Lingua   

Einigkeit und Recht und Freiheit

Kurt Tucholsky


Lingua: Tedesco


Ti può interessare anche...

Nein
(Hanns Eisler)
November 18
(Kurt Tucholsky)
Kalifornischer Herbst
(Hanns Eisler)


[1927]
Versi di Kurt Tucholsky pubblicati - con lo pseudonimo di Theobald Tiger - il 15 marzo 1927 su “Die Weltbühne”.
Musica di Hanns Eisler
Interpretata da Sylvia Anders nel disco “Hanns Eisler: Hollywood~Elegien Und Andere Lieder”

Hanns Eisler: Hollywood~Elegien Und Andere Lieder

“Unità, Giustizia e Libertà”, che cosa significhino per le “tribù germaniche” resta completamente sconosciuto… così Tucholsky nel 1927.
Se poi si pensa che “Einigkeit und Recht und Freiheit” è la terza strofa del “Das Lied der Deutschen” (1846), passata quasi indenne attraverso le epoche (Primo Reich, Repubblica di Weimar, Terzo Reich) e ancora oggi inno della Bundesrepublik Deutschland…
Was die Freiheit ist bei den Germanen,
die bleibt meistens schwer inkognito.
Manche sind die ewigen Untertanen,
möchten gern und können bloß nicht so.
Denn schon hundert Jahr
trifft dich immerdar
ein geduldiger Schafsblick durch die Brillen.
Doof ist doof.
Da helfen keine Pillen.

Was Justitia ist bei den Teutonen,
die hat eine Binde obenrum.
Doch sie tut die Binde gerne schonen,
und da bindt sie sie nicht immer um.
Unten winseln die
wie das liebe Vieh.
Manche glauben noch an guten Willen ...
Doof ist doof.
Da helfen keine Pillen.

Was die Einigkeit ist bei den Hiesigen,
die ist vierundzwanzigfach verteilt.
Für die Länder hat man einen riesigen
Schreibeapparat gefeilt:
Hamburg schießt beinah
sich mit Altona;
Bayern zeigt sich barsch,
ruft: «Es lebe die Republik!»
Jeder denkt nur gleich
an sein privates Reich ...
Eine Republike wider Willen.
Deutsch ist deutsch.
Da helfen keine Pillen.

inviata da Bernart Bartleby - 15/12/2014 - 11:21




Lingua: Inglese

Traduzione inglese da “Jewish Cabaret in Exile”, spettacolo musicale della New Budapest Orpheum Society.

Jewish Cabaret in Exile

Gli ultimi versi dell’ultima strofa fanno riferimento ad un testo originario parzialmente differente dalla versione sopra riportata:

Bayern zeigt sich barsch,
schreit: Leckt mich am . . . [Arsch]
Eine Republike wider Willen.
Deutsch ist deutsch. Da helfen keine Pillen.
UNITY AND JUSTICE AND FREEDOM

Whatever freedom means for the Germanic tribes
Remains completely incognito.
Many are the oppressed,
Who gladly want it, but just have no pos¬sibility.
Because already for a hundred years one takes
A patient sheepish glance through the glasses.
Stupid is stupid, and pills don’t help.

Whatever Justitia is for the Teutons,
She has a band wrapped around it.
Still, she would gladly spare the band.
So she would not always have to bind her¬self in such a way.
Those below whine like dear cattle.
Many still believe in good will.
Stupid is stupid, and pills don’t help.

Whatever unity means for people today
Is split into twenty-four parts.
For the provinces there is no giant machine for writing.
Hamburg and Altona shoot at each other;
Bavaria acts rudely and shouts: Kiss my . . . [ass]
A republic against will.
German is German, and pills don’t help.

inviata da Bernart Bartleby - 15/12/2014 - 11:22




Lingua: Francese

Version française – UNITÉ, DROIT ET LIBERTÉ – Marco Valdo M.I. – 2015
Chanson allemande – Einigkeit und Recht und Freiheit – Kurt Tucholsky – 1927
Texte de Kurt Tucholsky publié – sous le pseudonyme de Theobald Tiger – le 15 mars 1927 dans “Die Weltbühne”.
Musique de Hanns Eisler
Interprétée par Sylvia Anders in “Hanns Eisler: Hollywood~Elegien Und Andere Lieder”

« Unité, Justice et Liberté », ce qu' elles signifient pour les « tribus germaniques » reste complètement méconnu… relève ainsi Tucholsky en 1927.
Si ensuite on pense que « Einigkeit und Recht und Freiheit » est la troisième strophe du « Das Lied der Deutschen » (1846), passé tel quel à travers les époques du Premier Reich, Deuxième reich, République de Weimar, Troisième Reich et est encore aujourd'hui, l'hymne de la Bundesrepublik Deutschland…
Toutefois soigneusement amputé de ses deux premiers couplets.

Tu vois, Lucien l'âne mon ami, quand on traduit, on traduit. Et parfois, il faut quand même ajouter un mot ou l'autre. Ici, au commentaire, je viens d'ajouter : « toutefois soigneusement amputé de ses deux premiers couplets ». Et ce n'est pas sans raison. Car, figure-toi, ce fameux « Das Lied der Deutschen » commence d'une manière qui s'est révélée malencontreuse au fil du temps. Si ce « Chant des Allemands » est au départ un chant de liberté et aussi, un chant qui appelait les Allemands à transcender leurs divisions et à ainsi éviter les guerres fratricides, à mettre l'intérêt commun au-delà et au-dessus des particularismes, son premier vers a fini par le transformer en un hymne impérialiste, position qui a culminé vers 1870-71, 1914-1918 et 1933-45. Ce vers est encore connu et fait se révulser, même la plupart des Allemands, rien qu'à l'idée ; il s'agit bien évidemment de « Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt. » - Traduction : « L'Allemagne, l'Allemagne au-dessus de tout, au-dessus de tout au monde. » Donc, au début, lorsqu'elle fut écrite, cette phrase incitait les Allemands à se rassembler, à faire passer l'Allemagne, l'unité allemande au premier plan de leurs préoccupations. Par la suite, avec le rêve d'Otto, d'une Allemagne dominatrice, puissante, les mêmes mots on prit un sens plus inquiétant. Il s'agissait de dominer le monde ou en tous cas, d'y jouer un rôle dominant. On comprend dès lors beaucoup mieux l'ironique scepticisme de Tucholsky à l'égard de ce que pouvait signifier pour les Allemands de 1927, habitants d'une Allemagne unifiée où grandissait de jour en jour la « bête immonde », les deux premiers vers de la dernière strophe : « Unité et droit et liberté pour la patrie allemande. » Il en frémissait, on en frémit encore. C'est de ce frémissement, de cette sensation d'horreurs à venir que parle cette chanson.

Voyons donc la chanson et reprenons notre tâche en tissant le linceul de ce vieux monde cacochyme.


Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
UNITÉ, DROIT ET LIBERTÉ

Ce qu'est la liberté pour les Germains,
Reste un très grand mystère.
Certains sont dans une interrogation éternelle,
Même s'ils le veulent, ils n'y comprennent rien.

Car déjà cent années, jour après jour,
Imposent pour toujours
Une perspicacité patiente au travers de lunettes.
Quand on est bête, on est bête.
Aucune pilule ne peut y porter remède

La Justice chez les Teutons,
A un bandage au front.
Mais ils l'ornent volontiers,
Et là il ne reste pas toujours attaché.
D'aucuns criaillent
Comme ce cher bétail.
D'autres croient encore à une bonne volonté…
Quand on est bête, on est bête.
Aucune pilule ne peut y porter remède

Que l'unité soit avec les gens d'ici,
Cela a été dit vingt-quatre fois.
Pour les lands, on a écrit
Un énorme appareil de lois :
Hambourg tire à soi
Altona ;
La Bavière sèchement réplique :
« Vive la république ! »
Chacun ne pense en premier
Qu'à son Reich privé…
Une République à contre gré.
Quand on est Allemand, on est Allemand.
Pour cela, il n'y a pas de médicament.

inviata da Marco Valdo M.I. - 10/6/2015 - 22:01


"Deutsch ist deutsch. Da helfen keine Pillen."

E infatti, se io fossi in Tsipras e Varoufakis la finirei subito con 'sto strazio, manderei a fare in culo una volta per tutte - e davanti alle telecamere di tutto il mondo - le Merkel, gli Schäuble e gli Juncker (che sarà pure lussemburghese ma è cognome troppo simile a quello di un aereo nazista) e me ne andrei per la mia strada.

"Πολλά φιλιά και χαιρετισμούς!"

Bernart Bartleby - 10/6/2015 - 23:40



Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org