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Die Ballade vom Baum und den Ästen

Bertolt Brecht
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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‎[1931]‎
Parole di Bertolt Brecht
Musica di Hanns Eisler, 1933.‎
In “Ernst Busch: Bertolt Brecht - Legenden, Lieder Balladen 1925-1934”‎



Und sie kamen in ihren Hemden von braunem Schirting daher
Und Brot und Brotaufstrich war rar.
Und sie fraßen mit unverschämten Reden die Töpfe leer
In denen schon fast nichts mehr war.
Hier werden wir 's recht toll treiben, sagten sie
Hier können wir wundervoll bleiben, sagten sie
Mindestens tausend Jahr.

Gut, das sagen die Äste
Aber der Baumstamm schweigt.
Mehr her, sagen die Gäste
Bis der Wirt die Rechnung zeigt.

Und sie suchten sich dicke Posten, neue Schreibtische wurden bestellt.
Und sie fühlten sich gänzlich zu Haus.
Sie fragten nicht nach den Kosten, sie sahen nicht auf das Geld:
Sie waren aus dem Gröbsten heraus.
Hier werden wir 's recht toll treiben, sagten sie
Hier können wir wundervoll bleiben, sagten sie
Und sie zogen die Stiefel aus.

Gut, das sagen die Äste
Aber der Baumstamm schweigt.
Mehr her, sagen die Gäste
Bis der Wirt die Rechnung zeigt.

Und sie schießen ihre Pistolen in jeden besseren Kopf
Und sie kommen mindestens zu zweit.
Und dann gehen sie drei Mark abholen aus ihrem goldenen Topf.
Jetzt waren sie endlich soweit.
Der wird immer schön voll bleiben, sagten sie
Da können wir 's lange toll treiben, sagten sie
Bis ans Ende der Zeit.

Gut, das sagen die Äste
Aber der Baumstamm schweigt.
Mehr her, sagen die Gäste
Bis der Wirt die Rechnung zeigt.

Und ihr Anstreicher strich die Sprünge im Haus mit brauner Tünche zu
Und sie schalteten alles gleich.
Und wenn es nach ihnen ginge, dann wären wir auf du und du:
Sie dachten, da springen wir gleich!
Wir müssen es nur toll treiben, sagten sie
Dann können wir wundervoll bleiben, sagten sie
Und uns bauen ein drittes Reich.

Gut, das sagen die Äste
Aber der Baumstamm schweigt.
Mehr her, sagen die Gäste
Bis der Wirt die Rechnung zeigt.

inviata da Dead End - 14/8/2012 - 11:52




Lingua: Italiano

LA BALLATA DELL’ALBERO E DEI RAMI

E nelle loro camicie brune vennero da noi
E pane e companatico erano scarsi
E vuotarono con discorsi sfacciati avidamente le pentole
In cui non c’era più quasi nulla.
Qui ci divertiremo un mondo, dicevano,
Qui possiamo rimanere a meraviglia, dicevano,
Perlomeno mille anni.

Bene, dicono i rami,
Ma il tronco tace.
Ancora qui, dicono gli ospiti,
Fino a che l’oste non porta il conto.
‎ ‎
E ricercarono i posti migliori, vennero ordinati nuovi scrittoi.
E si sentivano proprio a casa.
Non chiedevano i costi, non si preoccupavano del denaro:
Erano fuori dal tempo più brutto.
Qui ci divertiremo un mondo, dicevano,
Qui possiamo rimanere a meraviglia, dicevano,
E si tolsero gli stivali

Bene, dicono i rami,
Ma il tronco tace.
Ancora qui, dicono gli ospiti,
Fino a che l’oste non porta il conto.‎

E scaricarono le loro pistole in ogni testa migliore della loro
E a venire sono almeno in due.
E poi vanno a prendere tre marchi dalla loro pentola d’oro.
Adesso erano finalmente arrivati.
Rimarrà sempre bella piena, dicevano,
Ci divertiremo a lungo, dicevano,
Fino alla fine del tempo.

Bene, dicono i rami,
Ma il tronco tace.
Ancora qui, dicono gli ospiti,
Fino a che l’oste non porta il conto.‎

E il loro imbianchino dipinse le crepe della casa con intonaco bruno
E loro livellarono tutto.
E se dipendesse da loro, noi ci daremmo del tu:
Pensavano, allora interveniamo!
Qui ci divertiremo un mondo, dicevano,
Allora possiamo rimanere a meraviglia, dicevano,
E costruirci un Terzo Reich.

Bene, dicono i rami,
Ma il tronco tace.
Ancora qui, dicono gli ospiti,
Fino a che l’oste non porta il conto.‎

inviata da Dead End - 14/8/2012 - 11:54




Lingua: Francese

Version française - BALLADE DE L'ARBRE ET DES BRANCHES – Marco Valdo M.I.– 2012
Chanson allemande - Die Ballade vom Baum und den Ästen – Bertolt Brecht – 1931
Paroles de Bertolt Brecht
Musique de Hans Eisler

Marco Valdo M.I. mon ami, voilà une chanson qui irait bien dans tes Histoires d'Allemagne, tant elle fait écho à celle que tu avais consacrée à la même année 1931 et qui s'intitulait : Nous Voilà ! Nous voilà !. Avec ce refrain :

« Allemagne, Führer, nous voilà !
Tous ensemble, tous ensemble, Ja ! Ja ! »

Et j'en ferais volontiers l'exergue de la chanson de Brecht...
Et, d'ailleurs, je le fais.

En effet, Lucien l'âne mon ami, cette chanson que j'avais écrite, en suivant les pas de Günter Grass, fait écho à celle de Brecht mais il n'y a rien là d'étonnant... Brecht, Grass et moi, on parle du même événement... Enfin, moi... grâce au kaléidoscope magique de Günter Grass... Cependant, mon ami Lucien l'âne, tu me fais bien trop d'honneur à me mettre sur le même pied que Bertolt Brecht...

Ce que j'ai dit, je l'ai dit. Et je l'ai dit ainsi, car je le pense ainsi. Au point-même qu'il suffit de reprendre pour illustrer la chanson de Brecht la fin de notre commentaire à propos de Nous voilà ! et qui disait :

« ... l'événement que raconte la chanson, ces cent mille S.A.(Sturm Abteilung – Section d'Assaut) qui se rassemblent à Braunschweig (Brunswick), a réellement eut lieu le 18 octobre 1931 et il ne fut pas pour rien dans l'ascension de Hitler vers le Reich millénaire, son incarnation en Fürher pangermanique.

Et comme souvent j'aime à le remarquer, il rapporte un épisode de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour asseoir plus encore leur pouvoir, pour assurer leurs richesses, pour étendre leurs prérogatives, pour intensifier leur exploitation. Ainsi, crois-moi Marco Valdo M.I. mon ami, c'est un devoir d'humanité de tisser le linceul de ce vieux monde adulateur, rempli de gloriole et d'ennui, rébarbatif et cacochyme.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane. »
BALLADE DE L'ARBRE ET DES BRANCHES

Exergue :

Allemagne, Führer, nous voilà !
Tous ensemble, tous ensemble, Ja ! Ja !


+++++


Et ils arrivèrent dans leurs chemises de coton brun
Et le pain et la margarine se firent rares
Et sans gêne, entre leurs discours creux, ils vidèrent les plats
Où il n'y avait déjà presque plus rien.
Ici, on va rien que s'amuser, dirent-ils
Ici, nous pouvons prendre nos aises, dirent-ils
Au moins mille ans.

Bien disent les branches
Mais le tronc se tait
On reste ici, disent les clients
Jusqu'à ce que le patron présente l'addition

Et ils se trouvèrent de belles places, on installa de nouveaux bureaux
Et ils se sentirent comme chez eux
Et ils ne regardaient pas aux coûts, ils se foutaient de l'argent ;
Ils avaient connu des temps difficiles.
Ici, on va rien que s'amuser, dirent-ils
Ici, nous pouvons prendre nos aises, dirent-ils
Et ils tirèrent leurs bottes.

Bien disent les branches
Mais le tronc se tait
On reste ici, disent les clients
Jusqu'à ce que le patron présente l'addition

‎Et ils vident leur pistolet dans les meilleures têtes
Et vont au moins par deux
Et alors, ils vont chercher trois Marks dans leur tirelire dorée
Ils étaient finalement arrivés.
Ici, on va rien que s'amuser, dirent-ils
Ici, nous pouvons prendre nos aises, dirent-ils
Jusqu'à la fin des temps.

Bien disent les branches
Mais le tronc se tait
On reste ici, disent les clients
Jusqu'à ce que le patron présente l'addition

Et leur peintre repeint les fissures de la maison au badigeon brun
Et ils nivelèrent tout.
Et s'il ne tenait qu'à eux, ils nous tutoieraient ;
Ils pensèrent, alors allons-y tout de suite !
Nous devons nous amuser maintenant, dirent-ils
Alors nous pourrons prendre nos aises, dirent-ils
Et ils nous bâtissent un troisième Reich.

Bien disent les branches
Mais le tronc se tait
On reste ici, disent les clients
Jusqu'à ce que le patron présente l'addition

inviata da Marco Valdo M.I. - 15/8/2012 - 15:07



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