Lingua   

Caladrones, a.D.1636

Michele Contegno & La Grande Bevuta


Lingua: Italiano



Testo e musica di Michele Contegno,
arrangiamenti de La Grande Bevuta

Si ringrazia Tom Waits per “il gallo di tutti i
tradimenti” che canta in apertura di canzone
C’è gran fermento nella piazza in processione,
c’è gran trambusto, è veglia dell’impiccagione.
Dopo la festa resta buia la prigione,
a notte s’apparecchia l’ultima occasione…
E fuggirò, gambe levate,
verso contrade alle mie gesta impreparate;
e fuggirò, come braccato,
quel fato avverso che mi vuole imprigionato!
Traverso piazze, sole, polvere, stagioni,
tra truffe e furti guadagnando provvigioni.
Vendo indulgenze a chi ne sappia far buon uso,
strade più brevi per il santo paradiso…
Ladro di polli, per vocazione,
spenno sol quelli che mi chiamano per nome…
La verità si fa confine
se nel commercio si persegue l’Alto Fine!
Nomade, zingaro di villica estrazione,
vendo la Ruota della Commiserazione;
le bocche s’aprono in sincera ammirazione
e s’apron sacchi di denaro e redenzione…
Poi altri paesi, nuove rappresentazioni;
e poi taverne, donne e vino a profusione.
Nel vino muore il senso della discrezione:
mi fo’ gran vanto dell’amata professione…
Alla “Locanda del Vecchio Amore”
troppo ho baciato l’otre e l’oste traditore
ha denunciato la mia carriera
e la mia sbronza è andata a sbattere in galera!
C’è gran fermento nella piazza in processione,
c’è gran trambusto il giorno dell’impiccagione.
Il gallo intona il “Canto dell’Esecuzione”,
non c’è curato che mi dia benedizione.
E fuggirò, gambe sospese,
da questo sole che non tollera le offese.
E fuggirò, la corda è tesa,
la folla applaude e sfolla, e questa è la mia
impresa!
« Unus Papa non-Urbanus,
unus rex non-Christianus
et cardinalis infernalis,
frater Joseph consodalis… »*

*Parte di una strofetta satirica riportata dalle
relazioni dei gesuiti sulla Spagna del seicento.
La canzonetta allude in negativo ai potenti di
allora: il papa non-Urbano è Urbano VIII
Barberini; il re non –Cristiano è il re di Francia
detto “il Cristianissimo”; con cardinale infernale
si allude a Richelieu e fra Giuseppe è il suo più
ascoltato consigliere.

23/12/2008 - 12:24



Lingua: Francese

Version française - Caladrones, a.D.1636 – Marco Valdo M.I. – 2008
Chanson italienne - Caladrones, a.D.1636 - Michele Contegno & La Grande Bevuta

Le titre de cette chanson de Michele Contegno pose une question de traduction. Faut-il traduire « Caladrones a.D. 1636 » ou laisser cette curieuse dénomination baigner dans son mystère ? Après réflexion, mais a-t-il raison, Marco Valdo M.I. pense que les Caladrones doivent être les relations, les chroniques que tenaient les Jésuites espagnols pour l'année 1636. Voir le petit texte en latin à la fin de la chanson :
« Unus Papa non-Urbanus,
unus rex non-Christianus
et cardinalis infernalis,
frater Joseph consodalis… »
et la note qui l'explicite :
Il s'agit d'une partie d'une strophe satirique tirée des relations des jésuites sur l'Espagne du dix-septième siècle. La chansonnette fait allusion en négatif aux puissants de l'époque : non-Urbanus est le pape Urbain VIII Barberini - Maffeo Barberini (Florence, avril 1568– Rome, 29 juillet 1644) (l'homme qui fit condamner Galilée et fit réaliser le baldaquin de Saint-Pierre); un roi non-chrétien (rex non-christianus) est le roi de France « christianissime » Henri IV, roi de France et de Navarre - né Henri de Bourbon (Pau – 1553 – Paris 1610) (l'homme de l'Édit de Nantes, de « Paris vaut bien une messe », celui qui pensa jusqu'à cinquante ans que c'était un os, bref, l'homme de la poule au pot et qu'il faut comprendre selon certains, comme l'homme de la poule au pieu); le cardinalis infernalis – il s'agit de Richelieu (en effet, Cardinal et infernal) quant au frater Joseph, François Leclerc du Tremblay, dit le père Joseph, (1577- 1638 à Rueil) dit l' « éminence grise », de la couleur de sa robe de capucin ; c'est bien le confident et conseiller, y compris militaire du Cardinal de Richelieu.


Quant au pendu présomptif, il doit être le héros du spectacle de Michele Contegno.
N'oublions pas de faire paraître les remerciements adressés à Tom Waits pour « le coq de toutes les trahisons » qui chante en introduction à la chanson.
Pour le reste, tout cela a de fortes odeurs d'Inquisition, même s'il n'y est pas directement question de bûcher. Le peuple s'apprête au grand spectacle de la pendaison, la foule se presse comme pour toutes les exécutions publiques (en ces temps-là, il n'y avait pas la télévision...). Mais il y a un happy-end : le héros s'en sort (par la fugue), ce qui est finalement assez réjouissant.
CALADRONES, A.D.1636

Il y a une grande agitation sur la place, c'est la procession.
Il y a un grand tohubohu, c'est la veille de ma pendaison.
Après la fête, l'obscurité garde la prison
La nuit est ma dernière occasion...
Et, mes jambes à mon cou, je vais fuir
vers des endroits qui ignorent mes façons,
Comme un gibier, je vais fuir
Ce destin contraire qui veut me tenir en prison !
Je traverse places, soleil, poussière, saisons.
Voleur de poules par vocation
Gagnant de quoi vivre entre larcins et trahisons
Je plume seulement ceux qui m'appellent par mon prénom...
Je vends à celui qui sait en tirer parti.
des indulgences, raccourcis pour le Paradis
La vérité devient une limite
dans le commerce, si on poursuit une haute fin !
Nomade, gitan de basse extraction
Je vends la Roue de la Commisération;
Les bouches s'ouvrent en une sincère admiration
et s'ouvrent les sacs d'argent et de rédemption...
Puis d'autres pays, de nouvelles représentations;
Et puis des tavernes, des femmes et du vin à profusion.
Dans le vin, meurt le sens de la discrétion :
Je tire grand orgueil de ma profession...
À « L'Auberge du Vieil Amour »
J'ai trop embrassé l'outre et l'hôte félon
M'a dénoncé sans détour
et ma cuite s'en est allé cuver en prison !
Il y a une grande agitation sur la place, c'est la procession.
Il y a un grand tohubohu, c'est la veille de ma pendaison.
Le coq entame le « Chant de l'Exécution »,
On ne s'est pas soucié de me donner la bénédiction.
Et, mes jambes à mon cou, je vais fuir
De ce soleil qui ne supporte pas mes façons,
La corde est déjà tendue, je vais fuir
La foule s'affole et applaudit à mon exécution !

« Unus Papa non-Urbanus,
unus rex non-Christianus
et cardinalis infernalis,
frater Joseph consodalis… »

inviata da Marco Valdo M.I. - 31/12/2008 - 16:03


Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org