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Hélas ! quelle douleur‎

Gaston Couté
Lingua: Francese


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‎[1911]‎
Scritta da Gaston Couté pochi giorni prima di morire.‎
Pubblicata sulla rivista “La Guerre Sociale”, fondata nel 1906 e diretta da Gustave Hervé (1871-‎‎1944, personaggio contradditorio che fu prima socialista rivoluzionario e poi simpatizzante ‎nazifascista).‎
Nella raccolta “La chanson d'un gâs qu'a mal tourné”, le opere complete di Gaston Couté pubblicate ‎in cinque volumi dalle edizioni “Le vent du ch'min” tra il 1976 ed il 1977 e riedite nel 2013 dalle ‎edizioni “La Matière Noire” (“Hélas ! quelle douleur” si trova nel quarto volume).‎

La chanson d'un gâs qu'a mal tourné

La sua ultima canzone il grande poeta e cantautore libertario la dedicò ad alcuni “flic” che nel ‎reprimere una manifestazione operaia indetta in occasione del 1° Maggio “caddero, vittime del ‎dovere”…‎
Su “La Guerre Sociale” (numero del 17 maggio 1911) il testo della canzone era accompagnato dalla ‎seguente nota esplicativa:‎
“Faralicq, Guillaume, Portenseigne: policiers présents lors du 1" mai 1911.‎
Faralicq, officier de paix, reçut de la part d'un manifestant un coup de matraque qui lui valut... une ‎otite! Guillaume, officier de paix, fut blessé d'un coup de couteau. Portenseigne, agent cycliste, ‎‎«dans la peau duquel un stylet fut oublié le 1er mai»…”




Gaston Couté morì il 28 giugno dello stesso anno, non senza aver ricevuto l’ennesima ed ultima ‎denuncia per vilipendio all’autorità costituita…‎
Hélas ! quelle douleur
Emplit mon cœur
Et de moi s'empare ;‎
Hélas ! quelle douleur
Emplit mon cœur
Devant tant d'malheurs !‎
J'ai perdu (mon cas n'est pas rare !)‎
Mon mouchoir parmi la bagarre...‎
Hélas ! plus de mouchoir
Pour pleurer c'soir
Les «victim's du d'voir»‎
‎ ‎
O brav' Faralicq,‎
L'plus doux des flics
Et tellement bête !‎
O brav' Faralicq,‎
Toi le 'plus chic
Des cogn's et des flics !‎
On a voulu voir si ta tête
Etait d'bois, comme on le répète…‎
Mais j'n'ai plus d'mouchoir
Pour pleurer c'soir ‎
Les « victim's » du d'voir !‎
‎ ‎
Guillaume' t'as pris tantôt
Un coup d'couteau
Entre les épaules
Guillaum' t'as pris tantôt
Un coup d'couteau :‎
Ça fait froid dans l'dos !‎
En songeant à ton sort pas drôle
Y a de quoi pleurer comme un saule
Mais j'n'ai plus d'mouchoir
Pour pleurer c'soir
Les «victim's du d'voir»‎
‎ ‎
Ah ! mon Dieu ! te voilà
Dans quel état :‎
Pauvre Portenseigne
Ah ! mon Dieu, te voilà
Dans quel état ?‎
Presque chocolat !‎
T'es couvert de blessur's qui saignent :‎
Attends un peu que je te plaigne
Je n'ai plus d'mouchoir
Pour pleurer c'soir
Les «victim's du d'voir»‎
‎ ‎
Sinistres policiers
Vous qui cogniez
Sur nous sans relâche
Sinistres policiers
Vous qui cogniez
Sur nous sans pitié,‎
Vous pouvez crever, tas de vaches,‎
On n'pleur' pas les brut's et les lâches !‎
Je n'ai plus d'mouchoir
Pour pleurer c'soir
Les «victim's du d'voir»‎

inviata da Bernart - 26/8/2013 - 14:13



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