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La fin du monde

Claude Semal


Lingua: Francese


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(Marco Valdo M.I.)
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(Raoul Vaneigem)


[2012]
Paroles et musique: Claude Semal
Testo e musica: Claude Semal

claudesemal


La consiglierei a tutti una giratina sul sito di Claude Semal. Di solito non perdo occasione per dire che a me i belgi stanno oltremodo simpatici ; e, del resto, questo sito è « belgizzato » non poco grazie all'impareggiabile Marco Valdo M.I. (e, se tanto mi dà tanto, sospetto che i due, dico Marco Valdo e Claude Semal, si conoscano ; non ho niente per dirlo, ma è una mia impressione). Continuo poi con l'annoverare un belga, Raoul Vaneigem, tra i miei compagni di strada più importanti. In ultimo, poiché ho abitato per un po' a tre chilometri di distanza dal Belgio, e ci ho una certa consuetudine sia dalle parti della foresta di Condé, sia da quelle delle Ardenne (sempre foreste sono...), quando ho la bocca amara provo a ricordarmi il sapore della birra e del cioccolato, I'm sorry for Switzerland but. Non ho nominato di proposito Jacques Brel, a proposito del quale lo stesso Claude Semal si chiede se sia possibile continuare ad essere un cantante « brelga ». Resta il fatto che 'sto Semal ci ha, così almeno mi sembra, la « belgitudine » migliore dentro, come s'avrà modo di sviscerare in futuro perché non è certo finita qui. Quella « belgitudine » fatta di umorismo garbato quanto carognesco, e disilluso quanto, al tempo stesso, disperatamente alla ricerca di nuove ragioni per illudersi. Quella « belgitudine » fatta di amore e rimpianto per la particolarità belga, che era una particolarità priva di stupidi nazionalismi fascistoidi che, negli ultimi tempi, si sono sviluppati a dismisura trovando terreno di coltura proprio nel paese che ospita le istituzioni di un' « Europa » che, proprio ora, mostra tutta la sua criminale inconsistenza al servizio dei potentati economici. Evviva Claude Semal, insomma ; questo piccolo signore di mezz'età (è del 1954 e dico questo con espressione preoccupata dato che ha soltanto nove anni più di me e mi vedo già a sessant'anni con i capelli legati a coda di cavallo...) mi pare aver capito bene un sacco di cose, senza nessun timore di dirlo in maniera gentilmente asperrima, sorridentemente agra.

Prendiamo ad esempio questa canzoncina sulla « fine del mondo » : come tutti sappiamo, ci siamo passati di recente, esattamente il 21 dicembre 2012 (data riportata anche sul video della canzone). La « profezia Maya » non ha funzionato molto bene, eh; e pensare quante cose avrebbe risolto, in Belgio come in Italia e dappertutto. Ci saremmo risparmiati i Vlaams Belang, i beppegrilli, gli spread, gli assassinii di Cipro, le fidanzate di Berlusconi e quant'altro ; ma che importa ? Assisi su un « monte rotondo », continuiamo tranquilli a sdilinquirci d'amòr e, pourquoi pas, a martorizzarci d'onanismi varij su Facebook, quella cosa che « dipende l'uso che se ne fa ». Claude Semal, nella canzone, enuncia però tutta una serie di piccole cose dalle quali appare che, in realtà, per la fine del mondo non servono certamente i Maya con le loro profezie del cazzo : la fine del mondo è ogni giorno. Anzi, si potrebbe dire che il mondo è già finito, e da un po'. Pazienza. Se ne rifarà un altro. Che sarà mai ! [RV]
Les rois maudits de Carcassonne
Les guerriers de l’apocalypse
Les prophéties des « protest songs »
Sur la mort du capitalisme
La mer au pétrole au mercure
Le sel dans les champs maraîchers
Et l’or mêlé au cyanure
Dans les rivières asséchées
Et moi j’attends la fin du monde
La joue contre ton cœur
En haut d’une montagne ronde
Sans même avoir peur

Djihad ou G.I.’s — Moyen-âge
Télés bibles dominicales
Les poignets tranchés à la hache
Ou les frappes chirurgicales
Les croisades imaginaires
De Superman contre les trolls
Et les guerres humanitaires
Au-dessus des champs pétrole
Et moi j’attends la fin du monde
La joue contre ton cœur
En haut d’une montagne ronde
Sans même avoir peur

La Dette et la Bourse turbulent
Des Twin Towers en Somalie
Pendant que quelques somnambules
Causent dipterosodomie
Grand Bal du Rat Mort à Bruxelles
Bouquet final à l’Atomium
Des myriades de sauterelles
Des miasmes de plutonium
Et moi j’attends la fin du monde
La joue contre ton cœur
En haut d’une montagne ronde
Sans même avoir peur

A l’infini le long des plages
Roulent d’étranges otaries
Cent mille crabes nécrophages
Hantent l’estran du tsunami
Il pleut des grappes de carouges
Le sol s’ouvre à Fukushima
Il neige des flocons orange
Sur les joues du Fuji-Yama
Et moi j’attends la fin du monde
La joue contre ton cœur
La bouche contre ta peau blonde
Sans même avoir peur

Moi j’attends la fin de leur monde
La joue contre ton cœur
La bouche contre ta peau blonde
Sans même avoir peur.

inviata da Riccardo Venturi - 25/3/2013 - 09:52



Lingua: Italiano

Traduzione italiana di Riccardo Venturi
25 marzo 2013
LA FINE DEL MONDO

I re maledetti di Carcassonne
i guerrieri dell'Apocalisse
le profezie delle « protest songs »
sulla morte del capitalismo
il mare al petrolio e al mercurio
il sale nei terreni agricoli
e l'oro mescolato al cianuro
nei fiumi inariditi
e io aspetto la fine del mondo
accoccolato sul tuo cuore
sopra una montagna rotonda
senza nemmeno aver paura

Jihad o G.I., medioevo,
telebibbie domenicali
polsi tranciati con l'accetta
o gli attacchi chirurgici
le crociate immaginarie
di Superman contro i troll
e le guerre umanitarie
sui terreni petroliferi
e io aspetto la fine del mondo
accoccolato sul tuo cuore
sopra una montagna rotonda
senza nemmeno aver paura

Il Debito e la Borsa agitata
Torri Gemelle in Somalia
mentre alcuni sonnambuli
parlano di dipterosodomia
gran ballo del Topo Morto a Bruxelles
bouquet finale all'Atomium,
miriadi di cavallette
e miasmi di plutonio
e io aspetto la fine del mondo
accoccolato sul tuo cuore
sopra una montagna rotonda
senza nemmeno aver paura

All'infinito, lungo le spiagge
girano strane otarie
centomila granchi necrofagi
popolano la costa dello tsunami
piovono grappoli di carrube,
il sole si apre a Fukushima
cade neve arancione
sui fianchi del Fujiyama
e io aspetto la fine del mondo
accoccolato sul tuo cuore
sopra una montagna rotonda
senza nemmeno aver paura

E io aspetto la fine del mondo
accoccolato sul tuo cuore
con la bocca sulla tua pelle bionda
senza nemmeno aver paura.

25/3/2013 - 10:06


Afin que nul n'en ignore...
Traduction en français du commentaire de [R.V]


Je conseillerais à tous un petit tour sur le site de Claude Semal. D'habitude, je ne perds pas occasion pour dire que les Belges me sont foutrement sympathiques ; et, du reste, ce site est « belgizzato » (belgicisé) assez grâce à l'incomparable Marco Valdo M.I. (et, si je ne me trompe, je suspecte que les deux, je dis Marco Valdo et Claude Semal, se connaissent ; je n'ai rien pour le dire, mais telle est mon impression). Je continue ensuite en comptant un Belge, Raoul Vaneigem, parmi mes copains de route plus importants. Enfin, comme j'ai habité un temps à trois kilomètres de distance de la Belgique, et j'ai acqquis une certaine pratique soit des parties de la forêt de Condé, soit de celles des Ardennes (ce sont toujours des forêts…), lorsque j'ai la bouche amère essaye de me rappeler le goût de la bière et du chocolat, I'm sorry for Switzerland but. Je n'ai pas cité par hasard Jacques Brel, à propos duquel même Claude Semal se demande s'il est possible de continuer à être un auteur-compositeur « brelge ». Il reste le fait que Semal nous a, ainsi au moins me semble-t-il, la « belgitude » au dedans, comme il aura le moyen de s'éviscérer dans futur parce qu'elle n'est pas certes finie ici. Cette « belgitude » faite d'humour poli autant que malicieux, et dégrisé combien, en même temps, désespérément à la recherche de nouvelles raisons pour se leurrer. Ces « belgitude » faite d'amour et regret pour la particularité belge, qui était une particularité dépourvue des stupides nationalismes fascistoïdes qui, dernièrement, se sont développés à démesure en trouvant terrain de culture précisément dans le pays qui reçoit les institutions d'une « Europe » qui, maintenant, montre toute sa criminelle inconsistance au service des potentats économiques. Hourra Claude Semal, en somme ; ce petit monsieur d'âge moyen (il est de 1954 et je dis cela avec préoccupation vu qu'il a seulement neuf ans plus que moi et que je me vois déjà à soixante ans avec les cheveux en queue-de-cheval…) il me semble avoir bien compris un tas de choses, sans aucune crainte de le dire de manière très gentiment âpre, agréablement aigre.

Prenons par exemple cette chansonnette sur la « fin du monde » : comme nous savons tous , nous y avons échappé récemment , exactement le 21 décembre 2012 (date reprise sur la video de la chanson). La « prophétie Maya » n'a pas très bien fonctionné , ah ; et penser combien de choses elle aurait résolues, en Belgique comme en Italie et comme partout. Nous nous serions épargné le Vlaams Belang, les beppegrilli, le spread, les assassins de Chypre, les fiancées de Berlusconi et tant d'autres choses ; mais qu'importe ? Assis sur une « montagne ronde », nous continuons tranquilles à nous attendrir d'amour et, pourquoi pas, à nous martyriser de masturbations variées sur Facebook, cette chose qui « dépend de l'usage qu'on en fait ». Claude Semal, dans sa chanson, énonce cependant toute une série de petites choses dont il apparaît qu'en réalité, pour la fin du monde, les Mayas avec leurs prophéties à la con ne servent à rien : la fin du monde,c'est chaque jour. On pourrait même dire que le monde est déjà fini, et depuis pas mal de temps. Patience. On en refera un autre. C'est pas grave ! [RV]

Lucien Lane

Lucien Lane - 25/3/2013 - 15:05



Le chanteur brelge
Claude Semal (musique de Martine Kivits)



Comment rester un chanteur brelge
Quand ici-plat les Belges s’en foutent
De la Brelgique et même des Belges
Sauf quand ils perdent encore au foot
Sauf quand ils gagnent encore aux courses
Dans leur maillot bodybuldé
Dopés comme des chevaux de course
Avec des cuisses de bovidé

Comment rester un chanteur brelge
Sans avoir sa carte du Parti
Quand la culture c’est les asperges
A la flamande et à Paris
Depuis qu’on voyage en wallon
Jusqu’au Québec sauf à Bruxelles
Parce qu’Anderlecht joue au ballon
Pour les bourgeois et les pucelles

Comment rester un chanteur brelge
Depuis qu’un quelconque Flamand
Ne connaît plus de Jacques Brel
Que deux refrains mais en flamand
Aîe ! Marieke, Marieke,
Mijn platte land, mijn Dysneyland
Mijn geele drapeau sera mon Amerique
Grâce au lion de Waterland !

Comment rester un chanteur brelge
Quand le ciel des cathédrales
Est repeint en kaki et beige
Par des hommes de Néanderthael
L’Europe a beau creuser son siège
La Belgique attend le Big Bang
La Wallonie le Prince de Liège
Et Antwerpen le Vlaams Belang

Comment rester un chanteur brelge
Quand on ne passe plus à la radio
Qu’en slip à l’hôpital de Liège
Avec des fumeurs au cerveau
Depuis que sur mes Marlboro
On a écrit ces marmelades
Que fumer tue a contrario
Parce qu’en plus ça rend malade

Comment rester un chanteur brelge
Quand ici-plat les Belges s’en foutent
De la Brelgique et même des belges
Comment rester un chanteur Brelge !

IL CANTANTE BRELGA
(adattamento di RV)

Come restare un cantante brelga
se piattaggiù i belgi se ne fregano
del Brelgio e anche dei belgi
tranne quando perdono ancora a calcio
tranne quando vincono ancora alle corse
con la loro maglietta bodybuildata
dopati come cavalli da corsa
con delle cosce da bovini

Come restare un cantante brelga
senza avere la tessera del Partito
quando la cultura, sono gli asparagi
alla fiamminga, ed a Parigi
da quando si viaggia in vallone
fino in Québec, tranne che a Bruxelles
perché l'Anderlecht gioca a pallone
per i borghesi e le verginelle

Come restare un cantante brelga
da quando un fiammingo qualunque
non sa più nulla di Jacques Brel
tranne due strofe, ma in fiammingo
Ah! Marieke, Marieke,
Mijn platte land, mijn Disneyland,
mijn geele bandiera sarà la mia America
grazie al leone di Waterland!

Come restare un cantante brelga
quando il cielo delle cattedrali
è ridipinto in kakì e beige
da degli uomini di Neanderthal
e l'Europa ci si scavi pure la sede,
il Belgio attende il big bang,
la Vallonia il principe di Liegi
e Anversa il Vlaams Belang

Come restare un cantante brelga
se non si passa più alla radio
che in mutande all'ospedale di Liegi
con dei “fumori” al cervello
da quando sulle mie Marlboro
ci han scritto tutti 'sti pappiè
che “il fumo uccide” retroattivo
dato che in più fa ammalare

Come restare un cantante brelga
se piattaggiù i belgi se ne fregano
del Brelgio e anche dei belgi,
come restare un cantante brelga!


Qualche parola di spiegazione per gli “italofoni” - perché, come si sa, ci sono gli italofoni, i francofoni, i grammofoni e anche i vibràfoni. Prima di tutto, chiaramente, le “corse” sono quelle in bicicletta, nelle quali i corridori belgi hanno sempre eccelso (si pensi a Eddy Merckx). La nazionale di calcio belga ha avuto un andamento ondivago: dopo anni di mediocrità sta però tornando ora a buoni livelli (è la prima volta che mi tocca consultare la Gazzetta dello Sport per questo sito, tenetene da conto). Gli asparagi alla fiamminga (asperges à la flamande) sono una ricetta belga tra le più note. L'Anderlecht è la più famosa squadra di calcio belga, praticamente una Juventus dato che ha vinto, mi dicono, trentuno campionati. Le “strofe in fiammingo” di Jacques Brel citate sommariamente nel testo provengono dalla canzone “Marieke”. Come è noto, Brel non amava troppo i fiamminghi che satirizzava spesso come borghesi e bigotti (si veda, ad esempio, la canzone “Les flamandes”), e non aveva mai imparato bene la lingua; nonostante questo cantò interamente in fiammingo una versione di “Amsterdam” (anche perché a Amsterdam si parla olandese, che è più o meno uguale al fiammingo; insieme formano la “lingua neerlandese”, come la si chiama oggi). Ad ogni modo, “mijn platte land” vuol dire “il mio paese piatto” (le plat pays!) e “mijn geele” vuol dire “la mia (bandiera) gialla”: la bandiera fiamminga presenta infatti il “Leone di Waterland” su sfondo completamente giallo. La strofa delle cattedrali ha bisogno di qualche interpretazione in più: il riferimento è preciso alle atmosfere della più famosa canzone di Brel, “Le plat pays”. Il “ciel si bas” sopra le cattedrali viene qui ridipinto in kakì e beige (ovvero il colore delle camicie brune...) dai fascisti razzisti del Vlaams Belang, il partito xenofobo radicato nelle Fiandre, paragonati a cavernicoli; ma la strofa parla in generale della divisione del Belgio, paese costantemente a un passo dalla scissione. E così, nonostante le “istituzioni europee” che hanno sede a Bruxelles, in Vallonia si attende oramai il “principe di Liegi” e nelle Fiandre il Vlaams Belang: il “big bang”, ovvero l'esplosione del Belgio. Il nostro Semal non si fa sfuggire qui anche una strofa contro le campagne antifumo, cosa per la quale non gli sarò mai abbastanza grato. “Fumeurs au cerveau” è ovviamente un gioco di parole con “tumeurs”, che fortunatamente può essere trasposto abbastanza bene in italiano con “fumori”.

Riccardo Venturi - 25/3/2013 - 15:48


Il cesso del Re
di Riccardo Venturi (7 agosto 2006)

cessodelresole


Non so come mai, anzi forse lo so; ma questa pagina mi sembra adatta per infilarci una cosa da me scritta diversi anni fa, e che ha a che fare col Belgio. Ma non solo. Se mai penso d'avere una caratteristica saliente, è quella di saper estrarre bizzarri ragionamenti dalle situazioni più banali della quotidianità; tipo, che so io, essere seduti su un water.

Qualche anno fa abitavo nell’estremo nord della Francia.

Ero stato chiamato da un piastrellificio per una traduzione. Fin qui nulla di strano, mi è successo molte altre volte di essere chiamato a fare una traduzione scritta direttamente in un’azienda. E’, anzi, una cosa che mi piace e che mi diverte, oltre a rendere più facile la traduzione (potendo contare su dei tecnici che spiegano, all’occorrenza, il significato esatto di una parola). Per farla breve, una data mattina d’autunno, già con un freddo polare, presi la macchina seguendo le indicazioni che mi avevano dato al telefono. Mi avevano detto che la fabbrica si trovava “vicino alla frontiera belga”; ma non era esattamente così.

Lasciata la strada dipartimentale, mi toccò girare in una specie di viottola di campagna, di quelle col pavé rese celebri dalla corsa ciclistica Parigi-Roubaix. A un certo punto vidi, con sollievo, il piastrellificio; solo che, senza che ci fosse nessun avvertimento, nessun posto di guardia, manco una baracca con un doganiere scalcagnato, mi ero ritrovato non “vicino alla frontiera”, ma esattamente sulla frontiera. Me lo confermava un cartello arrugginito con su scritto “BELGIQUE”; voltandomi un momento, vidi che alle spalle avevo un cartello, ugualmente arrugginito, ma blu, con su scritto “FRANCE”.

Scesi di macchina tirandomi su il bavero del cappotto, perché si gelava. Ero completamente solo. Davanti a me, un bosco vagamente inquietante; per il resto, campi di terra grigia a perdita d’occhio. Solo nel plat pays di Jacques Brel, davanti a un piastrellificio che sembrava sortito dal nulla. Non una casa. Nemmeno un cane. Più che alla frontiera tra Francia e Belgio mi sembrava di stare alla frontiera dell’irreale; mi ci vollero cinque minuti e due sigarette fumate una dietro l’altra per rendermi conto che il capannone rettangolare era per metà da una parte e per metà dall’altra. Rimontai in macchina e entrai lentamente dentro il cancello.

Venni accolto da un signore molto gioviale e fatto entrare nel capannone. Non stavo sognando: quello era davvero un piastrellificio, e c’erano degli operai che stavano producendo piastrelle. C’erano dei macchinari in funzione. Andando verso gli uffici, non potei trattenermi dal fare la domanda fatidica: “Mi scusi”, chiesi al signore gioviale, “…ma ‘sta fabbrica…” Non mi fece neanche finire la domanda. “E’ in Francia e in Belgio. E’ in tutt’e due. E’ quello che mi chiedono tutti quando entrano la prima volta qui.” E si mise a ridere. “La vede l’impastatrice laggiù? E’ in Francia. E la fornace laggiù? E’ in Belgio.” E giù ancora risate. “Però le tasse le paghiamo in Belgio e basta, costa di meno”, è giù un’altra salva di risate. “La corrente elettrica è francese dell’EDF, quella belga non ci arriva. L’acqua invece è belga perché ci abbiamo l’allacciamento all’acquedotto di Tournai. Le linee telefoniche sono francesi, invece. Però ci abbiamo anche un numero belga.” E risate su risate. Gli uffici erano ricavati all’interno del capannone. Proprio sulla porta a vetri, c’era appiccicato con lo scotch un foglio di carta. Qualcuno, col pennarello blu, aveva fatto la frontiera. Mi misi a guardare.

Sempre ridendo, il signore gioviale mi spiegò la cosa in due parole: “Due anni fa è venuto un geometra francese a fare dei rilievi catastali e finalmente ha stabilito dove passa la frontiera dentro il capannone. E’ proprio qui. Ora entriamo negli uffici. L’ingresso è in Francia. La stanza dove la metto a lavorare al computer è in Francia. Se però le scappa da pisciare, deve andare in Belgio: il gabinetto è laggiù in fondo a quel corridoio. La macchinetta del caffè ha in Francia i bottoni del thè e del cappuccino, mentre quelli del caffè espresso e del caffè lungo sono in Belgio.” L’avevano sistemata esattamente davanti alla porta d’ingresso. Un caffè di frontiera. Ma di quelli sul serio.

Fui accompagnato nella stanza con il computer, dov’ero totalmente solo. C’era da fare la traduzione, urgente, delle istruzioni d’uso per un macchinario. Dal tedesco al francese. Cacciai fuori dallo zaino i dizionari e mi misi al lavoro; non c’era nemmeno bisogno di andare a scomodare qualcuno per farsi spiegare, perché i termini li conoscevo. Un’ora dopo, ecco arrivato il momento. Le dieci. Il bisognino di metà mattinata, puntuale come un orologio. Dovevo andare in Belgio. Insomma, al cesso. Uscii dalla stanza e mi avviai per il corridoio; dovetti passare la frontiera. Una frontiera inesistente. Come tutte le frontiere, del resto. Ma chi cavolo ce le ha messe? Sbrigandomi, perché la cosina cominciava a essere urgente, cominciai a fare uno di quei ragionamenti che non si spiegano mai a nessuno, una di quelle migliaia di cose che ogni giorni si dicono a se stesso, nella testa, e che non vengono mai fuori. Se inciampavo nella parte del corridoio prima della frontiera e mi slogavo una caviglia, doveva intervenire l’ambulanza dei più vicini pompieri francesi. Se inciampavo dopo, mi sarebbe toccato aspettare la croce rossa belga. Se ammazzavo il signore gioviale da una certa parte del corridoio, mi mettevano in gattabuia in Francia; se lo ammazzavo dall’altra parte, sarei andato in galera in Belgio. E se lo ammazzavo esattamente sulla linea di frontiera, davanti alla macchinetta del caffè? Forse sarebbe stato il delitto perfetto. Senza giurisdizione. Non avrebbero mai potuto squartarmi, mettere metà Venturi in una prigione belga e l’altra metà in una francese. Ogni essere umano è indivisibile. Peccato che si diverta a creare divisioni irreali. Linee immaginarie. Quel corridoio me lo fece capire definitivamente.

Finalmente entrai nel cesso. Mi misi a sedere sulla tazza. La liberazione! Si dice che Beethoven componesse sul vaso, ma mi mancava momentaneamente la carta da musica. C’era invece un rotolo di carta igienica grigia, e ruvidissima. Fu lì, guardando quel rotolo, che ebbi la rivelazione. Ero sul cesso del re.

Poco prima ero nell’ufficio di un presidente della repubblica. Sotto la giurisdizione di Jacques Chirac. Lavoravo sull’ultimo lembo del suo territorio. Della sua polizia. Dei suoi ordinamenti. Delle sue galere. Mi era scappato da cacare, e mi ero ritrovato nel cesso del re del Belgio (non ricordandomi come si chiamava quello attuale, ricorsi al defunto Baldovino). Sul primissimo lembo del suo territorio. Della sua polizia. Dei suoi ordinamenti. Delle sue galere. Traducevo in una repubblica e cacavo in una monarchia. Due stati differenti. Stati. La parola “stato” è una definizione assoluta. E’ il participio del verbo “essere”. Qualcosa che è e per la quale non si deve chiedere spiegazione, anche perché chiedersi il perché della sua esistenza è pericoloso. Minimo ti prendono per un sovversivo. Sovversivo è colui che chiede ragione di esistenze che non hanno nessun motivo di esistere.

Prima di pulirmi il culo e di tornare a tradurre in territorio francese, feci in tempo a pensare a tutte quelle frontiere piene di reticolati, di gente in armi, di muri invalicabili. Mi venne a mente l’immagine dei soldati tedeschi che abbattevano una barra di frontiera polacca la mattina del 1° settembre 1939. Richiusi la porta del cesso del re. Nostra patria è il mondo intero, nostra legge è la libertà.

Nella foto: un vero cesso del Re. Si tratta del cacatoio del Re Sole. Sic.

Riccardo Venturi - 25/3/2013 - 22:15



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