Lingua   

Schnee zu Ostern

Cochise


Lingua: Tedesco



[1984]
In Die Erde war nicht immer so, album dei Cochise, folk-rock band si Dortmund attiva tra il 1979 ed il 1988

Die Erde war nicht immer so
Der erste Tag dieser Reise
Führte mich in die Vergangenheit
Mit Bildern und Schildern
Und toten Gesichtern
Zeichen der Vergessenheit
Der Sturm war kalt und der Regen nervte
Ich warf einen letzten Blick
In die Runde einer längst vergangenen Zeit
Ich wusste, ich komm nie mehr zurück!

Am zweiten Tag war's wie's immer war
Mit Dreck und Beton und Abgasen
Meine neue Heimat auf der Autobahn
Kein Blick zurück und nur rasen
Die unendliche Schnur durch ein sterbenes Land
Das emsig sein eigenes Grab aushebt
Über tote Flüsse und durch tote Wälder
Wo der Modergeruch längst herweht!

Schnee zu Ostern
Schnee zu Ostern
Panzer rollen durch ein Dorf
Kinder am Straßenrand winken
Häuser scheinen zu erzittern
Schnee zu Ostern
Schnee zu Ostern

Der dritte Tag führte ins Reservat
Wo man glaubt dass die Welt noch heil ist
Wir schweben über's Wasser und leben den Traum
Der Idylle, die längst nicht mehr da ist
Bussarde kreisen zwischen Bäumen und Himmel
Ein Reiher steht einsam und wartet,
Wir atmen leicht im Rhythmus der Zeit
Eine Ewigkeit bis er dann startet!

Am vierten Tag zur Startbahnmauer aus Beton
Mit Steinen der Ohnmacht in den Händen
Ein verwüsteter Wald, ein zerrissenes Land
Mit Steckbrief und Parolen an den Wänden
Die Sonne schien heiß und die Augen verbrannten
Die Luft fiel zu schwer von dem Giftgas
Ein ätzender Nebel auf unserm Rückweg
Weit weg fielen wir müde ins Gras.

Schnee zu Ostern
Schnee zu Ostern
Wasserwerfer hinter der Mauer
Kinder heulen vom Tränengas
Bäume scheinen zu erzittern
Schnee zu Ostern
Schnee zu Ostern

inviata da Bernart Bartleby - 3/2/2018 - 21:38



Lingua: Francese

Version française – NEIGE À PÂQUES ! – Marco Valdo M.I. – 2018
Chanson allemande – Schnee zu Ostern – Cochise – 1984

Dialogue maïeutique
route neige


Lors donc, Lucien l’âne mon ami, sans être vraiment à Pâques, nous avons la neige et d’ailleurs, Pâques ne devrait plus tarder. Ça dépend de la Lune, paraît-il.

Oh, dit Lucien l’âne, moi, je m’en fous. Cette histoire de Lune, c’est complètement farfelu ; pour moi qu’elle soit pleine ou vide, ça me laisse froid. Qu’elle tombe quand elle veut, ce qui m’importe vraiment, c’est que Pâques ou non, c’est de savoir quand vient le printemps et ça c’est simple, c’est le 21 mars et tous les ans, encore bien. Le printemps, c’est du solide, Pâques, c’est du nébuleux. Donc, comme Pâques dépend de la Lune après la venue du printemps, ni l’un ni l’autre conséquemment, ne devraient plus tarder exagérément, même si d’ici là, on a encore droit à un peu et pourquoi pas, beaucoup de neige. Il faut dire que comme son ami le gel, elle se faisait rare ces dernières années. Les jours s’allongent et c’est l’essentiel. Cependant, avec toutes considérations météorologiques, on s’égare et on ne sait toujours rien de la chanson.

Pas tout à fait, Lucien l’âne mon ami, car nous avons ainsi dit tout ce qu’on pouvait dire du titre. Maintenant, la chanson raconte un voyage de 4 jours qui traverse l’Allemagne (celle des années 80) et en fait un portrait en 4 tableaux, tous aussi sinistre l’un que l’autre : premier tableau :un dernier coup d’œil à un passé sur lequel il vaut mieux ne pas revenir ; un deuxième tableau : une percée rapide par autoroute d’un pays en voie de décomposition ; un troisième tableau : le passage dans une réserve qui semble être l’antichambre de la mort et un quatrième tableau final, où les voyageurs s’effondrent, asphyxiés.

Quelle terrible vision que celle-là, conclut Lucien l’âne. C’était il y a longtemps déjà ; que diraient-ils aujourd’hui ? En attendant, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde irrespirable, irritable, autodestructeur et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
NEIGE À PÂQUES !

Le premier jour de ce voyage
M’a conduit dans le passé
Avec des peintures, des images
Et des visages de trépassés ;
Signes de l’oubli :
Le froid, l’orage
Et la pluie pleine d’ennui.
J’ai jeté un dernier regard
Aux vestiges d’un temps disparu
Et depuis longtemps révolu ;
Je savais que plus jamais
Je ne reviendrais !

Le deuxième jour,
C’était comme toujours,
Partout, la saleté et le ciment
Et des gaz d’échappement
Sur l’autoroute, ma nouvelle patrie.
Pas de regard en arrière
Et sur ce ruban infini foncer au travers
D’un pays à l’agonie
Qui creuse lui-même sa propre tombe
Sur des fleuves morts et des forêts mortes
Où l’odeur de décomposition du présent
Règne depuis longtemps !

Neige à Pâques !
Neige à Pâques !
Les chars traversent un village ;
Sur le bas-côté, les enfants saluent ;
Les maisons tremblent ;
Neige à Pâques !
Neige à Pâques !

Le troisième jour nous mena
Au sein de la réserve,
Un lieu où on croit
Que le monde est encore en bon état.
Nous flottions sur l’eau et vivions le rêve –
Une idylle, qui depuis longtemps n’est plus là.
Des buses tournoient entre les arbres et les cieux,
Un héron solitaire attend,
Nous respirons au rythme
Facile du temps.
L’éternité commence
À ce moment !

Le quatrième jour sur le béton
De la piste de décollage des avions,
Avec dans les mains, les pierres de l’impuissance,
Une forêt ravagée, un pays déchiré
Avec sur le mur, un avis de recherche.
Le soleil a chauffé,
Les yeux brûlés par le gaz toxique.
L’air était trop dur à respirer ;
Sur notre chemin pour rentrer
Planait un brouillard caustique,
Nous sommes tombés
Dans l’herbe, épuisés.

Neige à Pâques !
Neige à Pâques !
Le Mur, canon à eau derrière ;
Gaz lacrymogène : les enfants pleurent ;
Les arbres tremblent ;
Neige à Pâques !
Neige à Pâques !

inviata da Marco Valdo M.I. - 1/3/2018 - 18:30



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