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Tisící rok míru

Karel Kryl


Lingua: Ceco


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 Karel Kryl

Dalla pagina di Canzoni contro la guerra Proti válce ("Contro la guerra")di Martin Adámek

From the Antiwar Songs Page Proti válce ("Against War") by Martin Adámek


Album: Plaváček, 1995; Dopisy, 1997
Mille anni di pace / Thousand Years of Peace
Květy sněží na Madonu u Božího těla,
není věží, není zvonů, jež bys přelil v děla,
ke vší smůle není rádla k překování v meče,
není vůle, jež by vládla, jenom voda teče, jenom voda teče.

Místo mraků visí pod oblohou dlouhý bílý pruh,
vraky vlaků dýchat nepomohou ochrnutý vzduch, ochrnutý vzduch.

Prázdné domy, slepé dveře, šedá halda tvárnic,
šumí stromy, kvetou keře na betonu dálnic,
v klidu zbraní není torny bez maršálské hole,
není dlaní, jež by svorny obdělaly pole, obdělaly pole.

Místo dláta ryje do kamene měkký modrý mech,
cesty z bláta, krby bez plamene, podemletý břeh, podemletý břeh.

Ani noha, jež by zábla, popálena mrazem,
není Boha, není ďábla, jenž by přišel na zem,
bojovníci z feldmaršálky pro pravdu a víru
po tisíci letech války svorně hnijí v míru, tisící rok míru ...

inviata da Riccardo Venturi - 30/4/2006 - 19:39




Lingua: Italiano

versione italiana di Alessandro
tradotto da Pavla Rejflova e Zdena Smetana in inglese
rivisto e corretto da Martina Mezírková
IL MILLESIMO ANNO DI PACE

Nevicano fiori sulla madonna durante il Corpus Christi,
non ci sono torri, non ci sono campane da fondere per far fucili,
e sfortunatamente neanche l’aratro da trasformare in spade,
non c'è una volontà che potrebbe governare,
solo l'acqua che scorre, solo l'acqua che scorre.

Al posto delle nuvole, pende dal cielo
una lunga striscia bianca,
I rottami dei treni non aiutano a respirare
l'aria paralizzata, l'aria paralizzata.

Case vuote, porte cieche,
un mucchio di mattoni grigi
gli alberi sussurrano, i cespugli fioriscono
sul cemento delle autostrade,
nel silenzio delle armi non c'è un zaino
senza il bastone di un maresciallo
non ci sono le mani, che unite potrebbero coltivare i campi,
coltivare i campi.

Un soffice muschio blu sta scolpendo nella pietra
al posto di uno scalpello strade di fango,
focolari senza una fiamma,
una riva scavata, una riva scavata.

Non c'è una gamba che bruci per il gelo,
non c'è Dio, ne' un diavolo che venga sulla Terra,
marescialli e combattenti per la verità e per la fede
dopo mille anni di guerra marciscono entrambi in pace
nel millesimo anno di pace....

inviata da martina mezirkova - 11/4/2009 - 15:59




Lingua: Francese

Version française – Marco Valdo M.I. – 2009
d'après la version italienne d'Alessandro
traduite de la version anglaise de Pavla Rejflova et Zdena Smetana
revue et corrigée par Martina Mezírková
Chanson tchèque – Tisící rok míru – Karel Kryl - 1995

Avertissement : Certains traitent la guerre par le mépris; ici, on la traite par l'ironie et l'humour. Plaisir d'humour ... C'est bien plus décapant.

La Millième Année de Paix vue par Karel Kryl est une vision bien pessimiste mais tchèque, Kafka est passé par là, ou alors tout à fait aussi tchèque et ironique, Chveik est le seul promeneur dans ce territoire désolé et va atteindre l'autre côté du champ de bataille. Le Lieutenant est déjà envahi pas la mousse bleue. On ne sait.
Mais c'est une vision – c'est le cas de le dire de l'évocation de la Fête-Dieu, avec Julienne de Cornillon et Ève de Liège, dansant sans boubou devant Martin ou alors, entraînées dans un tourbillon érotique par Tchantchès au son des bombardons et des hélicons. Quant au Christ étonné de telles incartades et de tant de débauches, son corps saigne, mais sa bouche rit.
Les Papes, les cardinaux, les évêques pourrissent avec leurs combattants dans leur grand désert spirituel, telle est cette aimable vision.
La Millième Année de Paix vue par Karel Kryl est une sorte de rêve éveillé qui renvoie vers le réel et indique l'état édénique...
Mais en vérité, je vous le dis, cette guerre de mille ans n'est qu'un épisode de la Guerre de Cent Mille Ans qui ne se conclura que le jour où le dernier dieu sera étranglé avec le duodénum du dernier diable, ou l'inverse.

Ainsi parlait Marco Valdo M.I.
LA MILLIÈME ANNÉE DE PAIX

Il neigeait des fleurs sur la madone durant la Fête-Dieu
Il n'y ni tours, ni cloches à fondre pour faire des fusils
Et malheureusement, il n'y a pas de socs à transformer en épées;
Il n'y a aucune volonté qui pourrait gouverner,
Seule l'eau qui coule, seule l'eau qui coule.

À la place des nuages, pend du ciel
Un long chiffon blanc,
Les débris de trains n'aident pas à respirer
L'air paralysé, l'air paralysé.

Maisons vides, portes aveugles,
Un tas de briques grises,
Les arbres murmurent, les buissons fleurissent
sur le ciment des autoroutes,
Dans le silence des armes, il n'y a pas un sac
Pas de bâton de maréchal, pas de mains,
Qui pourraient cultiver les champs,
Cultiver les champs.

À la place d'un scalpel, une moelleuse mousse bleue
taille dans la pierre des coulées de boue,
Des foyers sans flamme,
Une rive creuse, une rive creuse.

Il n'y a pas de jambe brûlée par le gel,
Ni Dieu, ni Diable qui vienne sur la Terre,
Maréchaux et combattants pour la Vérité et pour la Foi
Après mille ans de guerre pourrissent en paix
Dans cette millième année de paix.

inviata da Marco Valdo M.I. - 12/4/2009 - 10:27



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