Lingua   

Ciribiribin

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese


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CIRIBIRIBIN

Chanson française – Ciribiribin – Marco Valdo M.I. – 2008

Ciribiribin est un beau titre pour une chanson et pour une chanson léviane, plus encore.
Est-ce du piémontais, que cette étrange langue ? Ciribiribin. Il faut le supposer. Ciribiribin. Quelle autre langue aurait pu bercer Carlo Levi enfant ? La Turin du début du siècle dernier. Air d'enfance, chansonnette nostalgique. Ciribiribin. C'était, il y a un siècle, avec cette foutue impression que c'était hier.
En compagnie de Carlo Levi, on a toujours l'impression d'y être, que si ce n'était maintenant, c'était tout proche, qu'il suffit de tourner le coin, qu'il suffit d'ouvrir la porte, qu'il suffit de fredonner. Ciribiribin.
Ciribiribin. Là, on est à Moscou, dans un grand hôtel. On y est vers 1960. Une époque révolue, certes; oubliée pour beaucoup et d'un coup, terriblement présente, et le retour fulgurant de cette Espagne républicaine qui fit la grandeur de l'Europe avant que les démocraties ne se couchent devant les délires les plus abjects. Benito, Adolf, Antonio, Francisco, bourrels absurdes.
Ciribiribin, on boit la vodka au milieu des peuples oubliés: Ouzbèkes, Afghans; Irakiens, Libanais. Moi, dit Marco Valdo M.I à l'âne, dans la chasse aux sorcières, je prends toujours le parti des sorcières.
Ciribiribin. Benito, Adolf, Antonio, Francisco. Nous n'avons pas oublié la guerre que l'on fit au peuple catalan qui fut si près de réussir une révolution majeure et libertaire, la guerre que l'on fit aux Basques – non dimenticare Guernica, ne pas oublier Guernica, la guerre que l'on fit aux Madrilènes et aux Castillans, aux Galiciens, aux Catalans et aux Andalous; la guerre plus feutrée, plus étouffée que l'on fit – Salazar en tête – aux voisins portugais.
Et celle que l'implanté au sourire javellisé fait actuellement aux Italiens, et celle que l'on fait aujourd'hui aux pauvres du monde entier... Ciribiribin.

Nous voici revenus au temps des chansonnettes. Ciribiribin.
Buvons une vodka à Moscou avec Carlo Levi et Ciribiribin...
Che bel bôchin

Ainsi Marco Valdo M.I. fête la neige et l'hiver
Ciribiribin, che bel facin
Che bel bôchin
Che bel nasin…

entourés d’Ousbèkes, de Tartares,
de Mongols, de Georgiens,
de Chinois, de Hongrois,
d’Azerbaïdjanais, de Kirghizes,
nous affrontâmes notre vodka.

Ciribiribin, che bel facin
Che bel bôchin
Che bel nasin…

Le garçon était un petit brun,
à la peau pâle couleur d’olive :
un Espagnol, un réfugié,
Arrivé à la fin de la guerre civile.
Il raconta sa vie, ses années de guerre,
les sept blessures reçues sur les différents fronts de bataille,
sa femme qui dut fuir encore enfant, avec l’armée républicaine,
la vie en émigration.

Ciribiribin, che bel facin
Che bel bôchin
Che bel nasin…

Barcelone, avant la guerre,
et Zamora, le grand Zamora, le fameux Zamora,
ce gardien merveilleux
qui trahit Barcelone pour Madrid,
puni par un paladin catalan,
qui en shootant un ballon si terrible
cassa les mains de Zamora.

Ciribiribin, che bel facin
Che bel bôchin
Che bel nasin…

Ces choses s’étaient passées au temps des chansonnettes.
Peu après, un vent de tempête
avait poussé les hommes
aux plus impensables héroïsmes.
Mais la vie d’un homme,
d’un simple serveur espagnol,
comme la nôtre,
englobe toutes choses
et une infinité d’autres également
et un même ciel les couvre
de ses étoiles si lointaines.

Ciribiribin, che bel facin
Che bel bôchin
Che bel nasin…

inviata da Marco Valdo M.I. - 2/1/2009 - 17:05


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