Lingua   

Es war ein Kind in Birkenau

anonimo


Lingua: Tedesco



Come Ich singe ein zweckloses Lied (Das Lied vom Kind das der Mutter sein letztes Brot geschenkt hat), anche questa poesia/canzone sembra tratta da “Auschwitz-Kinderlieder”, un volumetto semi sconosciuto pubblicato nel 1990 dalla casa editrice Donat Verlag. L’autore volle espressamente restare anonimo ma evidentemente dell’universo concentrazionario nazista sapeva molto, non sappiamo se per esperienza diretta o per la profonda conoscenza di testimoni superstiti.

Auschwitz-Kinderlieder

Il testo io l’ho trovato sul sito Chants Protestants, curato da Yves Kéler, pastore luterano francese dell’Alsazia, che però non cita la fonte originaria.

Questo il suo commento a “C’è un bambino a Birkenau”, un brano che riecheggia o, meglio, la cui eco risuona nell’incipit e nel tema di fondo di Auschwitz (Canzone del bambino nel vento) di Francesco Guccini:

La mélodie
La mélodie employée pour ce chant est moderne. Y avait-il une mélodie au départ ? Ce n’est pas exclu, le chant sonnant comme une ballade.

Le texte
Le texte est anonyme et la date de son écriture incertaine. On peut le situer entre 1942 et 1945, dates de l’existence du camp d’Auschwitz, probablement pas du début puisque l’auteur dit que de nombreux enfants et adultes ont passé par la cheminée et qu’il fallait donc du recul. Qui est l’auteur ? Probablement un juif à cause de la thématique développée. D’après le style et les tournures, ce serait plutôt un homme.

Le texte du chant est dans la tradition juive du « Luftmensch – L’homme aérien » qui n’a pas de vraie consistance et d’identité. Il représente le juif toujours chassé, qui ne trouve pas d’hospitalité ou même de compassion. Ici la thématique est appliquée à un enfant mort, qui n’a ni tombe ni lieu que le ciel après la cheminée. Il n’est pas seul : des milliers d’enfants, d’adultes aussi puisque la mère est citée, dans un autre vent, forment un peuple juif des ombres, à la fois invisible et présent, puisqu’il se manifeste.

L’enfant mort est aussi la mauvaise conscience, de son bourreau d’abord, des chrétiens prêchi-prêchants ensuite, des intellectuels humanistes enfin. La situation se résout, mais mal, avec le dernier visité, qui retrouve son fils dans l’enfant mort : mais on ne peut pas héberger une ombre pour remplacer un mort. Le destin de l’enfant est de disparaître dans une grande flamme, qui rappelle le sacrifice du Temple et les pogroms, flamme qui est comme le passage dans le monde de Dieu.

Le poème, (ou chant ?), est une remarquable expression du génie juif et figure parmi les grands poèmes produits par les victimes du système concentrationnaire nazi.




La melodia
La melodia utilizzata è moderna. Aveva una melodia originaria? Non è escluso, visto che il canto suona come una ballata.

Il testo
Il testo è anonimo e incerta la data della scrittura. Siamo in grado di situarlo tra il 1942 e il 1945, anni in cui Auschwitz fu attivo [in realtà Auschwitz I fu inaugurato già nell’estate del 1940 e l’anno succssivo iniziò la costruzione di Auschwitz II Birkenau, pienamente operativo all’inizio del 1942, ndr], probabilmente non proprio dall’inizio, visto che l'autore dice che molti bambini e adulti sono già passati nei forni crematori. Chi è l'autore? Probabilmente un ebreo a causa del tema sviluppato. Dallo stile e dalle espressioni si direbbe piuttosto un maschio.

Il testo della canzone si situa nella tradizione ebraica del "Luftmensch - L'uomo dell'aria", che non ha alcuna reale consistenza e identità. Esso rappresenta l’Ebreo sempre cacciato, al quale non è mai data ospitalità e compassione. Qui il tema viene applicato ad un bambino morto, che non ha né tomba né un luogo altro che il cielo dopo essere passato dal camino. E non è solo: migliaia di bambini e adulti, dal momento che anche la madre è citata, formano un popolo ebraico di ombre nel vento, invisibile e pure presente, perchè si manifesta.

Il bambino morto è anche la cattiva coscienza, in primo luogo dei carnefici, ma pure dei cristiani che si limitano a pregare senza fare nulla e poi degli intellettuali che si autodefiniscono umanisti. La storia giunge a conclusione, e male: è proprio l’intellettuale che scopre nel bambino morto suo figlio. Vorrebbe confortarlo, dargli calore, ma non si può confortare l’ombra che ha sostituito il morto. Il destino del bambino è di scomparire in una grande fiamma, che ricorda il sacrificio del Tempio e i pogrom, fiamma che è come il passaggio nel mondo di Dio.

La poesia (o la canzone?) è una notevole espressione del genio ebraico e uno dei grandi poemi prodotti dalle vittime del sistema dei campi di concentramento nazista.
Es war ein Kind in Birkenau
Gegangen durch den Kamin
Dass musste jetzt im Winterwind
Am eisigen Himmel ziehn

Das kleine Kind war nicht allein
Es flogen als Asche und Rauch
Viele tote kleine Kinder mit
Und Neugeborene auch

Der Wind blies die Kinder vor sich her
Dem Kind war kalt und es fror sehr
Obwohl man es bei tausend Grad
Im Ofen eingeäschert hat

Da suchte das eisige tote Kind
Einen Ort wo es etwas Wärme findt
Es klopft an die Tür in einem Haus
Da kommt der Mördergeselle heraus

Der sieht das tote Kind und lacht
Und sagt eh er die Tür zumacht
“Vergast hat man kein einziges Kind
Schade daß es nicht mehr gewesen sind.”

Das Kind klopft an im nächsten Haus
Da sieht der gute Bürger heraus
der hat freundlich dem toten kalten
Kind eine wärmende Rede gehalten

“Was tot und vergast ist,
muss man begraben.
Der Bürger muss Ruhe und Ordnung haben,
Vergangnes vergessen,
sich der Zukunft zuwenden
Und mit Bedauern das Trauern beenden.”

Er wünscht gute Reise und gute Nacht
Und hat das Fenster zugemacht
Das kam ein Laut als ob einer schreit
Vom Kind in seiner Verlassenheit

Das eisige Kind klopft wieder an
Da steht am Fenster ein frommer Mann
Der betet gleich für das tote Kind
Und sagt ihm Gottes Wege sind
nicht unsere Wege und sein Namen
Wird durch den Tod geheiligt, Amen.
Danach hat der fromme Mann bewegt
Sich wieder in sein Bett gelegt

Da hat das Kind zu weinen begonnen
Aus seinen Augen ist Eis geronnen
Es hat Mutter gerufen und
“Hilf deinem Kind!”
Doch die Mutter flog
in einem anderen Wind

Das tote Kind in seiner Qual
Hat angeklopft ein letztes Mal
Da kommt ein progressiver Mann
Ans Fenster und fängt zu reden an

“Er empfände subjektive Sympathie
Und über Faschismustheorie
Habe er Seminare geführt
Und die toten Kinder ausdiskutiert
Die Thematik als eingeordnet verlassen
Jetzt müsse er sich
mit Aktuellem befassen.”

Aber das ist ein Wunder geschehn
Der Mann hat sein eignes Kind gesehn
In dem toten
und wolle mit seinem Leben
Ihm Schutz und Zuflucht
und Wärme geben

Auf einmal bricht in brüllenden Flammen
Der Himmel in Feuer
und Rauch zusammen
Wie das vorbei war war das Kind weg
Am Fenster blieb nur ein grauer Fleck
Der flog auch bald fort im eisigen Wind
Vielleicht war er von dem toten Kind

Es war ein Kind in Birkenau
Gegangen durch den Kamin,
Das musste jetzt im Winterwind
Am eisigen Himmel ziehn.

Das kleine Kind war nicht allein
Es flogen als Asche und Rauch
Viele tote kleine Kinder mit
Und Neugeborene auch

inviata da Bernart Bartleby - 26/1/2016 - 14:16




Lingua: Francese

Traduzione francese di Yves Kéler da Chants Protestants
C’est un enfant de Birkenau,
Passé par la cheminée,
Qui devait au vent d’hiver
Voler au ciel glacé.

L’enfant, petit, n’était pas seul
Volaient en cendre et en fumée
Beaucoup d’enfants petits et morts,
Aussi des nouveau-nés.

Le vent poussait les enfants devant lui.
L’enfant avait froid et gelait,
Alors que par mille degrés
Au four on l’avait incinéré.

Alors l’enfant mort glacé chercha
Un lieu pour échapper au froid.
Il frappe à la porte d’une maison :
En sort son meurtrier du fond.

Il vit l’enfant mort et il rit,
Et dit avant de fermer l’huis :
« On n’a gazé aucun enfant :
Dommage qu’ils n’étaient pas autant ! »

L’enfant frappe à l’autre maison :
Un citoyen regarde, l’air bon,
Et tient à l’enfant mort et froid
Un chaud discours, ça va de soi :

« Ce qui est mort et fut gazé,
Il faut l’enterrer.
Le citoyen veut l’ordre et la paix,
Oublier le passé,
Se tourner vers l’avenir,
Avec regret, mais en finir. »

Il a souhaité bonne nuit, bon vent,
Et a refermé son volet.
Il y eut un cri très strident
De l’enfant abandonné.

L’enfant glacé frappe à nouveau.
Un homme pieux s’est présenté,
Qui prie pour l’enfant mort, d’emblée,
Et dit que les sentiers de Dieu
Ne sont pas nos chemins, et que son nom
Par sa mort sera sanctifié. Amen.
Et l’homme pieux s’est recouché,
Emu, dans son nid douillet.

Alors l’enfant s’est mis à pleurer,
De ses yeux la glace a coulé.
Il a appelé sa mère :
« Aide ton enfant ! »
Mais la mère volait
Dans un autre vent.

Dans sa souffrance l’enfant mort
A frappé pour finir au dernier port.
Alors erst arrivé un progressiste
Qui prononça un discours humaniste :

« Il éprouve une subjective sympathie.
Sur le fascisme et sa théorie,
Il a parlé et disputé
Et sur les enfants morts a discuté.
Il a rangé cette thématique.
Il lui faut maintenant
S’occuper de choses pratiques. »

Mais là un miracle s’est produit :
L’homme a vu son propre petit
Dans l’enfant mort.
Et il veut de tout son corps
Lui donner du réconfort
et de la chaleur.

Tout à coup, des hurlantes flammes
Mettent le ciel
En feu et en fumée,
Après quoi l’enfant disparut.
A la fenêtre une tache grise,
Qui s’évanouit dans le vent fort,
Peut-être une trace de l’enfant mort.

C’est un enfant de Birkenau,
Passé par la cheminée,
Qui devait au vent d’hiver
Voler au ciel glacé.

L’enfant, petit, n’était pas seul
Volaient en cendre et en fumée
Beaucoup d’enfants petits et morts,
Aussi des nouveau-nés.

inviata da Bernart Bartleby - 26/1/2016 - 14:23




Lingua: Esperanto

Traduzione in esperanto di Cezar da SAT Kulturo, dove si afferma che il titolo tedesco del brano sia “Das tote Kind, das sich wärmen wollte”.
FLUGIS INFAN’ EN BIRKENAŬ (LA KANTO PRI LA MORTA INFANO, KIU VOLIS VARMIGI SIN)

Flugis infan’ en Birkenaŭ
tra kamentub’ ĉe la fin’.
Tio devis nun en vintro en vent’
en frida frost’ movi sin.

La infanet’ ne estis sola.
Kunflugis en cindrofum’
multaj pliaj post ĉi murd’ kun ĝi,
eĉ novnaskitoj, en brum’.

Frostvent’ blovis al ĉiuj, ho ve.
La infaneto tremis tre,
kvankam ĝi brulis en la forn’
ardega ĝis la cindroform’.

Nun serĉas la frosttrema infanet’
lokon kun varmo kaj kviet’.
Ĝi frapas ĉe domo je la pord’.
Elvenis jen la murdisto sen vort’.

Li ridas pri l’ infan’.
La pordon klakfermas per man’ :
„Neniam mortis infan’ en gas’.
Aĉas nur, ke ne pli mortis de l’ fatras’ !“

La infan’ frapas plu ĉe dom’.
Elvenas bona civita hom’.
Al la morta infan’ kapable
li parolis tre varme afable.

"Eĉ la gasmortigit’
entombu en lit’.
Por burĝo pac’ kaj ordo rekomendas.
Forgesi ni devas
kaj pri ordo obstinu.
Do, kun bedaŭro, funebrojn ni finu."

En frost’ la infan’ nun frapis plu,
fenestre miris vir’ pri la bru’,
tuj preĝis, ke la voj’ de Di’
ne estas nia tie ĉi.
Ke la nomo Lia kaj la sorto
estu sanktigitaj de l’ morto.
Kaj tiam la pia vir’ post dir’
plu bone dormis kun inspir’.

La infano nun plori komencas.
La ploroj kvazaŭ glacie densas.
Ĝi patrinon vokis kun plend’.
Sed patrino mem
forflugis en plia vent’.

La mortinfan’ pro la horor’
lastfoje frapis en ĉi hor’.
Alvenis progresema vir’,
fenestre parolis eĉ sen spir’.

Mi ja pensas pri vi kun simpati’,
kaj pri la faŝisma teori’
mi seminarojn gvidis eĉ mem,
findiskutis pri l’ mortinfan-problem’,
kaj la temon mi do lastfine forlasis,
pli aktuala ol ĝi
post tio min embarasis.

Jen miraklo ! En ĉi moment’
la propran infanon nun en la vent’
li ekvidas.
Li diris al si, mi volas,
ke miavive
ĝi ne plu solas.

Sed nun la ĉiel’ kun kria flamo
disrompas en fajro
en fuma dramo.
De l’ infanet’ ne restis eĉ spur’.
Makul’ fenestre ja restis nur.
Ĝi tuj forflugis en frida vent’.
Ĉu ĝi, la infanrekrement’ ?

Flugis infan’ en Birkenaŭ
tra kamentub’ je la fin’.
Tio devis do en vintro en vent’
en frida frost’ movi sin.

La infanet’ ne estis sola.
Kunflugis en cindrofum’
multaj pliaj post ĉi murd’ kun ĝi,
eĉ novnaskitoj, en brum’.

inviata da Bernart Bartleby - 26/1/2016 - 14:38



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