Lingua   

Trentacinque

Lello Vitello


Lingua: Italiano (Toscano Fiorentino)


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lellovitello
[2000 e qualcosa]
Scritta da Lello Vitello colla partecipazione d'i' popolo!
Musica di Lello Vitello

trentacinque
Il popolo sull'autobus, ovvero Luoghi comuni, razzismini, femmine spampanate e vecchi rompicoglioni
Di Riccardo Venturi

Come per Bisenzio, eccoci di nuovo (e qui lo dico particolarmente a Marco Valdo M.I., autore di una stupefacente traduzione francese della medesima) a bordo di un autobus della banlieue fiorentina. Praticamente, poi, nella stessa zona dell'oramai famoso 30 di Campi. Solo un po' più in là. La linea 35, che dalla Stazione Centrale mena fino a San Donnino passando per Via Pistoiese, Peretola e Brozzi. Siamo nei posti più squinternati della periferia fiorentina, e si dà il caso che Lello Vitello, cantautore alla bòna, quei posti li conosca oltremodo bene dato che ci è nato e vi abita tuttora.

Come spiega di persona nell'introduzione vocale alla sua canzone, Lello il 35 lo ha preso per anni e anni, condividendo pigiature assardinate coi cappottacci d'inverno e sudori puzzolenti nelle giornate più calde d'estate. In compagnia del popolo. Il popolo, già. A un certo punto, visto che Lello è un genio anche se si ostina a dir di no, ha pensato bene di farci una canzone; e ne è venuto fuori un capolavoro.

Quante volte, negli anni '60 e '70, si è trovato scritto, in calce a certe canzoni militanti: "Parole e musica del proletariato"; in realtà il proletariato non aveva scritto proprio un cazzo, a parte nelle vere canzoni popolari. Lello, invece, che è un cantautore alla bòna e che "milita" dimolto a modo suo, le parole del proletariato le ha prese sul serio, e le ha trascritte fedelmente. Alla lettera. Le frasi sentite sul 35 per anni e anni, direttamente dalla bocca della gente (della quale, nella canzone, riproduce le inflessioni). Ed eccolo, finalmente, il popolo gnùdo e crùdo. Potrà non piacere, ma inutile parlare a nome del popolo se non lo si piglia com'è. Coi suoi razzismini da due lire, anche. Con i suoi vecchi rompiscatole, con le frasette riprese dalla televisione di bassa lega, con le donne violentate perché vestono discinte, con tutto quanto.

Quel che viene fuori da questa canzonetta apparentemente leggerissima e divertente, è un quadro certamente desolante. Il 35 fa capolinea a San Donnino, che fa parte della più grossa "Chinatown" italiana (i "cinciullài" della canzone sono, ovviamente, i cinesi). Desolante sì, ma terribilmente vero: ecco il proletariato e le sue parole alla fine del XX secolo e all'inizio del XXI. Quel che dice a Firenze non è probabilmente dissimile da quel che dice a Nantes, a Liegi, a Salonicco, a Hannover. Coi relativi sfondoni, tipo l'impareggiabile "Buco nell'orzoro" del "verso" finale, dove l'ozono è preso per una marca di orzo solubile. Da pisciarsi addosso dal ridere, e da grattarsi ben bene la testa.

Con quest'autentica epopea della linea 35, Lello Vitello, col suo solito sorriso sulle labbra e nelle corde della chitarra, ha compiuto un'operazione veramente encomiabile di testimonianza. Un'antologia del pensiero popolare che ci insegna comunque ad ascoltarlo, il popolo. Anche se non ci piace. Anche se ci fa ribrezzo. Una lezione soprattutto per chi dice di "parlare al popolo" avendoci perso invece totalmente contatto. E quando si perde contatto con la gente, ce lo prendono immediatamente gli Adolf Hitler. [RV]
Raccolte sull'autobus che ho preso per tanti anni!
Trentacinque...Brozzi centro.


- Un c'ènno più le mezze stagioni!

- Oh, preferisco essere bella dentro...

- Però...! 'E si vede che tu se' de' Gemelli...!

- 'E 'un vedo l'ora che sia venerdì, guarda...

Oh, Trentacinque...!
Oh, Trentacinque...!


- Oh, io 'un so' razzista, però se se ne tornassero un pochinino a casa sua, 'sti cinciullài...

- Ah, sarà icché sarà, ma 'e cià dimorto ragione Fini!

- Ma tu vedevi, se c'era la pena di morte....se c'era la pena di morte...boh!

- 'E 'un c'è rispetto pe' vecchi....!

Oh, Trentacinque...!
Oh, Trentacinque...!


- Gli è che con quest'euri 'e ciànno dimorto fregato, quello che costava cinquemila lire ora costa cinque euri, bah!

- E se si mèttan quelle minigonne lì, poi pe' forza le violentano!

- Ma io vorrei sapere...ma icché v'imparano a scòla ?!?

- 'E vi ci vorrebbe un po' di guerra a voàrtri...!

Oh, Trentacinque...!
Oh, Trentacinque...!


- Una volta qui 'e gli era tutta campagna...!

- Eh, i compagni...i compagni 'e gli hanno ma tre macchine per uno, sai!

- Adesso siamo tutti americani !

- Bàda che traffico!

- Poi pe' forza 'e c'è i buco nell'orzoro!

orzoro

inviata da Riccardo Venturi - 21/3/2010 - 23:00



Lingua: Francese

Version française – TRENTE-CINQ – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – toscan florentin – Trentacinque – Lello Vitello – 200?.

San Donnino, Florence (aussi nommée "San Pechino", Saint-Pékin): La place de l'Église avec le terminus de la ligne 35.
San Donnino, Florence (aussi nommée "San Pechino", Saint-Pékin): La place de l'Église avec le terminus de la ligne 35.


Le peuple sur l'autobus, ou Lieux communs, racismeries, femmes effeuillées et vieux casse-couilles
De Riccardo Venturi

Comme pour Bisenzio, voici à nouveau ( et là je le dis particulièrement à Marco Valdo M.I., auteur d'une stupéfiante traduction française de celle-là) à bord d'un autobus de la banlieue florentine. Pratiquement, ensuite, dans la zone du désormais fameux 30 de Campi. Seulement un peu plus loin. La ligne 35, qui de la Gare Centrale mène jusqu'à San Donnino en passant par Via Pistoiese, Peretola et Brozzi. Nous sommes dans les coins les plus pourris et chaotiques de la périphérie florentine, et il se fait que Lello Vitello, chantauteur sans prétention, connaît ces coins beaucoup mieux que moi, bien vu qu'il y est né et y habite encore.

Comme il l'explique lui-même dans l'introduction orale à sa chanson, Lello, le 35, il l'a pris pendant des années et des années, partageant cette boîte à sardines avec les pardessus d'hiver et les sueurs puantes des journées les plus chaudes de l'été. En compagnie du peuple, déjà. À un certain moment, vu que Lello est un génie même s'il s'obstine à dire que non, il a pensé en faire une chanson et il en est sorti un chef d'œuvre.

Combien de fois, dans les années soixante-septante, on trouvait au pied de certaines chansons militantes : « Paroles et musique du prolétariat »; en réalité, le prolétariat n'avait proprement rien écrit, à part dans les vraies chansons populaires. Lello, par contre, qui est un chantauteur sans prétention et qui « milite » beaucoup à sa manière, a pris les paroles du prolétariat au sérieux et les a transcrites fidèlement. À la lettre. Les phrases entendues sur le 35 pendant des années et des années, directement de la bouche des gens (de laquelle la chanson reproduit les inflexions). Et voici, finalement, le peuple nu et cru. Cela pourra ne pas plaire, mais il est inutile de parler au nom du peuple, si on ne le prend pas comme il est. Avec ses racismes à deux lires, aussi. Avec ses vieux casses-couilles, avec ses phrasettes reprises de la télévision de basse Ligue, avec ses femmes violentées pour qu'elles s'habillent décemment, et tout le reste.

Ce qui ressort de cette chansonnette apparemment légère et divertissante, c'est un tableau certainement désolant. Le 35 a son terminus à San Donnino, qui fait partie de la plus grosse « chinatown » italienne (i "cinciullài" [ que l'on traduira ici par les Chinetoques, tout aussi élégant en français] de la chanson sont, évidemment, les Chinois). Désolant oui, mais terriblement vrai : tel est le prolétariat et ses mots à la fin du XXième siècle et à l'orée du XXIième. Ce qui se dit à Florence n'est probablement pas différent de ce qu'on dit à Nantes, Liège, Salonique ou Hanovre. Avec leurs bourdes spécifiques, du genre l'indépassable « Buco nell'orzoro » (« trou de l'orzoro » - par homophonie – l'orzoro est un substitut au café à base d'orge, du genre de la ricorée...qui est à base de chicorée) du vers final, dans lequel l'ozone est pris pour une marque d'orge soluble. À se pisser dessus de rire et à bien bien se gratter la tête.

Avec cette authentique épopée de la ligne 35, Lello Vitello, avec son habituel sourire sur les lèvres et dans les cordes de sa guitare, a accompli une opération de témoignage vraiment louable. Une anthologie de la pensée populaire qui nous pousse à l'écouter, le peuple. Même si cela ne nous plaît pas. Même si cela nous fait frissonner. Une leçon pour celui qui prétend « parler au peuple » en ayant au contraire perdu totalement contact. Et quand on perd le contact avec les gens, on se prend rapidement des Adolfs Hitlers. [R.V.]

Voilà, dit Marco Valdo M.I., c'est toujours des textes dans des variantes de l'italien qu'il me faut traduire et pourtant, j'ai déjà dit que je ne connais pas l'italien et a fortiori, l'italo-toscano-florentin. Pourquoi pas de l'elbois ou du livournais tant qu'on y est... Enfin, je ne garantis pas ma traduction. Faudra que Riccardo Venturi me relise... D'ailleurs, je ne la garantis jamais. Cela dit, pour ce que j'en ai compris, je dois dire qu'en effet, Riccardo a raison : ce doit être la même chose un peu partout, les mêmes salades, les mêmes réflexions pas toujours inspirées de charité chrétienne, si j'ose ainsi dire, moi qui bouffe un curé à tous les petits déjeuners, un évêque au déjeuner et un cardinal au dîner - Bof, eux, ils mangent bien dieu directement. Les nonnes et les béguines, je les garde pour la bonne bouche : elles ont tant de bonnes histoires à raconter. J'espère que Riccardo aimera l'expression bien de parci : « À ras del touffe », qui ne semble pas devoir être traduite. Comment dirait-on en italien central ?

Au fait, dit Lucien l'âne, ici les bus ne sont pas rouges, ils sont jaunes, mais on les appelle aussi par leur numéro de ligne. Cela donne des conversations d'initiés, fortement codées. Brel d'ailleurs parlait du tram 33, si je me souviens bien.

Tu te souviens bien en effet. Jacques chantait Madeleine (1962) et il disait :

« Ce soir j'attends Madeleine
On prendra le tram 33
Pour manger des frites chez Eugène
Madeleine elle aime tant ça ».

Quant au 82 du temps où il était encore un tram, il allait de Charleroi à Mons, le nonante faisait le tour de Bruxelles... Remarque que Baudelaire qui avait vécu à Bruxelles a écrit des « Correspondances »... C'était un précurseur.

Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
TRENTE-CINQ

Récolté sur l'autobus que j'ai pris pendant tant d'années !
Trente-cinq … Brozzi centre.


- On n'a plus les mêmes saisons !

- Oh, je préfèrerais être belle en dedans.

- Ben... ! Çà se voit que tu es des Gémeaux...!

Oh, Trente-cinq...!
Oh, Trente-cinq...!


- Oh, je ne suis pas raciste, mais s'ils s'en retournaient un peu chez eux ces Chinetoques...

- Ah, arrivera ce qui arrivera, mais il a fameusement raison Fini !

- Mais tu vois, s'il y avait la peine de mort... S'il y avait la peine de mort... Beuh !

- Il n'y a aucun respect pour les vieux...!

Oh, Trente-cinq...!
Oh, Trente-cinq...!


- C'est qu'avec ces euros on s'est fait baiser à mort, ce qui coûtait cinq mille lires à présent coûte cinq euros, beuh !

- Et si elles mettent ces minijupes à ras del touffe, c'est normal qu'ensuite on les viole !

- Mais je voudrais savoir... Qu'est-ce qu'ils vous apprennent à l'école ?

- Il vous faudrait bien une bonne guerre à vous autres... !

Oh, Trente-cinq...!
Oh, Trente-cinq...!


- Autrefois, ici c'était tout de la campagne...!

- Eh, camarades... camarades et ils ont trois voitures pour un, tu sais !

- Maintenant nous sommes tous américains.

- Regarde quel trafic !

- Puis forcément, il y a le trou dans l'orzoro !

inviata da Marco Valdo M.I. - 22/3/2010 - 17:39


Bon, Marco Valdo et Lucien...allez m'expliquer un peu ce mystère! Vous "ne connaissez pas l'italien", mais quand il s'agit de traduire des chansons écrites dans des variantes de l'italien qu'on n'apprend pas normalement à l'étranger (*), vous faites des traductions absolument par-fai-tes. J'ai relu votre traduction, et c'est comme si vous étiez nés juste de l'autre côté de la rivière (je dis ça parce que moi aussi j'habite dans la banlieue de Florence, juste en face de Peretola et Brozzi mais au-delà du "Pont de l'Indien" et de la passerelle, dans un quartier tellement humide qu'on l'appelle "L'Isolotto" - L'îlot, autrement dit "Le royaume des moustiques")...et voici ce qu'on a en été... :

etruria


En somme, je suis sûr que vous vous débrouilleriez très, très bien même si je vous donnais à traduire quelque chose de l'elbois (comme, par exemple, la chanson sur le torpillement du paquebot "Sgarallino"). Quant à "à ras del touffe", vous me demandez comment on pourrait traduire en florentin cette excellente expression liégeoise...bon, "a pelognùdo" (gni si vede la fìa!)

(*) Sauf quand j'enseignais l'italien à des ouvriers d'un laminoir de Trith-St.Léger, près de Valenciennes dans le Nord. Je leur ai appris même à prononcer assez correctement "Una coca-cola calda con la cannuccia corta" en florentin vulgaire ['una hoahòla harda 'holla 'hannuccia 'horta], un bon nombre de jurons (le juron toscan, ça rélève de l'art: "madonna bottiglia e cristo pe' tappo") e la vraie conjugaison du verbe "avoir": "io ciò, tu ciài, lui cià, noi ci s'ha, voi ciavète, loro ciànno".

P.S. Encore un mot sur l'expression "cinciullài". La traduction française "Chinetoques" est très élégante, sans doute, mais l'expression florentine est très, très vulgaire: elle sonne comme "cinci 'un l'hai" = tu es dépourvu de tes virils appas = tu n'as pas de bite.

Riccardo Venturi - 22/3/2010 - 22:40


"Il 27 inteso come tram è già passato". Sapranno sbrogliarsela con questa di Dario Fo nos amis les Français ?

Gian Piero Testa - 22/3/2010 - 22:48


Sì però i'tterminùs del trentacinque non è a San Donnino. Continua fino a San Piero a Ponti e forse anche un po' più in là (eh sì, anch'io c'ho abitato da quelle parti).

Lorenzo - 22/3/2010 - 22:58


Ok, Lorenzo, ma il capolinea "storico" del 35 è a San Donnino. Ma tu se' troppo giovane pe' rihordàttene, eppoi ormai 'e tu se' sguizzero ghghghgh :-))) L'estensione fino a San Piero a Ponti è recente, oppure sarà un "35A" o roba del genere...ma io mi ricordo che, da ragazzino, pigliare il 35 fino a San Donnino equivaleva a spingersi dove "Hic sunt leones"... E comunque la foto che ho allegato alla traduzione di Marco Valdo M.I. è del 2009, quella è inequivocabilmente la piazza di San Donnino e sul cartello c'è scritto "Capolinea"...fai un po' téne!

Riccardo Venturi - 22/3/2010 - 23:08


Capisco e rispetto la storia (gloriosa) del trentacinque. Comunque nel popolo ricordo anche momenti di autentica apertura e tolleranza verso i "cinciullài"... tipo la signora dell'alimentari che diceva "in fondo i cinesi 'e son cristiani anche loro!"

Lorenzo - 23/3/2010 - 08:20


Anche a Milano c'erano già da un pezzo i Cinesi, quando io facevo l'Università (primi anni Sessanta). Nessun dubbio che fossero buoni "cristiani", nell'accezione generica della parola, cioè l'antonomasia di "esseri umani". Gentilissimi venditori di valigie e di "clavatte". Se parlavi dei Cinesi con un Cinese, ti diceva orgoglioso: "Glande popolo, glande lazza", dove "glande" stava per "grande", perché è proprio vero che parlavano così. Erano già citati, prima della guerra, nella famosa canzone della "Balilla": " e el Cines, cincincikofel, l'ha mangià anca el cofen...". Anche allora stavano in via Paolo Sarpi. Adesso sono tutti nuovi; e i Milanesi non li capiscono più e non li sentono più una "cosa" loro, come allora.
Fanno gruppo a sé, di loro si racconta ogni genere di leggenda: che non ne muore mai uno, che ti fanno mangiare il nonno cucinato a bocconcini con i germogli (in scatola) di bambù, che se ceni da loro trangugi caccole di pantegana. Al punto che adesso fingono di essere giapponesi e ti fanno il susci.
A Milano c'è il De Corato che li combatte a viso aperto. Ma loro sono un glande popolo, una glande lazza e continuano a farsi i cazzi loro. E, se possono, a mangiarti il cofano del Suv.

Gian Piero Testa - 23/3/2010 - 22:11


Io non sto con Oriana - 24/3/2010 - 13:49


I'Nardella deve aver preso il 35 anche lui. In merito all'episodio di violenza sessuale da parte di due carabinieri a Firenze denunciato da due studentesse americane il sindaco ha dichiarato: “E’ importante che gli studenti americani imparino, anche con l’aiuto delle università e delle nostre istituzioni, che Firenze non è la città dello sballo”. Più o meno siamo al livello di "E se si mèttan quelle minigonne lì, poi pe' forza le violentano!" Nardella, Nardella ma che t'hanno imparato a scuola?

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