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Massimiliano Larocca: Magnifici perdenti

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Lingua: Italiano

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Cento (FE), 21-2-2012


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[2012]
Testo e musica di Massimiliano Larocca
Lyrics and music by Massimiliano Larocca
Paroles et musique de Massimiliano Larocca
Στίχοι και μουσικἠ: Μασσιμιλιάνο Λαρόγκα
Album: Magnifici perdenti

larokk


Massimiliano Larocca è sicuramente magnifico. Nel 2011 diceva che il suo nuovo album sarebbe uscito nel 2012, e ora che siamo nel 2012 dice che uscirà nel 2013. Non c'è di che aversene; qui non si sta parlando di Springsteen che riempie gli stadi, ma di gente che combatte per la propria musica e per le proprie parole. Di gente che riempie il teatrino di Cento (Ferrara), il pub di Brenno (Como) e il “Chille de la Balanza” nell'ex manicomio di San Salvi, a Firenze. E' un po' di tempo che non lo vedo e non lo sento, il Larocca; e, sicuramente, la mia (sempre maggiore) avversione nei confronti di Facebook ci avrà messo del suo; però, poi, capita che una domenica mattina qualcuno mette un vecchio cd nello stereo, e si capisce che è arrivato il momento, magari, di fare una telefonata o di mandare un piccione viaggiatore. O un messaggio nella bottiglia. Mi sembra d'aver sentito dire che il Larocca, fra poco, andrà sposo; o forse si tratta soltanto d'una ventata mista a un sogno all'alba. Sì, ve lo avevo detto che è magnifico, e magnifiche sono le canzoni che scrive e che conoscono i frequentatori di pub, di teatrini, di improbabili feste del partito riformista o rivoluzionario, e di manicomi. Chissà che fra un paio di giorni non ci s'incontri sull'autobus o vicino alla ferrovia mentre passano i treni; e intanto, le canzoni già volano per l'aria.

Questa qua si chiama Magnifici perdenti; anche il nuovo album, quello che si dice uscirà nel 2013, si chiama così. Mi sembra d'aver già sentito qualcosa del genere, anche se non era una canzone; era un romanzo, scritto però da uno che con le canzoni ci aveva qualcosina a che fare, tale Leonard Cohen. Beautiful Losers, mi par che si chiamasse. Non avendolo mai letto, non so se questa canzone ci abbia qualcosa a che vedere; so soltanto che al Larocca, nello scriverla, dev'esser passata qualcosa dentro, e passata in ogni direzione. Passata mentre si rivedeva, chissà, in tutti quei postacci dove qualche volta ci siamo beccati, stando bene e stando male, stando in piedi e stando chini, a volte ubriachi come madonne che piangono tequila, a volte con quelle donne che sembrava che non andassero e che invece sono partite, a volte a guardare le macchine passare per la strada; posti che ci sono ancora o che non esistono più, e amicizie finite nell'odio, e pezzi di strada che son terminati, e chissà cos'altro. E siamo ancora in piedi a prendere botte, a giocare al coltello... qualche sogno in tasca, e con queste facce che proprio non cambiano mai. Per questo, credo, il Larocca ha scritto questa canzone. Che può parlare di lui stesso come di me. Che può parlare di te come di nessuno. Che ora vi faccio ascoltare, ché sul Tubo ce ne sono ben tre video, per un totale di ben 218 visualizzazioni. Ci ha più visualizzazioni il video del cagnolino scemo o di tuo figlio che caca sul vasino, dei Magnifici Perdenti del Larocca; non va mica bene. [RV]
Siamo ancora in piedi
a prendere botte, a giocare al coltello,
qualche sogno in tasca
e con queste facce che proprio non cambiano mai...

Gettati in queste strade,
con poche premesse, da una mano invisibile
restare a testa alta
per chi corre controcorrente è impossibile...

Dacci un tuo segnale,
o dimentica per sempre,
se cerchi ancora un nome
puoi chiamarci in mezzo ai denti
magnifici perdenti.

Dietro al fumo dei motori
si consumano i migliori,
siamo come tanta gente
o come cani in mezzo al niente...

Sempre in cerca di un riparo
o in ritardo per il cielo,
c'è chi vince, c'è chi prende,
c'è chi infine poi si arrende...

Tutti in fila al sabato
a inseguire il paradiso,
quando l'alba spezzerà la notte
noi saremo ancora assenti,
magnifici perdenti.

Siamo ancora in piedi,
a prendere botte, a giocare al coltello,
qualche sogno in tasca
e con queste facce che proprio non cambiano mai...

inviata da Riccardo Venturi - 16/7/2012 - 00:45




Lingua: Francese

Version française – LES PERDANTS MAGNIFIQUES – Marco Valdo M.I. a – 2012
Chanson italienne – Magnifici perdenti - Massimiliano Larocca – 2012
Texte et musique de Massimiliano Larocca

Max Larocca.
Max Larocca.
Massimiliano Larocca est sûrement magnifique. En 2011, il disait que son nouvel album sortirait en 2012, et maintenant que nous sommes en 2012, il dit qu'il sortira en 2013. On n'est pas en train de ne parler ici de Springsteen que remplit des stades, mais de gens qui combattent pour leur propre musique et leurs paroles. De gens qui remplissent le « petit théâtre » de Cento (Ferrara), le pub de Brenno (Côme) et le "Chille de la Balanza" dans l' ancien asile de Saint Sauve, à Florence. Il y a un peu de temps que je ne le vois pas et je ne l'entends pas, le Larocca; et, sûrement, mon aversion (toujours plus grande) vis-à-vis de Facebook y aura mis du sien; tout de même, puis, un dimanche matin quelqu'un met un vieux cd sur la stéréo, et on comprend qu'est arrivé le moment, peut-être, de donner un coup de téléphone ou d'envoyer un pigeon voyageur. Ou un message dans une bouteille. Il me semble avoir entendu dire que le Larocca, bientôt, va se marier; ou il s'agit peut-être seulement d'un coup de vent dans un rêve à l'aube. Je vous l'avais dit qu'il est magnifique, et magnifiques sont les chansons qu'il écrit et que les habitués de pubs, de petits théâtres, de fêtes improbables d'un parti réformiste ou révolutionnaire et d'asiles d'aliénés connaissent. Peut-être qu'un de ces jours,on le rencontre sur l'autobus ou près du chemin de fer pendant que passent les trains; et entretemps, ses chansons volent déjà pour l'air. Celle-ci s'appelle Magnifici perdenti; aussi son nouvel album, dont on dit qu'il sortira en 2013. Il me semble d'avoir déjà entendu quelque chose du genre, même si ce n'était pas une chanson; c'était un roman, écrit cependant par quelqu'un qui a à voir avec les chansons, tel Leonard Cohen. Beautiful Losers, je crois qu'il s'appelait. Et ne l'ayant jamais lu, je ne sais pas si cette chanson a à voir avec lui; je sais seulement que pour Larocca, lorsqu’il l'écrivit, il devait être passé quelque chose de son passé et inversement. Passée pendant qu'il se revoyait, peut-être, en toutes ces situations où quelquefois nous avons eu des prises de bec, en se portant bien ou mal, en restant debout ou penchés, ou ivres comme des madones qui pleurent de la tequila, parfois avec ces femmes dont il semblaient qu'elles ne partiraient pas et qui sont parties cependant, parfois à regarder les voitures passer pour la rue; des lieux qui existent encore ou qui n'existent plus, et des amitiés finies dans la haine et des bouts de chemin qui son terminés, et qui sait quoi d'autre.

Et nous voilà encore debout à jouer du couteau, à prendre des coups, un rêve en poche et avec ces faces qui jamais ne changent... Je crois que Larocca a écrit cette chanson pour cela. Qui parle de lui comme de moi. Qui peut te parler de toi comme de personne. Qu'à présent, je vous fais écouter, elle dont sur votre Tube, il y a bien trois vidéos, pour un total de 218 visualisations. Qu'il y ait plus de visualisations de la vidéo du petit chien sot ou de ton fils qui fait caca sur le pot que des Perdants Magnifiques de Larocca : ça ne me va pas du tout. [RV]

J'ajoute au commentaire de notre ami Ventu qu'à moi non plus, ça ne ma plaît pas cette somptueuse ignorance que le monde a des Perdants Magnifiques... D'autant que cette chanson me rappelle à certains égards, un chanson de Brel qu'il faudra bien mettre un jour dans les CCG. Elle parle d'autres perdants, mais de la classe des gagnants... Je veux dire ceux dont « le papa a eu de la chance... ».Les Paumés du Petit Matin Dans les deux cas, on trouve des « vitelloni » : ceux de Larocca sont de la classe du modèle fellinien ; ceux de Brel gravitent dans un autre univers, plus riche, plus friqué. Mais vont tout autant à la dérive... Au fait, Brel les appelle les « paumés du petit matin » ; Brel lui-même avait traduit dans une interview en anglais par « the losers of early morning ». The Losers : les perdants...

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LES PERDANTS MAGNIFIQUES

Nous voilà encore debout
À jouer du couteau, à prendre des coups,
Un rêve en poche
et avec ces faces qui jamais ne changent...

Jetés sur ces routes,
Sans préavis, par une main invisible
Garder la tête haute
pour qui court à contre-courant est impossible...

Donne-nous un signal,
ou oublie pour toujours,
Si tu cherches un nom encore
Tu peux nous appeler entre les dents
Les magnifiques perdants.

Derrière la fumée dans les moteurs
Se consument les meilleurs,
Nous sommes comme beaucoup de gens
Ou comme les chiens au milieu du néant...

Toujours à la recherche d'un abri
Ou en retard pour le paradis,
Il y a qui gagne, qui prend,
Qui finalement se rend ...

Tous en file le samedi
À la poursuite d'un paradis,
Quand l'aube brisera la nuit
Nous serons encore absents,
Tous de magnifiques perdants

Nous voilà encore debout
À jouer du couteau, à prendre des coups,
Un rêve en poche
et avec ces faces qui jamais ne changent...

inviata da Marco Valdo M.I. - 17/7/2012 - 21:40





Μετέφρασε στα Ελληνικά ο Ρικάρντος Βεντούρης
18 Ιούλιου 2012
ΚΑΤΑΠΛΗΚΤΙΚΟΙ ΗΤΤΗΜΕΝΟΙ

Στεκόμαστ' ακόμα στα πόδια μας
να παίρνουμε ξύλα, να παίζουμε με μαχαίρια,
με κάτι όνειρα στην τσέπη,
μ'αυτές τις φάτσες που δεν αλλάζουν ποτέ...

Μας έριξε στους δρόμους
χωρίς εισαγωγές ένα αόρατο χέρι,
να μένουμε με ψηλά το κεφάλι
κόντρα στο ρεύμα είναι αδὐνατον...

Δως μας ένα σήμα από σένα
ή ξέχασε για πάντα,
αν ζητάς ακόμα ένα όνομα
μπορείς να μας λες μες στα δόντια
καταπληκτικούς ηττημένους.

Μες στον καπνό των μηχανών
φθείρονται οι καλύτεροι,
είμαστε σαν οι πλείστοι
ή σα σκυλιά στο μηδέν...

Ζητάμ' πάντα καταφύγιο
ή καθυστερούμε για τον ουρανό,
άλλος κερδίζει, άλλος χάνει,
άλλος τελικά παραδίδεται...

Όλοι στη σειρά το σάββατο
να κυνηγάμε τον παράδεισο,
όταν η αυγή σπάσει τη νύχτα
είμαστ' ακόμα απόντες,
καταπληκτικοί ηττημένοι.

Στεκόμαστ' ακόμα στα πόδια μας
να παίρνουμε ξύλα, να παίζουμε με μαχαίρια,
με κάτι όνειρα στην τσέπη,
μ'αυτές τις φάτσες που δεν αλλάζουν ποτέ...

18/7/2012 - 02:20


... e chi sta dalla parte dei perdenti diventa, a suo modo, magnifico, come loro... è la dolcezza degli sconfitti, "gettati in quelle strade"... ma ... "a testa alta..."

Andrea - 28/2/2013 - 22:14



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