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A Sainte-Savine

Pierre Mac Orlan
Lingua: Francese


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(Pierre Mac Orlan)


[1966]
Versi di Pierre Mac Orlan (1882-1970), scrittore francese che nell’ultima parte della sua vita scrisse anche canzoni.
Musica di Henri-Jacques Dupuy
Nella raccolta intitolata “Mémoires en chansons”
Nel repertorio della cantante Simone Bartel (1932-)



Una canzone sull’ecatombe della Grande Guerra che Pierre Mac Orlan visse drammaticamente in prima persona: richiamato già nell’estate del 1914 ed assegnato ad un reggimento di fanteria, fu ferito nel settembre 1916 durante una delle fasi della sanguinosissima battaglia della Somme…
Sainte Savine e Saint-André sono due località nel nord della Francia, rispettivamente in Champagne-Ardenne e in Alsazia, che furono assai martoriate nel corso della guerra, così come Aix-Noulette, nel Nord-Passo di Calais, e Fleury-devant-Douaumont, nella Lorena, vicino alla città di Verdun che fu teatro della famigerata, terribile battaglia del 1916 costata la vita a quasi 300.000 soldati francesi e tedeschi…

Le rat et le corbeau se guettent,
Le vieux cerf sonne dans son cor,
Le chat-huant cherche ses lunettes,
Quant au renard il fait le mort.

L’écureuil casse des noisettes,
Le lièvre tremble dans ses ribouis,
La fouin’ s‘esquive à la sauvette.
La hulotte appell’ les souris.

Le vent qui se morfond dans les plus hautes branches
S’en vient, s’en va, revient serviteur de l’oubli.
Où sont les lilas blancs des filles du dimanche
Et les tristes exploits des amants malappris?

Où sont les enfants de la rue,
Les petits voyous de Paris,
Leur adolescence fichue
Dans les préjugés de minuit?

Où est la fill’ de Sainte-Savine
Chantant dans les guinguett’s en fleurs
Pour les soldats qui prèdominent
Du premier bataillon d’chasseurs?

Le vent qui se morfond et qui miaule en sourdine
S’en vient, s’en va, revient afin de casser tout.
Où sont vos beaux yeux gris, fill’ de Sainte-Savine?
Et vous de Saint-André, où sont vos cheveux fous?

Où sont les gars du “soixantième”
Etripès au bord des chemins
Dans une gerbe d’anathèmes
Devant Fleury, près de Verdun?

Où est la vieille Bobinette
Notre petit’ chienn’ de Nancy
Qui fut tuée au bois d'Aix-Noulette
Et pleurée par tous ses amis?

Le vent qui se morfond dans les fentes des portes
Ranime nos tourments et nous prend par la main
Il va, il vient chargé de tout ce qu’il emporte
Pour passer la soirée devant un poêle éteint.

inviata da Bernart - 19/11/2013 - 16:47



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