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Ainsi va la guerre

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese


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Ainsi va la guerre

Canzone léviane, Ainsi va la guerre, Marco Valdo M.I. – 2009
Cycle du Cahier ligné – 11.



Ainsi va la guerre est la onzième canzone du cycle du Cahier ligné.
Ici, tout est parti de la voix de Sœur Lucie – Sœur Lumière – qui dans la nuit indéfinie des yeux éteints de Carlo Levi, énonce une phrase eucharistique :
« Tous les corps finissent en gloire ».
C'est exactement ce qu'attend sur sa contrescarpe le guerrier afghan comme tous les héros volontaires de toutes les guerres. Et c'est précisément la guerre elle-même qui est l'actrice principale – la protagoniste – de cette canzone léviane.
Elle méritait bien ça, elle qui anime le site de Canzoni contro la Guerra depuis si longtemps.
L'allusion à Florence n'est évidemment pas fortuite; elle est léviane. Pour rappel, Carlo Levi fut – pour Giustizia e Libertà – un des animateurs de la résistance armée de Florence; c'est dans cette clandestinité qu'il écrivit « Le Christ s'est arrêté à Eboli » et qu'il peignit les terribles tableaux de guerre où l'on voit, en effet, les tas de cadavres putréfiés....

« Ainsi va la guerre
En robe blanche avec sa fleur d'oranger. »
Sous-entendu, au devant de ses fiancés. Dans ce mariage à venir, qu'on va bientôt célébrer, l'homme à coup sûr est à la fois, gagnant - son corps finira en gloire, comme dit Lucie et perdant, il sera coupé en deux, exilé de lui-même et du monde où il vit.
Sous ses faux airs d'enfant joyeuse, de fiancée avenante, la guerre ne faillit jamais à sa mission de mangeuse d'hommes, à son emploi hautement rémunéré de pourvoyeuse de cadavres de la grande charcuterie éternelle.
Mais cette enfant prépubère est en réalité une très vieille peau, une vieille pute maquillée en fillette.. Oui, oui, c'est encore elle, c'est toujours elle ... c'est la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres.

La gloire est une triste fin.

Ainsi va la guerre

et

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.
Comme un chanteur après tant d’années
commence à chantonner, à fredonner
Ainsi va la guerre
En robe blanche avec sa fleur d'oranger.
Les mots tombent de sa bouche comme des pierres.
L’histoire du monde est celle de la chair et du sang,
Le guerrier gît dans son propre sang,

Ainsi va la guerre
Répandant l’absinthe de l’absence.
Elle contredit l’existence et la vie.
Tout cela n'a pas de sens
« Tous les corps finissent en gloire », répète Sœur Lucie.
L’exil, l’émigration, la violence
Détruisent en les séparant un homme et un pays.

Ainsi va la guerre
Où se trouvaient des champs et des prés verts,
À présent, il y a un abîme noir.
Une crevasse sans tain,
Et tout au fond, un miroir
Coupe le monde en deux
Comme on coupe avec les mains
Une miche de pain heureux
Ou
Que d'un coup de poing
On ouvre un oignon doux
Pour ne pas le toucher avec le fer.

Ainsi va la guerre
Dans la fureur d’août
Une apocalypse s'est à demi-cachée dans le brouillard,
Dans l’ombre, on voit quelque chose rougeoyer,
S’élever des fumées jaunâtres ou noires,
Toutes les mines de Florence ont sauté.
Les morts gonflés et noirs
Gisent , cadavres putréfiés
Sur les pavés anciens battus par l'été,

Ainsi va la guerre.
En robe blanche avec sa fleur d'oranger.
La guerre , comme une enfant, joue
avec son petit tas de perles pédagogiques,
garanties historiques et préhistoriques.
avec des poisons précolombiens dans la boue

Ainsi va la guerre
Comme un chanteur après tant d’années
Commence à chantonner, à fredonner
En robe blanche avec sa fleur d'oranger.

inviata da Marco Valdo M.I. - 9/5/2009 - 09:47



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