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La Belle

Louis Chedid
Lingua: Francese


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Chanson française – La Belle – Louis Chedid – 1994

Ah, Lucien l'âne mon ami, je disais, il n'y a pas si longtemps, mais quand même suffisamment... Je te disais : « On passe souvent à côté des choses extraordinaires, on oublie parfois de les signaler. Je me jette des cendres sur la tête ».


Je me souviens très bien de cette phrase... Elle m'avait marqué. Surtout qu'elle concernait une chanson vraiment remarquable et un chanteur d'une qualité qu'on ne trouve plus si aisément ces dernières années. Car Louis Chedid en plus d’être un excellent artiste avait eu le courage de cette chanson Anne, ma sœur Anne, qui se révèle être toujours d'actualité. En Grèce par exemple. REGARDEZ CE QU'ILS FONT AUX GRECS ; CE SERA BIENTÔT VOTRE TOUR. Regardez bien la Grèce, l'infection se développe à partir d'Athènes... Pour l'instant, ils sont encore en civil... Pour combien de temps ? Mais peut-être, si j'en crois tes Histoires d'Allemagne, vont -ils atteindre leur objectif bismarckien sans devoir massacrer et interner la moitié du continent... Cependant, ce n'est pas sûr...


Certes, Lucien l'âne mon ami, mais imagine que la boîte à Pandore qu'ils ont eux-mêmes ouverte en imposant leurs diktats à l’Europe, imagine que leurs manœuvres finissent par aboutir à l'effondrement qui se dessine en Grèce et ailleurs... Et que la folle course aux milliards de cacahouètes (qu'il s'agisse d'Euros, de dollars, de livres ou de n'importe quelle monnaie de singe, ce sont toujours des cacahouètes...) s'amplifie et pousse les riches à encore plus de libéralisme, encore plus de « tire-toi de là que je m'y mette », encore plus d'exploitation, encore plus de rapines sur les biens publics (en clair : de privatisation), puis à se combattre entre eux et dès lors, à déclencher l'une ou l’autre guerre...

Ils en sont coutumiers dans la Guerre de Cent Mille Ans dont ils font peser le poids et les dégâts sur les pauvres depuis si longtemps, dit Lucien l'âne en opinant du chef.


Imagine... Mais cela étant, je me suis un peu égaré... Car la chanson que je te propose à présent ne concerne pas directement cette réflexion. Même si elle est bien de Louis Chedid, elle raconte l'histoire d'un homme qui est en prison et qui fait la belle ou rêve de la faire – c'est-à-dire qui s'échappe, qui s'enfuit, qui se tire. Bref, d'un homme qui fuit à toutes forces la prison... Qu'a-t-il fait pour y être ? On n'en sait rien, pour combien de temps est-il tenu ? On n'en sait pas plus... Sans doute à vie ou plus exactement, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le voilà au milieu des eaux, à faire la planche en espérant atteindre le rivage...


Manière comme une autre de s'échapper... Léo Ferré avait chanté admirablement une chanson écrite par Pierre Seghers, où un autre condamné, prisonnier aussi sur une île, s'échappait également « les pieds devant »... Merde à Vauban

Bagnard, ici les demoiselles
Dans l'île de Ré
S'approchent pour voir rogner nos ailes
Dans l'île de Ré
Ah ! Que jamais ne vienne celle
Que j'aimais tant
Pour elle, j'ai manqué la belle
Merde à Vauban.


Et puis, Seghers avait raison : Merde à Vauban et à toutes les prisons ! Et Merde à ce vieux monde dont toi, les canuts, nos amis et moi tissons le linceul.


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
Je préfère mourir en buvant la tasse
Que de finir à Alcatraz,
Me faire bouffer par les requins
Que d'être mordu par leurs chiens.
Pour qui ne connaît que la brasse
New York, c'est pas la porte en face,
Ni l'océan un promenoir.
Mais tant qu'y a de la vie
Il y a de l'espoir.

Je me suis fait la belle,
Je me suis fait la belle,
Je me suis fait la belle.

Je me souviens de mon enfance,
Loin d'Alcatraz et des potences,
Et je chante en faisant la planche
Au milieu de la mer immense.
Je me souviens que quand j'étais gosse,
Je mettais des pièces dans les juke-box
Et j'écoutais du rock'n'roll
Plutôt que d'aller à l'école.

Je me faisais la belle,
Je me faisais la belle,
Je me faisais la belle.

Et si un jour, j'arrive au port,
Si ce jour là, je respire encore,
J'irai couvrir de baisers
La statue de la liberté.

Je me suis fait la belle...

inviata da Marco Valdo M.I. - 11/8/2012 - 12:05



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