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Juste le temps de vivre (L'évadé)

Boris Vian


Lingua: Francese


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viangatto
[1954]
Paroles de Boris Vian
Musique de Jean Mengeon
Testo di Boris Vian
Musica di Jean Mengeon


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Le poème "Le temps de vivre" à été écrit en 1954. Il a été chanté, la même année, par Philippe Clay sur une musique de Jean Mengeon (pianiste).
"Le déserteur" à été également écrit en 1954, au mois de février.
Le thème principal du "Temps de Vivre" se rapproche d'un autre poème écrit en 1952: "Je voudrais pas crever", extrait d'un recueil de poèmes du même nom, publié à titre posthume, en 1962.
Les sentiments, idées exprimés par Boris Vian dans "Je voudrais pas crever" et "Le Déserteur" se retrouvent dans "Le temps de Vivre".

La poesia "Il tempo di vivere" fu scritta nel 1954. È stata cantata, lo stesso anno, da Philippe Clay sulla musica del pianista Jean Mengeon.
Anche Il disertore è stata scritta nel 1954, nel mese di febbraio.
Il tema principale del "Tempo di vivere" è simile a quello di un'altra poesia scritta nel 1952, "Non vorrei crepare", tratta dall'omonima raccolta di poesie pubblicata postuma, nel 1962.
I sentimenti e le idee espresse da Boris Vian in "Non vorrei crepare" e nel "Disertore" si ritrovano nel "Tempo di vivere".


(Introduzione all'analisi del brano che potete leggere in Le petit cahier du grand Boris Vian)
Il a dévalé la colline
ses pieds faisaient rouler les pierres
là-haut entre les quatre murs
la sirène chantait sans joie

il respirait l'odeur des arbres
il respirait de tout son corps
la lumière l'accompagnait
et lui faisait danser son ombre

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut, entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

Il respirait l'odeur des arbres
De tout son corps comme une forge
La lumière l'accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

Les canons d'acier bleu crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l'eau

Il y a plongé son visage
Il riait de joie, il a bu
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il s'est relevé pour sauter

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L'a foudroyé sur l'autre rive
Le sang et l'eau se sont mêlés

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

Le temps de rire aux assassins
Le temps d'atteindre l'autre rive
Le temps de courir vers la femme

Il avait eu le temps de vivre.

inviata da Alessandro - 4/10/2006 - 14:03



Lingua: Italiano

Versione italiana di Alessio Lega
da Sguardo mobile
L'EVASO

Ha oltrepassato la collina
i suoi piedi facevano rotolare le pietre.
Lassù, chiusa fra quattro mura
una sirena cantava senz’allegria.

Respirava l’odore degli alberi.
Respirava con tutto il corpo.
La luce lo accompagnava
e faceva danzare la sua ombra.

Purché mi lascino il tempo.
Saltava fra l’erba
ha colto due foglie gialle
sorsi di linfa e di sole.

Le canne d’acciaio blu sputavano
corte fiamme di fuoco secco.
Purché mi lascino il tempo.
E’ arrivato in riva all’acqua

vi ha immerso il viso
rideva di gioia; ha bevuto.
Purché mi lascino il tempo.
Si è rimesso in piedi per saltare.

Purché mi lascino il tempo.
Un ape di bronzo caldo
l’ha folgorato sull’altra riva
e mischiato sangue e acqua.

Aveva avuto il tempo di vedere.
Il tempo di bere al ruscello.
Il tempo di portare alla bocca
due foglie, sorsi di sole.

Il tempo di ridere agli assassini.
Il tempo di raggiungere l’altra riva.
Il tempo di andare verso la sua donna.

Aveva avuto il tempo di vivere.

inviata da Alessandro - 4/10/2006 - 22:42


la traduzione del verso "deux feuilles gorgées de soleil" non ha senso, in quanto il traduttore ha cercato sul vocabolario "gorgée" sostantivo, senza sospettare che si trattava del participio passato di "gorger" che significa rimpinzare. Scusate la pignoleria di una vecchia prof di francese.

maide bruno@libero.it - 2/5/2018 - 19:52


Vive la Polysémie libre !

Lucien l’âne mon ami, tu fais bien de poser la question de ces « deux feuilles gorgées de soleil ». Pour ce qui est de l’interprétation en l’absence de ponctuation dans le texte français, les deux interprétations se valent et mieux encore, elles veulent dire la même chose – que les deux feuilles soient gorgées de soleil ou que les deux feuilles soient substantivées en gorgées de soleil, ce qui – tout compte fait – me semble plus poétique.

Marco Valdo M.I., te voilà jouant les Vaugelas, qui mourant disait : « Je m’en vais ou je m’en vas. L’un et l’autre se dit ou se disent. » Et donc, si l’on te suit, dit Lucien l’âne, la professeure avait raison de faire la remarque et Alessandro avait raison de traduire ainsi en y plaçant la virgule.
Et « Vive la Polysémie libre ! ».

Ainsi Parlaient Marco valdo M.I. et Lucien Lane

Marco Valdo M.I. - 3/5/2018 - 11:47


Avendo a che fare sia con Boris Vian che con Alessio Lega, che il francese lo mastica benino (per la prof. Maide Bruno: si tratta di uno dei principali cantautori italiani attuali, conoscitore profondissimo della canzone d'autore francese che ha, peraltro, tradotto e cantato “in tutte le salse”, si può dire), oserei dire che la polisemia evocata da Marco Valdo M.I. sulla scorta, addirittura, di Vaugelas, è d'obbligo. Leggendo qualsiasi cosa di Boris Vian, che sia un romanzo, una canzone o qualsiasi altro, si è obbligati a tenerne sempre conto, è una cosa all'ordine del giorno. Credo che Alessio Lega abbia semplicemente operato una scelta per rendere il verso con la sua personale sensibilità poetica; è bene comunque rendersi conto delle varie possibilità (“intrise di linfa e di sole”). “Tradurre” Boris Vian poi... (lascio volutamente i punti di sospensione)

Riccardo Venturi - 4/5/2018 - 09:50


Petite correction à mes torts

Qu’Alessio Lega me pardonne (car j’ai des torts vis-à-vis de lui), j’étais un peu trop préoccupé par « la défense de la langue française » et un peu perdu entre Robert et Grévisse de sorte que j’avais omis de vérifier qui était l’auteur de cette remarquable version italienne de Boris Vian. Riccardo a bien fait de souligner mon erreur, même indirectement – sans doute par amitié, ce que je veux espérer.
Il me faut donc rendre à Alessio ce qui est à Alessio et à Alessandro ce qui lui revient : d’avoir fait connaître l’interprétation d’Alessio.

Enfin, je salue tout le monde : la « vieille prof de français » (peut-être plus jeune que moi), Alessandro, Alessio, Riccardo et les autres.

Cordial
Marco Valdo M.I.

Marco Valdo M.I. - 4/5/2018 - 14:47



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