Lingua   

Sugihara

David Rovics


Lingua: Inglese


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[2010]
Lyrics and Music by David Rovics
Album: Ten New Songs

siguhara2
"There are persistent myths about Japan being a basically homogeneous society made up of obedient drones. It's not, and never has been in fact a serious reading of Japanese history is full of dissent of all kinds, going back many centuries.
During the Nazi holocaust in Europe there was a Japanese Schindler, and his name was Sempo Sugihara.
I heard about him through my friend Ben Manski, who is alive today because of this man and his wife Yukiko. Ben and his grandfather, Samuil, are what some call Sugihara Survivors".
He was raised in Gifu, on the islands of Japan
He was sent off to Manchuria, that's how this tale began
For his next assignment in the diplomatic corps
Was far-off Lithuania and the European war
My grandfather was from Krakow - the Nazis came, he fled
He took his family to Vilnius so they might not end up dead
But the Panzers were advancing -and he knew they had to go
But he had to have a visa and all the embassies said no

There was only one final possibility
The last consulate left open, the Third Reich's Asian ally
There in Lithuania -there was no time to lose
They came asking for a visa, thousands of Polish Jews
The diplomat called Tokyo: «Can I grant them this reprieve?»
Three times he got his answer: «Tell them all to leave»
He looked into their eyes, talked to his family
He and his wife decided -we must set these people free

Although I never met him, when all is said and done
I am Sugihara's son...

Disobeying orders -that they knew to be wrong
Sempo and Yukiko started writing all day long
A month's worth of visas in every twenty-hour day
Sempo and Yukiko could turn no refugee away
Word came from the empire, it's time to turn it in
You're closing down your consulate -and moving to Berlin
They knew they did the right thing, of this they had no doubt
They threw visas through the window as their train pulled out.

Although I never met him, when all is said and done
I -am Sugihara's son...

My grandfather crossed Siberia -for five times the normal cost
Fearing for the future -with every minute lost
He got the ferry to Kobe -then to Occupied Shanghai
There he spent the war years -while back home his people died
Sugihara-san did not seek any praise from anyone
When he died the paper said his neighbors knew not what he'd done
But there are forty thousand people -living lives today
Without Sempo Sugihara I would not be here now to say

Although I never met him, when all is said and done
I am Sugihara's son...

inviata da giorgio - 14/7/2010 - 09:04



Lingua: Francese

Version française – SUGIHARA – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson étazunienne de langue anglaise – Sugihara – David Rovics – 2010

« Il existe des mythes à la peau dure à propos du Japon comme société homogène faite de clones obéissants. Il n'y a pas , et n'a jamais eu en fait de lecture sérieuse de l'histoire japonaise. Cette dernière est remplie de dissidents en tous genres, aussi lion qu'on retourne dans les siècles.
Pendant l'holocauste nazi en Europe, il y eut un Schindler japonais; son nom est Sampo Sugihara.
J'ai entendu parlé de lui par mon ami Ben Manski, qui vit aujourd'hui grâce à cet homme et à sa femme Yukiko. Ben et son grand-père, Samuil, ont été parmi les Survivants de Sugihara).
SUGIHARA

Il a grandi à Gifu, dans les îles au Japon.
Il fut envoyé en Mandchourie, voilà commence cette histoire
Son poste suivant dans la carrière diplomatique
Fut la lointaine Lituanie et la guerre en Europe.
Mon grand-père était de Cracovie – les nazis arrivèrent, il fuit
Il emmena sa famille à Vilnius pour échapper à la mort
Mais les panzers avançaient et il savait qu'il devait partir
Il lui fallait un visa et toutes les ambassades refusaient

Il restait une ultime possibilité
Le dernier consulat encore ouvert, l'allié du Troisième Reich en Asie
Il n'y avait pas de temps à perdre. Là, en Lituanie.
Ils allèrent demander des visas; des milliers de Juifs polonais
Le diplomate appela Tokyo : « Puis-je leur offrir cette grâce ? »
Trois fois, on lui répondit : « Dites-leur de partir ».
Il les regarda dans les yeux, appela sa famille
Lui et sa femme décidèrent : Nous devons donner la liberté à ces gens.

Quoique je ne l'aie jamais rencontré, avec tout ce qu'il a dit et fait
Je suis un fils de Sugihara...

Désobéissant aux ordres – qu'ils savaient erronés,
Sempo et Yukiko se mirent à écrire à longueur de journées
Durant un mois des visas vingt-deux heures par jour
Sempo et Yukiko ne pouvaient chasser aucun réfugié
Un ordre arriva de l'Empire, il faut rentrer
Fermez le consulat - et allez à Berlin
Ils savaient qu'ils faisaient la bonne chose, de cela, ils n'eurent aucun doute
Quand leur train démarrait, ils jetaient encore des visas par les fenêtres

Quoique je ne l'aie jamais rencontré, avec tout ce qu'il a dit et fait
Je suis un fils de Sugihara...

Mon grand père traversa la Sibérie – pour cinq fois le prix normal
Craignant pour le futur à chaque minute perdue
Il prit le ferry pour Kobe – pendant qu'on occupait Shanghai
Il passa les années de guerre là-bas – tandis que chez lui, son peuple mourait
Sugihara-san ne sollicita aucun éloge
Quand il mourut le journal dit que ses voisins ignoraient ce qu'il avait fait
Pourtant, il y a quarante mille personnes – vivant aujourd'hui
Sans Sempo Sugihara, je ne serais pas là maintenant pour le dire.

Quoique je ne l'aie jamais rencontré, avec tout ce qu'il a dit et fait
Je suis un fils de Sugihara...

inviata da Marco valdo M.I. - 14/7/2010 - 21:11


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