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1916

Tichot
Lingua: Francese


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dall'album Approchez (2004)

Tichot
23 janvier 1916
Nous souffrons comme des écorchés
Le carnage, sur la braise
Consume les désespérés
Les jours de pluie, au vent glacial
Affligent l’ardeur des soldats
Sur les sentiers, plus d’idéal
La douleur traîne ses combats

26 janvier 1916
Je pleure pour nous, ma bien-aimée
Notre amour sur la falaise
Vague sur la mer des regrets
Tes lettres tachées par le temps
Détournent la peur de mes yeux
Elles parlent des soirs de printemps
Où la Lune éclairait nos vœux

28 janvier 1916
La brume s’étend sur les morts
Les canons jamais ne se taisent
La frayeur jamais ne s’endort
Dans le couloir des premières lignes
La vie se retire à genoux
Dans ce couloir rien n’est un signe
La création crève dans la boue

29 janvier 1916
Je pleure pour nous, ma bien aimée
Les tendres nuits de la Corrèze
N’endormiront plus nos baisers
Dans les tranchées le bleu est gris
Et rien ne ressemble à ce vert
Celui que l’automne jaunit
Avant les grêlons de l’hiver

2 février 1916
Les gelés sortent de leurs draps
Lorsque la souffrance s’apaise
Les morts s’endorment dans nos bras
La peine assombrit les visages
Les larmes usent les paupières
Le froid sous son lit de nuages
Pose ses coudes sur la chair

3 février 1916
Je pleure pour nous, ma bien aimée
Les voix de notre union se taisent
Elles n’ont plus le cœur à chanter
3 février, nu sur la braise
Je souffre comme un écorché
Les champs d’horreur nappés de glaise
Te diront comme je t’ai aimée

1/3/2015 - 22:49



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