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Ballata per Salvador Puig

Marco Chiavistrelli


Lingua: Italiano


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Salvador
Han matado Salvador stritolandolo pian piano
ora è ferma la sua mano ma egli è ancora qui con noi
Han matado Salvador ma è stato lui il più forte
ha sfidato quei nazisti sorridendo sulla morte
nella notte non ha pianto né lo fecero tremare
e al mattino le sorelle lui cercò di consolare
ma compagno Salvador a che cosa avrai pensato
quando il ferro criminale lentamente ti ha stroncato
Avrai visto in un momento solo la tua breve vita
ed urlato la tua rabbia con la voce ormai sfinita
Han ammazzato Salvador stritolandolo pian piano
ora è ferma la sua mano ma egli è ancora qui tra noi
Dalla cella oscura e buia non vedeva il cielo e il sole,
poi li vide da un cortile poco prima di morire,
la garrota insanguinata urla odio e vendetta,
fiori rossi sulla tomba e già esplodono le bombe,
Già i compagni nella notte a Bilbao ed a Madrid
incuranti del terrore gridan viva Salvador
Han matado Salvador stritolandolo pian piano
ora è ferma la sua mano ma egli è ancora qui tra noi.

inviata da adriana - 4/7/2008 - 15:19


Salvador Puig Antich (Barcellona, 30 maggio 1948 – Barcellona, 2 marzo 1974) è stato un anarchico catalano, militante del gruppo antifranchista MIL (Movimento Iberico di Liberazione) divenuto tristemente celebre per essere stato, unitamente al criminale comune Heinz Ches, l'ultima persona giustiziata mediante il metodo della garrota prima della fine del regime del generale Francisco Franco e della soppressione della pena capitale nel Paese iberico.
[...]
[Nel 1973] il regime franchista diede luogo ad una forte offensiva contro i militanti del MIL [appena disciolto].
Prima caddero Oriol Solé Sugranyes e Jose Luis Pons Llobet, in seguito Santi Soler che, arrestato, interrogato e torturato, finì per confessare i luoghi degli incontri clandestini dei suoi compagni. Lo stesso Santi Soler fu utilizzato come trappola dalla polizia civile per arrestare Javier Garriga: peraltro, in quell'occasione, la presenza di Puig Antich non era prevista.
L'operazione fu minuziosamente preparata il 25 settembre 1973 a Barcellona. I due anarchici furono arrestati, ma sotto il porticato di calle Gerona si scatenò una sparatoria che ebbe come conseguenza il ferimento in modo grave di Puig Antich. Ad avere la peggio fu però il subispettore Francisco Anguas Barragán, 23 anni, della Brigada Político Social, che rimase ucciso.
Puig Antich fu incarcerato con l'accusa di aver esploso i colpi che avevano causato la morte del poliziotto. Fu giudicato e condannato a morte dal Consiglio di Guerra, in un'atmosfera resa ancora più pesante dal contemporaneo attentato costato la vita al primo ministro Luis Carrero Blanco. In tutta Europa furono organizzate manifestazioni per chiedere la commutazione della pena: si distinse tra le altre la richiesta di grazia fatta da papa Paolo VI, prima con una lettera a Franco, poi, in un estremo tentativo, con una telefonata a cui sembra che il Caudillo si rifiutò di rispondere.
Puig Antich trascorse l'ultima notte nella cella 443 del Cárcel Modelo di Barcellona. Il giovane fu "garrotato" dal boia Antonio López Guerra nella sala spedizioni della prigione alle 9:40 del mattino del 2 marzo 1974.

Alessandro - 8/7/2008 - 13:01



Lingua: Francese

Version française de Marco Valdo M.I.

Le 2 mars 1974, mort de Salvador PUIG ANTICH, garrotté à la prison Model de Barcelone, à l'âge de 24 ans.
Salvador Puig Antich (Barcelone, 30 mai 1948 – Barcelone, 2 mars 1974) était un anarchiste catalan, militant du groupe antifranquiste MIL ( 'El Movimiento Ibérico de Liberación - Movimento Iberico di Liberazione).
Le M.I.L (Mouvement Ibérique de Libération), né dans les années 70, pratiquait -entre autre- l'expropriation politique, dans une Espagne étouffée sous le joug du franquisme. Ce mouvement libertaire de guérilla urbaine ne fit jamais couler le sang.
Salvador Puig Antich est arrêté le 25 septembre 1973, quelques mois après l'auto-dissolution du M.I.L, et grièvement blessé à la tête. Un sous-inspecteur de police est tué dans la confusion (sans doute par un autre policier). Le 7 janvier 1974, la peine de mort est néanmoins requise contre le jeune militant, malgré d'évidents vices de forme. Partout en Europe (et jusqu'en Argentine) on se mobilise pour demander sa libération. A Toulouse, des affrontements ont lieu devant le consulat Espagnol avec la police. Mais Puig Antich sera malgré tout garrotté. Le garrot est un instrument simple, composé d’une vis qui permet à deux morceaux de métal en forme de collier de se réunir. Suivant la vitesse que donne le bourreau, on est d’abord étouffé, puis les vertèbres cervicales sont brisées. Le terme juridique officiel était " a garrote lento" en souvenir du temps où les juges faisaient durer le supplice.
Quand il vit le garrot, il dit "même ça, c’est de la merde !" Il refusa qu’on l’attache et qu’on lui mette une cagoule. Le bourreau l'exécuta, sans bruit.
En Espagne, la réaction d’une bonne partie des travailleurs - bien que les organisations politiques n’aient guère protesté et aucunement manifesté - fut de faire grève pour montrer leur indignation. Ce fut le cas à Barcelone, à Madrid, à Valladolid.
Une troupe de théâtre catalan - celle de Boadella - reconstitua sa mort dans une pièce qui fut interdite par l’armée, en 1976-77 avec arrestation de Boadella (qui s’évada, passa en France, puis fut amnistié).
Ce fut seulement en 1978 (Francisco Paulino Hermenegildo Teódulo Franco y Bahamonde Salgado Pardo de Andrade, plus couramment appelé général Franco ou comme dit Léo Ferré et nombre d'Espagnols : FRANCO LA MUERTE (né le 4 décembre 1892 à Ferrol (Galice) était décédé le 20 novembre 1975 à Madrid ), que la famille de Salvador Puig Antich a eu le droit d’inscrire son nom sur sa tombe à Barcelone.
Parmi les membres du MIL, révoltés par cet assassinat légal, un certain Jean-Marc Rouillan allait fonder en France quelques années plus tard Action directe...
« Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place... »
Ainsi continue la guerre de libération sociale...


Chanson italienne – Ballata per Salvadore Puig Antich – Marco Chiavistrelli
Version française – Ballade pour Savaldore Puig Antich – Marco Valdo M.I. – 2008
BALLADE POUR SALVADOR PUIG ANTICH

Ils ont immolé Salvador en l'étranglant petit à petit.
À présent, sa main est roide, mais lui est encore avec nous ici
Ils ont immolé Salvador mais ce fut lui le plus fort,

Il a défié ces nazis en souriant dans sa mort.
La nuit, il n'a pas pleuré et elle ne le fit pas trembler
et au matin ses sœurs cherchèrent à le consoler.
Mais compagnon Salvador à quoi penseras-tu
quand le fer criminel t'aura lentement étouffé ?
Auras-tu revu en un moment ta vie brève
et hurlé ta rage avec ta voix désormais exténuée ?
Ils ont massacré Salvador en l'étranglant petit à petit.
À présent, sa main est roide, mais lui est encore parmi nous ici.
De la cellule obscure et sombre, il ne voyait pas le ciel ni le soleil,
Puis, il les vit d'une courette peu avant de mourir.

Le garrot ensanglanté hurle haine et vengeance.
Des fleurs rouges sur sa tombe et déjà explosent les bombes.
Déjà tes compagnons, dans la nuit à Bilbao et à Madrid,
Insoucieux de la terreur, crient Vive Salvador !

Ils ont immolé Salvador en l'étranglant petit à petit.

À présent, sa main est roide, mais lui est encore avec nous ici

inviata da Marco Valdo M.I. - 13/7/2008 - 10:05


Il giorno della sua esecuzione, erano dieci anni che nessuno più veniva garrotato, il generale Franco graziò una guardia civile condannato alla stessa pena per avere ucciso il suo capitano.

Flavio Poltronieri - 8/3/2017 - 19:13


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