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Brave Margot

Georges Brassens


Lingua: Francese

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Patachou, première interprète "Brave Margot" de Georges Brassens. Séquence extraite du film de Jean Boyer, "Femmes de Paris". (1953) :


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brasschat
[1952]
Chanson française – Brave Margot – Georges Brassens – 1952
Paroles et Musique: Georges Brassens – 1952

  Vierge allaitant l'enfant, 1515  Lucas Müller CRANACH
Vierge allaitant l'enfant, 1515 Lucas Müller CRANACH


Mon ami Lucien l’âne, il te souviendra que l’autre jour, j’ai inséré ici-même une chanson de ma composition consacrée à Carlo Levi, confiné politique à Aliano en Lucanie et intitulée : Au-delà d’Eboli.
À cette occasion, je t’avais indiqué qu’il s’agissait d’une parodie d’une chanson de Georges Brassens, de Tonton Georges, chanson connue de tous les enfants de France et de Navarre (ou presque) et sans doute bien au-delà, vu qu’il doit bien en exister des versions italienne(s), espagnole(s) et même dans d’autres langues.

Je me souviens parfaitement de la circonstance et je peux même donner le titre de la chanson qui est « Brave Margot ». Une très jolie chanson… Qui soit dit en passant a dû résonner souvent aux oreilles de la chanteuse italienne homonyme, in arte "Margot", Margherita Galante Garrone, fille de Carlo Galante Garrone, proche de Carlo Levi depuis les débuts de la lutte antifasciste.

En effet, j’imagine que les amis des Cantacronache ont dû lui faire entendre bien des fois cette canzone ; c’étaient des gens plein d’humour ; il suffit de voir l’hymne national qu’ils ont concocté pour les « fratelli d’Italia » … Enfin, je n’y étais pas. Cependant, c’est une très jolie canzone et c’est aussi bien autre chose. C’est une chanson qui, l’air de rien, dénonce la violence faite aux femmes. On va lui tuer son chat à cette jeune bergère parce que les mégères ne supportent pas qu’elle recueille le petit animal contre son sein et que leurs hommes la regarde allaiter. A-t-on idée de pareille barbarie ? On comprend tout de suite que le chat n’est qu’un symbole et qu’en réalité, si on les laissait faire, elles la lapideraient cette jolie fille. J’ai même connaissance de gens qui veulent interdire aux mères d’allaiter en public.

Si ça les dérange, rien ne les empêche de regarder ailleurs ou de fermer les yeux. La pudibonderie est un prétexte pour écraser la beauté qui dérange, pour imposer les interdits religieux ou les obligations religieuses, interdire ou obliger : c’est du pareil au même. Il s’agit de voiler la beauté… Elle pourrait rendre les gens heureux. De André l’avait bien compris qui avait écrit Bouche de Rose (Bocca di Rosa), sorte de variation sur le thème de Margot. C’est aussi une chanson qui dénonce la violence assassine contre les animaux. C’est une chanson qui dénonce le lynchage, le comportement de meute, l’institution de la victime expiatoire, l’enfermement des femmes… Bref, une chanson libertaire, anti-autoritaire et antireligieuse.

Tu as raison, Marco Valdo M.I. mon ami, ces femmes sont folles et méchantes et nous n’avions pas pour rien inséré ici «La Déclaration Universelle des droits de l’âne », dont la première interprétation chantée est la version polonaise de et par Krzysiek Wrona. Qu’il en soit ici remercié et couvert de fleurs de la tête aux pieds. D’ailleurs, Georges Brassens n’en pensait pas moins que ces femmes fussent méchantes de s’en prendre à un chat, lui qui disait dans une autre chanson :

«  Mais que jamais — mort de mon âme,
Jamais, il ne fouette mes chats.

S´il fouette mes chats, il y a un fantôme
Qui viendra le persécuter. »


Et il avait raison, ces femmes mériteraient que le fantôme du lac ou le fantôme de l’oncle Gaétan les poursuive toutes les nuits de leur triste vie.

A-t-on idée de s’en prendre à un chat pour une raison aussi futile et stupide que la jalousie ? Le mieux qu’elles auraient eu à faire eût été de réagir comme Mimie, l’amie de mon ami Fernand…

Et qu’est-ce qu’elle a fait Mimie, l’amie de ton ami Fernand ?, demande Lucien l’âne passablement éberlué.

Eh bien, figure-toi que Mimie laissait Fernand zyeuter tout ce qu’il pouvait (et il pouvait beaucoup) et même des bien plus jeunes qu’elle ; tant qu’il voulait qu’il pouvait zyeuter le Fernand et la Mimie le regardait zyeuter en disant : « Tout ça, c’est de l’avance à l’allumage », comprenez : « Ça stimule Fernand et c’est moi qui en profite, finalement. »

Une femme sage, cette Mimie, l’amie de ton ami Fernand. J’espère que Fernand l’était autant. Enfin, écoutons cette chanson et reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde voyeur, stupide, brutal, lapideur et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
Margoton la jeune bergère
Trouvant dans l’herbe un petit chat,
Qui venait de perdre sa mère,
L’adopta.
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein ;
C’était tout ce qu’elle avait pauvrette
Comme coussin.
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go ;
Émue, Margot le laissa faire,
Brave Margot.
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun,
S’en alla le dire à tout le monde
Et le lendemain.

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat,
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la la la
Et Margot, qui était simple et très sage,
Présumait que c’était pour voir son chat
Que tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la la la

Le maître d’école et ses potaches,
Le maire, le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça.
Le facteur d’ordinaire si preste
Pour voir ça, ne distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N’aurait lues.
Pour voir ça, Dieu leur pardonne,
Les enfants de chœur au milieu
Du Saint Sacrifice abandonnent
Le saint lieu.
Les gendarmes, même les gendarmes,
Qui sont par nature si ballots
Se laissaient toucher par les charmes
Du joli tableau.

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat,
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la la la
Et Margot, qui était simple et très sage,
Présumait que c’était pour voir son chat
Que tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la la la

Mais les autres femmes de la commune,
Privées de leurs époux, de leurs galants,
Accumulèrent la rancune
Patiemment.
Puis un jour, ivres de colère,
Elles s’armèrent de bâtons
Et farouches, elles immolèrent
Le chaton.
La bergère après bien des larmes
Pour se consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui.
Le temps passa sur les mémoires,
On oublia l’événement.
Seuls des vieux racontent encore
À leurs petits enfants.

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat,
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la la la
Et Margot, qui était simple et très sage,
Présumait que c’était pour voir son chat
Que tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la la la

inviata da Marco Valdo M.I. - 25/11/2015 - 21:19




Lingua: Italiano

La versione italiana di Pardo Fornaciari
dal CD “Porci, poveracci e vecchi malvissuti”.
Testo ripreso da Il pornografo
MARGHERITA LA PASTORELLA

Margherita la pastorella
in un prato un gattin trovò
che piangeva, era senza mamma, l’adottò
lo prese in braccio, ci aveva fame
la camicia si sbottonò
ed a dare la puppa al micio cominciò
Il gattino tutto contento
dopo la puppa s’addormentò
Margherita tutta commossa lo cullò
un sacrista di lì passava
dietro un albero la spiò
poi l’andò a dire a tutti quanti così l’indoman
Margherita allattava il gattino
e i ragazzi dal borgo vicin
eran lì per veder la scena
si scordavan d’andare a cena
ansimavano con gran lena
le mani in tasca, la lingua fuori, chissà perché

Il maestro con i suoi alunni
il bidello col direttor
si rubavano i meglio posti per osservar
l’ortolano con il lattaio
e persino i carabinier
eran tutti li’ dietro gli alberi a veder
per guardare, anche i chierichetti
dio li perdoni, per carità,
sgomitavano fra i cespugli di qua e di là
venne il sindaco con lo scrivano
anche il parroco venne a veder
e sbuffavano tutti insieme, però dal piacer

Quando Rita allattava il gattino
i ragazzi dal borgo vicin
eran lì per veder la scena
ansimavano con gran lena
si scordavan d’andare a cena
le mani in tasca, la lingua fuori, chissà perché

Ma una zitella del paese
della scena s’ingelosì
Nottetempo il micetto prese e poi lì per lì
Come furia come un’erinni
Il gattino sacrificò
Sull’altare del suo bislacco odio per l’amor
Margherita dopo un gran pianto
Per consolarsi si maritò
E da allora per lui soltanto i suoi vezzi svelò
Solo i nonni ai nipotini
La ninna nanna cantano ancor
Ricordando tempi lontani che non tornan più
quando Rita allattava il gattino
i ragazzi dal borgo vicin
eran lì per veder la scena
ansimavano con gran lena
si scordavan d’andare a cena
le mani in tasca, la lingua fuori, chissà perché

27/11/2015 - 23:58




Lingua: Italiano (Lombardo Milanese)

Versione milanese di Nanni Svampa

Nell'adattamento di Svampa lo scenario bucolico di Brassens si trasferisce alla periferia di Milano all'Ortica.
LA RITA DE L'ORTIGA

Dòpo el pont che va giò a l'Ortiga
dove ona volta gh’era on quaj praa
coi sò pegor gh'era la Rita a faj pascolà.
On bell dì ghe va adree on gattin
senza mamma e senza papà
e la Rita le ciappa in brasc e le fa ballà.
El gattin poggiaa in su ona tetta
el se tacca e’l va adree a sciuscià
ma la Rita la dis nagòtt e le lassa fà.
On barbon ch’el passava in bici
el se ferma e’l stà lì a vardà
el di adree le saveven tucc finna giò a Lambraa.

Quand la Rita con ‘vert la camisa
la ghe dava al gattin el sò latt
tucc i òmen lì in gir de l'Ortiga
eren là la la la la la la
eren là la la la la là
E siccome che lee la credeva
Ch’eren lì per vedè domà el gatt
i e vardava e la ghe sorrideva
e la cantava la la la la la
la cantava la la la là

El barista, el rappresentant,
el maester col cervellee
eren lì insemma a quatter ghisa cont el barbee
El postin che l'è vun ch'el tròtta
per vardà el consegnava pú
nanca i espress, tanto ormai nissun i avaria leggiuu.
El sacrista - Dio me ne scampi -
l'era lì cont i cereghett
se capiss che anca a sti fioeu ghe piaseva i tètt.
A vedè gh'era anca la pola
ma sta volta senza randell
a ghe n'era vun ch'el piangeva, se l'era bell!

Quand la Rita con ‘vert la camisa
la ghe dava al gattin el sò latt
tucc i òmen lì in gir de l'Ortiga
eren là la la la la la la
eren là la la la la là
E siccome che lee la credeva
Ch’eren lì per vedè domà el gatt
i e vardava e la ghe sorrideva
e la cantava la la la la la
la cantava la la la là

A on bell moment i dònn de l'Ortiga
s'inn trovaa senza nanca on òmm
e hann pensaa de fá on bel corteo in piazza del Dòmm.
Poeu pussee infolarmaa de prima
bann tiraa su tresent randej
e hinn parti per fá foeura el gatt e l'han faa a tocchej.
L'è staa inscì che la pastorella
l'è restada senza el sò gatt
el mes dòpo la s'è sposada per consolass.
E così l'è finida in glòria
quanto temp l'è passaa giamò
gh'è on quaj vecc che però sta stòria la cunta anmò:

Quand la Rita con ‘vert la camisa
la ghe dava al gattin el sò latt
tucc i òmen lì in gir de l'Ortiga
eren là la la la la la la
eren là la la la la là
E siccome che lee la credeva
Ch’eren lì per vedè domà el gatt
i e vardava e la ghe sorrideva
e la cantava la la la la la
la cantava la la la là

29/8/2017 - 21:58




Lingua: Polacco

Versione polacca di Filip Łobodziński nell'arrangiamento di Zespół Reprezentacyjny
Dalla cassetta "Śmierć za idee – ballady Georgesa Brassensa" pubblicata nel 1986.

http://1.bp.blogspot.com/-G1xfZWIFDsc/UTxnVX-nZXI/AAAAAAAABYs/TNhZsNqlvC8/s1600/DSC00567.JPG

http://jazzsoul.pl/images//2011/11/zespol_reprezentacyjny.jpg
DZIELNA MARGOT

W naszej wsi bezbronnego kotka
Znalazła w trawie raz Margot
A, że sama była sierotką,
Wzięła go.
Był malutki jeszcze, więc chciała
Jakąś poduszkę zdobyć mu,
A jedyną, jaką znalazła,
Był jej biust
Kotek wziął ją za swoją mamę
I ssać zaczął dzielną Margot,
Ona zaś ze wzruszenia nagle
Straciła głos.
Syn sołtysa właśnie przechodził,
Ujrzał rzadki obrazek ten
I poleciał z nowiną do wsi,
A na drugi dzień...

Gdy Margot stanik swój rozpinała,
By miał kotek, biedactwo, co ssać,
Biegła nas, biegła nas cała zgraja,
By popa-pa-pa-pa-pa-patrzeć,
By popa-pa-pa-pa-pa-pa,
A niewinna Margot przypuszczała,
Że do kotka, co z jej piesi ssał,
Biegła nas, biegła nas cała zgraja,
By popa-pa-pa-pa-pa-patrzeć,
By popa-pa-pa-pa-pa-pa.

Nauczyciel lekcje porzucił,
Kowal podkowy, pole kmieć
I pognali prędko na skróty
Na tę wieść.
Nasz listonosz, taki uczciwy,
Na tę wieść listy ciepnął w mig,
Których czytać i tak w tej chwili
Nie chciał nikt.
Na tę wieść, zaufawszy Bogu,
Że odpuści im grzeszną myśl,
Ministranci w lot dali nogę
W środku mszy.
Nawet gliniarz, postrach ludności,
Tak z natury tępy jak słup,
Stał opodal oszołomiony
Sceną jak ze snu.

Gdy Margot stanik swój rozpinała,
By miał kotek, biedactwo, co ssać,
Biegła nas, biegła nas cała zgraja,
By popa-pa-pa-pa-pa-patrzeć,
By popa-pa-pa-pa-pa-pa,
A niewinna Margot przypuszczała,
Że do kotka, co z jej piesi ssał,
Biegła nas, biegła nas cała zgraja,
By popa-pa-pa-pa-pa-patrzeć,
By popa-pa-pa-pa-pa-pa.

Ale w pozostałych niewiastach -
Wszak każdej zwiał i gach i mąż,
Powolutku jęła narastać
Dzika złość.
Wreszcie przyszedł we wsi dzień gniewu,
Każda chwyciła tęgi kij
I zatłukły biedne maleństwo
Z żądzy krwi.
A Margot po roku lamentów,
By się pocieszyć, wzięła ślub
I już tylko się mąż z jej wdzięków
Cieszyć mógł.
Z czasem o tym pozapominano,
Oprócz starców już mało kto
Mówi dzieciom dziś na dobranoc
O dzielnej Margot.

Gdy Margot stanik swój rozpinała,
By miał kotek, biedactwo, co ssać,
Biegła nas, biegła nas cała zgraja,
By popa-pa-pa-pa-pa-patrzeć,
By popa-pa-pa-pa-pa-pa,
A niewinna Margot przypuszczała,
Że do kotka, co z jej piesi ssał,
Biegła nas, biegła nas cała zgraja,
By popa-pa-pa-pa-pa-patrzeć,
By popa-pa-pa-pa-pa-pa.

inviata da Krzysiek Wrona - 26/11/2015 - 21:09


Il gruppo polacco "Zespół Reprezentacyjny" ha un sincero affetto per Brassens infatti oltre alla cassetta di cui ci parla Krzysiek (e di cui non ero a conoscenza)sono in possesso di due cd di traduzioni interamente a lui consacrati "Pornograf" del 1993 e "Kumple to grunt" del 2007.

Flavio Poltronieri - 26/11/2015 - 22:50


Dai, che è in pratica "Bocca di Rosa" rivisitata...

da De André

krzyś - 30/8/2017 - 00:24


E sto cazzo di Łobodziński a cominciato ultimamenta a fa un gradasso, visto che ha fatto un disco con le sue traduzioni di un certo BoB DyLaN , e sta cerchando di togliere tutti altri parolai traduttori, magari più bravi di lui, dal torno...

Ha amici in alto, allora ce la fa

E anche bene

anonimo krzyś - 30/8/2017 - 00:39



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