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La morte

Fabrizio De André


Lingua: Italiano


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(Georges Brassens)
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fabfuma

[1967]
Testo di Fabrizio De André
Musica di Georges Brassens
Album: Volume I

Inquadratura dal Settimo sigillo di Ingmar Bergman (1957).
Inquadratura dal Settimo sigillo di Ingmar Bergman (1957).


"Sono contento che vi sia sfuggita questa canzone del grande Fabrizio! Così posso mandarvela io. Fa parte del suo primo disco." [Renato Stecca]

Per questo suo classico, De André utilizzò la musica scritta da Georges Brassens per musicare Le verger du Roi Louis di Théodore de Banville, scrivendo però un testo del tutto originale. Nel testo è possibile cogliere un chiaro influsso di Verrà la morte e avrà i tuoi occhi di Cesare Pavese.
La morte verrà all'improvviso
avrà le tue labbra e i tuoi occhi,
ti coprirà d’un velo bianco
addormentandosi al tuo fianco.

Nell'ozio, nel sonno, in battaglia
verrà senza darti avvisaglia
la morte va a colpo sicuro
non suona il corno né il tamburo.

Madonna che in limpida fonte
ristori le membra stupende
la morte non ti vedrà in faccia
avrà il tuo seno e le tue braccia.

Prelati, notabili e conti
sull'uscio piangeste ben forte;
chi ben condusse sua vita,
male sopporterà sua morte.

Straccioni che senza vergogna
portaste il cilicio o la gogna
partirvene non fu fatica,
perché la morte vi fu amica.

Guerriero che in punto di lancia
dal suolo d'Oriente alla Francia
di stragi menasti gran vanto
e fra i nemici il lutto e il pianto:

di fronte all'estrema nemica
non vale coraggio o fatica,
non serve colpirla nel cuore
perché la morte mai non muore.

Non serve colpirla nel cuore
perché la morte mai non muore.

inviata da Renato Stecca - 25/11/2007 - 14:39




Lingua: Inglese

La versione inglese di Dennis Criteser [2014]
Dal blog Fabrizio De André in English

"La morte" uses the music of “Le verger du roi Louis,” released in 1960 by the French singer/songwriter Georges Brassens, setting to music a 19th century poem by Théodore de Banville. The poem alludes to the "gardens of King Louis" - the parts of his forest that were reserved for those who were hanged, in "clusters never visited." De Andrè feared death, something he spoke about on several occasions, and death is a presence in many of his songs. The opening lines of De Andrè's lyric are quite similar to the first lines of Cesare Pavese's 1950 poem "Death Will Come and Have Your Eyes." - Dennis Criteser
DEATH

Death will come suddenly,
it will have your lips and your eyes.
It will cover you in a white veil,
sleeping on your side.

In idleness, in sleep, in battle
it will come, giving you no warning.
Death goes without fail,
sounding neither horn nor drum.

Fine lady who in clear springs
refreshes her marvelous limbs,
Death will not see you from the front,
it will have your breast and your arms.

Prelates, notables and counts,
you cried at the door right hard.
Whoever conducted his life well
will bear poorly his death.

Tramps who without shame
wore the hair shirt or mounted the pillory -
departing was not a struggle
because death was for you a friend.

Warrior who with the point of a lance,
from the soil of the Orient to France,
you boasted grandly of massacres,
and among the enemies, bereavement and weeping.

In front of the extreme enemy,
neither courage nor struggle is worthwhile.
It’s no use to strike it in the heart
because death never dies.
It’s no use to strike it in the heart
because death never dies.

inviata da Riccardo Venturi - 24/2/2016 - 09:46




Lingua: Italiano

Una riscrittura francese di Riccardo Venturi, fatta il 28 novembre 2007. Non una "traduzione" e neanche una "versione", ma una reinterpretazione.
LA MORT

La mort va arriver soudaine
s'emparant de tes yeux, tes veines
elle te couvrira d'un voil blanc
puis elle s'endormira à ton flanc.

Dans ton lit au repos ou en combat
elle vient mais ne te prévient pas.
La mort, elle avance à coup sûr
sans aucun corne ni tambour.

Belle dame qui à la source, si fière
tes membres parfaites désaltères
la mort ne te regardera pas,
elle aura ton sein et tes bras.

Vous les prélats, l'aristocratie
sur le seuil vous pleurâtes bien fort
ceux qui bien passèrent leur vie
supporteront très mal la mort.

Vous les gueux et les sans abri
qui connûtes la honte du pilori
la mort soulagea votre vie,
elle se porta avec vous en amie.

Guerrier qui en pointe de lance
des pays d'Orient à la France
apportas la mort avec orgueil,
aux ennemis les larmes, le deuil:

En face à l'ennemie suprême
quand tu seras à l'heure blême
ton courage tu l'oublieras
car la mort jamais ne mourra.

Ton courage tu l'oublieras
car la mort jamais ne mourra.

28/11/2007 - 13:24




Lingua: Francese

Version française - LA MORT – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – La Morte – Fabrizio De André (Musique de Georges Brassens) – 1967

Pour cette chanson, un classique de De André, il choisit d'utiliser la musique écrite par Georges Brassens pour Le Verger du Roi Louis de Théodore de Banville, en y proposant un texte tout-à-fait original. Dans le texte, il est possible de pressentir une influence de Verrà la morte e avrà i tuoi occhi de Cesare Pavese.

Comme tu le verras, mon ami Lucien l'âne, pour cette chanson aussi Riccardo Venturi a proposé une « réécriture », une « réinterprétation »... C'était une excellente idée et elle nous – en vérité, elle me laissait l'opportunité d'en proposer une autre version, plus proche de la chanson de De André. Comme tu le verras, on se trouve toujours devant les mêmes dilemmes : du littéral à l'évocation lointaine... entre les deux, mille façons s'offrent à l'envi. Cela dit, cette chanson sur la mort rejoint toutes celles dont Brassens parsema son répertoire : depuis Oncle Archibald aux Funérailles d'antan en passant par Le Testament, Le Codicille, le Fossoyeur et le Vieux Léon... On ne saurait les citer toutes ici...

Je te crois..., dit Lucien l'âne en hochant son grand front d'âne stirnérien.

Donc, ici, j'ai essayé de rester au plus près du texte de Fabrizio De André, tout en tentant une versification assez serrée pour rendre à mon tour un petit hommage latéral au grand Théodore de Banville, lequel est bien oublié de ces temps-ci où l'on marmonne à peu près n'importe quoi, n’importe comment du moment où l'allitération s'en va vaguer vaguement de vagissements et vagissements telles des vagues molles divaguant aux rives d'un étang moussu, du moment où elle s'en vient frapper les oreilles qui n'en peuvent, mais... Cela dit, voici juste un souvenir de Paul Verlaine et de son Art Poétique – dont Léo Ferré fit une des plus merveilleuses chansons qui soit (comme d'habitude, je cite de mémoire): « Mais qui dira les torts de la rime / quel enfant sourd ou quel nègre fou / nous a forgé ce bijou d'un sou / qui sonne creux et faux sous la lime... »
Et puis, tant qu'à faire, le voici tout entier cet Art Poétique :

« De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.

C'est des beaux yeux derrière des voiles
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est par un ciel d'automne attiédi
Le bleu fouillis des claires étoiles!

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance!
Oh! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur
Et tout cet ail de basse cuisine !

Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?

Ô qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature. »


Oh oui, dit Lucien l'âne en tendant ses oreilles comme de noirs héliotropes au cœur de l'été, c'est une bonne idée de me le déclamer ainsi tout entier... je le connais bien cet Art-là, mais j'aime aussi le retrouver qui sonne à mes oreilles d'âne.

Quant à la Camarde, nous l'attendons de pied ferme... et elle sera, à son heure, la bienvenue pour mettre un point final à cette belle aventure de la vie. En attendant Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
LA MORT

Ta mort à l'improviste viendra
Tes yeux et tes lèvres, elle prendra
Elle te couvrira d'un voile blanc
Et s'endormira à ton flanc.

À la bataille, pendant ton sommeil, dans ton congé
Elle viendra sans s'annoncer
La mort va et vient sans détour
Elle ne sonne ni du cor, ni du tambour

Madone qui dans les sources magiques
Raffermit tes membres magnifiques
Tu ne verras pas quand ta mort viendra
Elle prendra ton sein et tes bras.

Prélats, notables et marquis
Sur le seuil pleurez bien fort;
Celui qui mène bien sa vie,
Supportera mal sa mort.

Loqueteux qui sans honte
Portez le cilice ou la honte
Vous en aller ne fut pas un effort,
Car toujours vous fut amie la mort.

Guerrier qui au bout de ta lance
Du sol d'Orient à la France
Mena les massacres à grand bruit
Et sema le deuil et le pleur parmi tant d'ennemis

Face à une ennemie si fatale
Ni courage ni force ne valent
Il ne sert à rien de la frapper au cœur
Car la mort jamais ne meurt.

Il ne sert à rien de la frapper au cœur
Car la mort jamais ne meurt.

inviata da Marco Valdo M.I. - 22/8/2010 - 00:51




Lingua: Spagnolo

Versione spagnola di Santiago
LA MUERTE

La muerte vendrá de improviso
tendrá tus labios y tus ojos,
te cubrirá de un velo blanco
adormeciéndose a tu lado.

En el ocio, en el sueño, en batalla
vendrá sin darte indicios
la muerte va a golpe seguro
no toca el cuerno ni el tambor.

Señora que en clara fuente
reparas los maravillosos miembros
la muerte no te mirará a la cara
tendrá tu pecho y tus brazos.

Prelados, notables y condes
en el umbral lloraron bien fuerte;
quien bien maneja su vida,
mal soportará su muerte.

Mendigos que sin avergonzarse
llevaron el cilicio o la picota
partir no les fue fatigoso,
porque la muerte les fue amiga.

Guerrero que, a punta de lanza,
del suelo de Oriente a la Francia,
de estragos sembraste gran gloria
y entre los enemigos luto y llanto:

de frente a la extrema enemiga
no vale coraje o fatiga,
no sirve golpearla en el corazón
porque la muerte nunca muere.

No sirve golpearla en el corazón
porque la muerte nunca muere.

inviata da Santiago - 3/7/2016 - 04:12




Lingua: Esperanto

Dal sito internet del gruppo esperantista di Venezia. Traduzione di Emanuele (che non conosciamo che ma ringraziamo ugualmente)
LA MORTO

La morto ja venos subite,
kun ciaj okuloj kaj lipoj;
malpeze ĝi cin blankvualos,
kaj en la dormon kun ci falos.

Dum dormo, senag' aı batalo,
ĝi venos sen ia signalo:
la mort' senhezite ja trafas,
ne vokas ĝi, nek tamburfrapas.

Dieca virin' en font' hela
cin mem refaranta plej bela,
la mort' eĉ al ci donos tuŝon;
rabos ĝi l' mamojn kaj la buŝon.

Ĉefpastroj, markizoj, reĝidoj,
tra l' pordo vi ploris ŝafide;
por ĉiuj fidolĉegvivintoj
morti ja estos tre acide.

Ho homoj senhavaj, nehonte
portintaj katenojn ploronte,
eliri vin ne suferigis
ĉar ja la mort' al vi amikis.

Kavalerian', ci per lanco,
el orientgrund' ĝis Provenco,
fiere disdonis mortpikojn
ploraĉigante l' malamikojn,

sed kontraŭ la finmalamiko
nuliĝas de l' forto l' efiko:
lancpik' nepre ne fruktoportas,
ĉar ja la mort' neniam mortas.

inviata da Nicola Ruggiero - 28/11/2007 - 02:06


Una curiosità: il "Volume 1" uscito nel giugno del 1967, è stato in assoluto il primo disco in Italia a contenere nella copertina i testi di tutte le canzoni...a dire il vero, vendette anche molto bene (oltre le 60.000 copie) piazzandosi quell'anno al secondo posto nelle classifiche, dietro........
Gianni Morandi!

Flavio Poltronieri - 14/12/2015 - 22:07



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