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Boulevard Aragon

Serge Reggiani


Lingua: Francese


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[1984]
Album "Elle veut"
Parole di Claude Lemesle e musica di Alain Goraguer
(interpretata anche da Isabelle Aubret)
Louis Aragon
Una canzone dedicata a Louis Aragon, poeta e scrittore francese, attivista nella Resistenza, partecipe del movimento dadaista e fondatore di quello surrealista. Quando morì, nel 1982, faceva ancora formalmente parte del comitato centrale del Partito Comunista francese anche se, dalle pagine della sua celebre rivista letteraria, "Les Lettres françaises", Aragon condannò sempre con forza la deriva autoritaria del comunismo sovietico e fece conoscere autori dissidenti come Aleksandr Solženicyn o Milan Kundera...
Nel 1957, Aragon fu insignito del Premio Lenin per la pace, l'antagonista sovietico all'omologo Premio Nobel, insieme all'italiano Danilo Dolci, padre del movimento non.violento italiano.
On y voit une rose morte
Sur un rosier telle ment vivant
Et dont la sève est telle ment forte
Qu'y fleurit la rose des vents.
On y croise un regard superbe
Un doux regard déjà éteint
Qu 'aucun poète, fumeur d'herbe
N'apercevra dans ses lointains.
On y lit l'avenir des hommes
Sur des affiches de couleurs
Un avenir immense comme
La seconde après la douleur.
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond, profond, profond
Courons l'ensevelir ensemble
Sur le Boulevard Aragon.

Personne n'est surnuméraire
Tout le monde est inespéré
Tu l'as dit en prenant, mon frère,
La voix Ferrat, la voix Ferré.
Un jour, la guerre, vieux fantôme,
N'excitera plus les vautours
Et le vertige de l'atome
Se désintégrera un jour.
On saura voir au clair de l'âme
La transparence de la peau.
On jettera les oriflammes,
On rassemblera les drapeaux.
Un jour, un jour, demain peut-être
Un enfant fou aura raison
Et cet enfant pourrait bien naître
Sur le Boulevard Aragon.

Sur le silence de ta tombe,
Louis, l'absence fait semblant
Et, parfois, quand la neige tombe
Je crois revoir tes cheveux blancs
Envers et contre les rapaces
Je chante pour passer le temps
Et je me fous du temps qui passe
Seul ce qui reste est important.
Plus tard, bien plus tard, quand les fleuves
Iront vers le bon océan
- A moins que l'on ait fait la preuve
De l'existence par le néant -
Nous irons boire à la fontaine
Un vin qui portera ton nom
Et les auberges seront pleines
Sur le Boulevard Aragon.

inviata da Alessandro - 12/3/2009 - 15:08


Si je puis me permettre, et sans vous offusquer... il faudrait peut-être compléter le lien de Wikipédia par celui ci-dessous, parce que présenter Aragon comme un "naïf" c'est se montrer fort oublieux tout de même !
http://membres.multimania.fr/guilhem/giflearagon.html

MR - 10/10/2012 - 23:30



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