di morte».

Chi tiene occhi buoni distesi nel tempo
laggiù nella piana vedrà in controluce
un vecchio e una bimba falciare nel vento
il campo dei fiori con gesto felice
il campo dei fiori con gesto felice.

Il vecchio sballato cercava la fiaba
guardava la bimba, sorriso d'amore
la bimba falciava, falciava nel sole
con voce futura il vecchio narrava
con voce futura il vecchio narrava
con voce futura il vecchio narrava
con voce futura il vecchio narrava.

inviata da Riccardo Venturi - 30/4/2006 - 22:48



Lingua: Francese

Version française – GRANDE FABLE – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – Grande Fiaba – Ivan Della Mea – 1975

Tu sais Lucien, il y a traducteur et traducteur, traduction et traduction... La traduction peut être, selon comment on la regarde ou on la fait, un compte-rendu, une adaptation, une version, un devoir, une obligation, un travail stipendié, un loisir, un artisanat, un art, une œuvre, une nécessité poétique, une manie... Et va-t-en savoir quoi d'autre encore et ce qu'est celle que je fais ici... Je dirais volontiers qu'elle relève du plaisir de faire et de la nécessité vitale – vue du côté de l'opérateur que je suis. C'est une manière d'explorer le monde de la chanson, c'est une manière de rencontrer les auteurs, les poètes d'autres cultures : ici, Ivan Della Mea – à propos de champs et de fleurs. C'est aussi une manière de manier sa propre langue, la mienne, celle qui me fait vivre et penser et là, Descartes, contre tout, a raison : Je pense donc je suis, disait-il. Et même, l'inverse : « Je suis, donc je pense » (même si c'est plus de l'ordre de l'impératif : je dois penser; penser est un devoir et une nécessité de vie) et si je ne me pense pas, je ne suis pas et si je ne pense pas le monde, il n'est pas, car je ne suis pas. Qu'importe en effet qu'il soit si je ne suis pas là pour le voir, le sentir, en parler... L'homme est fait par et pour la vie, bon gré, malgré, il lui faut l'accomplir ou comme Pavese, par exemple, descendre du train en marche... Bien sûr, on a rétorqué à Descartes que l'homme est de chair, de sang , mais cela ne le distingue pas beaucoup de la mouche ou du poisson ou du chameau... Mais il est aussi celui qui pour vivre, pour savoir qu'il vit, se pense et qui à partir de là peut penser et agir le monde .

Tu sais, Marco Valdo M.I. mon ami, c'est la même chose pour les ânes... et sans doute, pour les chameaux, les girafes, les ours, les vaches, les chats et que sais-je encore... Les effraies, les hiboux, dont tu me parlais l'autre jour. Pour nous aussi, le monde commence et finit avec nous. Le reste, par devant et par derrière, nous échappe. Ceci situe l'importance de la vie individuelle et ses ultimes limites. C'est bien beau l'histoire, le futur, le paradis demain... Moi, je vis hic et nunc – oh, excuse-moi, je reparle latin, mais c'est ma langue-mère – je veux dire que je vis ici et maintenant et nulle part ailleurs. Même si, je peux m'étendre dans le temps et l'espace. Justement par ce qui me fait, c'est-à-dire la pensée.

Je te comprends parfaitement, Lucien l'âne mon ami. Mais regarde, notre ami le prisonnier voyage dans tous les sens du temps et de l'espace, au cœur de sa pensée, de sa méditation et le vieillard de la chanson de la Grande Fable d'Ivan Della Mea – grand iconoclaste par devant l'éternité, qui me fait penser à certain personnage d'Ugo Dessy – fauche ces fleurs qui barrent le chemin à la vie. Pour que d'autres roses puissent déclore. Tu verras dans la chanson que j'ai conjugué « déclore » à une troisième personne du pluriel qui n'existe pas dans les tableaux officiels de la langue... Une autre fleur sauvage... Dernière chose cependant, j'ai même un peu trahi le vieil homme et l'enfant de la Grande Fable en les remettant au présent, une sorte de temps intemporel.... Volontairement. Et encore bien d'autres choses que tu pourras découvrir.

Lui et l'enfant fauchent, dit Lucien l'âne, et en effet, libèrent ainsi l'espace pour d'autres choses. Et moi, moi, l'âne obstiné comme le sont les ânes, comme eux fauchent en souriant, je tisse le linceul de ce monde menteur, étouffant et cacochyme.

Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
GRANDE FABLE

Qui a de bons yeux étendus dans le temps
Là-bas dans la plaine verra à contre-jour
Un vieux et une enfant faucher dans le vent
Le champ de fleurs d'un geste heureux
Le champ de fleurs d'un geste heureux

Le vieux cinglé cherche la fable
Regarde l'enfant, sourit d'amour
L'enfant fauche, fauche au soleil
D'une voix prophétique, le vieillard narre
D'une voix prophétique, le vieillard narre

Et il dit : « Dans les temps d'hier et demain
Éternels par choix de joies et haletants
Ont raison les milliers de mains
De force et violence de quelques tyrans
De force et violence de quelques...

Détruits avec l'angoisse rapide de la joie
Les signes incisés pour narrer le pouvoir
Les mains propres des gorges d'ennui
Décidèrent, voici le temps du temps à venir
Décidèrent, voici le temps du temps...

Et remplies de l'amour plus frais de mai
Elles plantèrent les fleurs de toutes les raisons
Raisons d'enfant, raisons de sage,
Raisons des tant pour mille et une couleurs
Raisons des tant pour mille...

Et quand avec le temps d'art et de nature
Éclorent de chant les mille et une fleurs
Le chœur des sages d'une voix sûre
Cria aux mains « Arrêtez ces fleurs »
Cria aux mains : « Arrêtez... »

Et que chaque plante reste pure
Bien stable à raconter les joies, les douleurs;
Le champ camarades est notre culture
Nôtre en pétales, feuilles et couleurs
Nôtre en pétales, feuilles et couleurs.

Sur le champ fut étendu un voile de gloire
Tissé par les sages au riche savoir
Fixé pour l'éternité à chanter l'histoire
D'un souffle de vie élu au pouvoir
D'un souffle de vie élu au pouvoir.

Qu'importe si les fleurs sont toujours les mêmes
Et même si les parfums sont toujours les mêmes
Et même si les couleurs sont toujours les mêmes
Qu'importe si les sages sont toujours les mêmes ?
Qu'importe si les sages sont toujours...

Ce champ – enfant – ils l'appellent l'histoire
Glorieuse des parfums et des couleurs et à la mémoire
Éternelle comme est éternel l'ennui
Comme est éternel le parfum de la mort
Comme est éternel le parfum de la mort ».

Qui a de bons yeux étendus dans le temps
Là-bas dans la plaine verra à contre-jour
Un vieux et une enfant faucher dans le vent
Le champ de fleurs d'un geste heureux
Le champ de fleurs d'un geste heureux

Le vieux cinglé cherche la fable
Regarde l'enfant, sourit d'amour
L'enfant fauche, fauche au soleil
D'une voix prophétique, le vieillard narre
D'une voix prophétique, le vieillard narre
D'une voix prophétique, le vieillard narre
D'une voix prophétique, le vieillard narre...

inviata da Marco Valdo M.I. - 4/3/2010 - 14:51


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