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Francesco Guccini: Canzone di notte

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Lingua: Italiano


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Canzone di notte n°2
(Francesco Guccini)
Amerigo
(Francesco Guccini)


it.fan.musica.guccini
[1970]
Testo e musica: Francesco Guccini
Lyrics and music by Francesco Guccini
Paroles et musique: Francesco Guccini
Album: L'Isola non Trovata

oreconfuse.

Le conosco bene, le ore confuse della notte. O, forse, non posso permettermi di essere confuso anche se mi è capitato spesso, comunque, di esserlo. Ma forse c'è qualcuno che ora muore e forse c'è qualcuno che ora nasce, e devo stare pronto. Di notte ho visto tante volte morire, e tante volte nascere; l'ultima volta pochi giorni fa, una vecchietta di quasi cent'anni che se n'è andata in una notte torrida di luglio. E i pensieri ci sono sempre, sempre. Ha sempre avuto ragione Guccini, con questa canzone che ha, al tempo stesso, l'esattezza di una cronaca descrittiva e l'inquietudine di quell'accumulo di confusioni che il girar di notte acuisce. Notti d'estate e d'inverno, notti col loro deserto popolato di stranezze, sventure e allegrie impensate, notti degli sconosciuti che parlano.

Quando, nel lontano 1970, Guccini scrisse questa canzone era un giovane di trent'anni che, assieme al suo Guido Gozzano, credeva forse d'essere diventato vecchio a venticinqu'anni. Scrisse poi, da essere notturno, altre canzoni dedicate alla notte: una costante nella sua opera. Ma questa resta forse la più bella e complessa. Francesco Guccini ha compiuto settant'anni lo scorso 14 giugno, tra un concerto nella sua "piccola città, bastardo posto" (Modena) e l'oblio di Bologna. [RV]
Ore confuse nella notte, la malinconia non è uno stato d' animo,
le vite altrui si sono rotte e sembra non esista più il tuo prossimo.
Ti vesti un poco di silenzio, hai la dolce illusione di esser solo,
son macchine che passano od è il vento, o sono i tuoi pensieri alzati in volo.

I tuoi pensieri un po' ubriachi, danzando per le strade si allontanano,
ti son sfuggiti dalla mano e il giorno sembra ormai così lontano
e il giorno sembra ormai così lontano...

Mattino o notte, hai perso il tempo, la malinconia ti sembra di toccarla,
ma forse è l'ora dell' avvento e chiami l' ironia per aiutarla.
E forse c'è qualcuno che ora muore, e forse c'è qualcuno che ora nasce,
qualcuno compie un crimine d' onore, passeggiano sui viali le bagasce.

Bagasce sono i tuoi ricordi che fra canzoni e vino ti disturbano,
che ti molestano pian piano e il giorno sembra ormai così lontano,
e il giorno sembra ormai così lontano....

Mattino o notte, cosa importa? I giorni sono nuvole distratte.
Suonerà l'ora alla tua porta e l' orologio è il sangue tuo che batte.
Quando verrà il tempo di partire l' ora avrà il medesimo colore:
sembra sempre un poco di morire nel momento eroico dell'amore...

Se ridi o piangi è sempre uguale, le cose nel ricordo poi si sfumano,
il sacro si unirà al profano e il giorno sembra ormai così lontano
e il giorno sembra ormai così lontano....

Mattino o notte, dentro e fuori, sei certo o cerchi la consolazione?
Son bianco e nero sol colori, o facce ambigue della tua prigione?
Cerchi sempre ciò che ti è lontano, dopo dici: "Tutto è relativo,"
ma l' ironia e il dolor dicono invano che sei certo solo di esser vivo.

Ma c'è ancor tempo per pensare, per maledire e per versare il vino,
per pianger, ridere e giocare e il giorno sembra ormai così vicino,
e il giorno sembra ormai così vicino,
e il giorno sembra ormai così vicino,
e il giorno sembra ormai così vicino...

inviata da Daniela -k.d.- & Riccardo Venturi - 10/7/2010 - 23:14



Lingua: Francese

Version française - CHANSON DE NUIT – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – Canzone di notte – Francesco Guccini – 1970

Je les connais bien, les heures confuses de la nuit. Ou, peut-être, je ne peux me permettre d'être confus même s'il m'est arrivé souvent, cependant, de l'être. Mais peut-être qu'il y a à l'instant quelqu'un qui meurt et peut-être, il y a à l'instant quelqu'un qui naît , et je dois être prêt. De nuit, j'ai vu tant de fois mourir, et tant de fois naître, la dernière fois il y a quelques jours, une petite vieille de presque cent ans qui s'en est allée dans une nuit torride de juillet. Et les pensées, il y en a toujours, toujours. Il a toujours eu raison Guccini, avec cette chanson qui a, en même temps, l'exactitude d'une chronique descriptive et l'inquiétude de l'accumulation des confusions que la tournée nocturne aiguise. Nuits d'été et d'hiver, nuits avec leur désert peuplé d'étrangetés, d'aventures et de joies impensées, nuits des inconnus qui parlent.
Quand, dans ce lointain 1970, Guccini écrivit cette chanson, c'était un jeune homme de trente ans qui, avec Guido Gozzano, croyait peut-être être déjà vieux à vingt-cinq ans. Il écrivit ensuite, être nocturne qu'il est, d'autres chansons dédiées à la nuit; une constante de son œuvre. Mais celle-ci reste sans doute la plus belle et la plus complexe. Francesco Guccini a atteint septante ans le 14 juin, durant un concert dans sa « petite ville, coin pourri » (Modène) et l'oubli de Bologne. [R.V.]


Ah, dit Lucien l'âne , j'aime beaucoup cette chanson de Guccini. Elle me fait penser à bien des nuits que j'ai vécues du temps où j'étais encore un jeune homme fêtard, où je me traînais paumé jusqu'au petit matin. Depuis, comme tu le sais Marco Valdo M.I. mon ami, des siècles sont passés et même à la nuit tombante, pour moi, le jour est désormais si proche. Au fait, avec le temps, avec le temps, le temps change de forme, de dimensions et sans doute aussi, de nature. Le temps est devenu lui-même, la matière-même de la vie. Je le mange à pleines dents, de jour, de nuit, sous le soleil, sous la pluie, le temps, c'est mon temps et j'en suis devenu très avare... Je le garde précieusement pour le partager sans limites avec ceux que j'aime. Mais qu'est-ce que je raconte là... Ce Guccini, il me fait dire des choses...

Des choses, des choses... Moi, je suis très content qu'il te fasse dire de telles choses, car sans rien sembler, te voilà au cœur du drame humain. Avec le temps, avec le temps... passent les jours, passent les nuits, passent les semaines... Le temps, c'est la seule vraie possession de l'homme; l'homme est possédé par le temps, l'homme possède le temps. Et, regarde, Lucien l'âne mon ami, regarde bien que la seule vraie valeur est le temps. Et c'est elle qu’on perd dans le travail, quand on vend son temps, on vend sa vie, on se vend soi-même. C'est lui qui est au cœur de la grande lutte de l'homme pour disposer de sa vie et de son temps. En somme, il est cœur du combat social. Tityre, tu... Mais tu as raison, qu'est-ce qu'on raconte-là ? Ce Guccini nous fait dire des choses. Mais il a raison, il fait bon de se laisser couler ainsi au travers des nuits...

Écoute, Marco Valdo M.I. mon ami, je crois bien que tu dérives. N'as-tu pas vu qu'il vaguait dans une nuit glauque, une nuit bleue, une nuit sans lune pleine de mélancolie et qui ne ressemble pas à ce que tu as en tête ?

Oui, oui, je le vois bien, mais quand il s'agit de voyager au bout de la nuit, on vit, on meurt et c'est charmant... tous les parfums du monde te remontent à la tête et bien sûr, il y a des nuits qui sentent la mélancolie – un étrange parfum, et d’autres, moins confuses, des nuits jaunes, qui sentent le plaisir de prolonger le temps et cette obstination de partager la vie. Les nuits du vagabond solitaire et celles des groupes dont on ne veut pas se départir. Moi, je les aime toutes, comme il me plaît aussi d'honorer les jours. Comme j'aimerai le dernier ou la dernière, quand tiré par sa locomotive, le train entrera en gare...

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
CHANSON DE NUIT

Heures confuses de la nuit, la mélancolie n'est pas un état d'âme
Les vies des autres ont rompu et il semble que ton prochain n'existe plus
Habillé d'un peu de silence, tu as la douce illusion d'être seul,
Des voitures passent ou le vent, ou tes propres pensées s'envolent

Tes pensées un peu ivres, en dansant par les rues s'en vont,
Elles t'ont échappé de la main et le jour semble désormais si lointain
Et le jour semble désormais si lointain...

Matin ou nuit, tu as perdu le fil du temps, tu crois toucher ta mélancolie,
Mais peut-être est-ce déjà l'heure et tu appelles l'ironie pour l'aider
Et à ce moment, peut-être quelqu'un meurt et peut-être quelqu'un naît,
Quelqu'un commet un crime d'honneur; dans les allées passent les putains

Ces putains que sont tes souvenirs qui entre les chansons et le vin te troublent,
Qui t'importunent quelque peu et le jour semble désormais si lointain
Et le jour semble désormais si lointain...

Matin ou nuit, qu’importe ? Les jours sont des nuages distraits
Sonne l'heure à ta porte et l'horloge est ton sang qui bat.
Quand viendra le temps de partir, l'heure aura la même couleur :
Elle semble toujours un peu mourir au moment héroïque de l’amour.

Que tu ries ou pleures, c'est toujours égal, les choses dans le souvenir s’effacent
Le sacré s'unira au profane et le jour semble désormais si lointain
Et le jour semble désormais si lointain...

Matin ou nuit, dedans ou dehors, es-tu sûr ou cherches-tu la consolation ?
Blanc et noir sont-ils les seules couleurs, ou les visages ambigus de ta prison ?
Tu cherches toujours ce qui est loin de toi, après tu dis : « Tout est relatif »,
Mais l'ironie et la douleur disent en vain que tu es certain seulement d'être en vie.

Mais il y a encore du temps pour penser, pour maudire et pour verser le vin,
Pour pleurer, rire et jouer et le jour semble désormais si proche,
Et le jour semble désormais si proche,
Et le jour semble désormais si proche,
Et le jour semble désormais si proche...

inviata da Marco Valdo M.I. - 11/7/2010 - 13:37


Ma questa non e' quella che fa: E' un'altra volta e' notte e suono
non so neppure io perche' motivo
forse perche' son vivo
e voglio in questo modo dire "sono", etc?
(Mimmo Lo Cascio)

No, quella e' Canzone di notte n°2

12/7/2010 - 20:26


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