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Le pendu

Jacques Brel
Lingua: Francese


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[1962]
Parole e musica di Jacques Brel
Canzone inedita presente solo in alcune raccolte, a partire da “25ème Anniversaire - L'Intégrale” pubblicata dalla Barclay nel 2003.

25ème Anniversaire - L'Intégrale
(B.B.)

Encore un pendu... Tu ne vas quand même pas l'imiter..., dit Lucien l'âne un peu perplexe, ce qui se marque par ses deux oreilles pendant tristement sur les côtés de sa large tête.


Brel Pendu


Oh, Lucien mon ami l'âne, je te vois bien chiffoné. Mais enfin, il ne faut pas t'en faire pour moi... D'abord, je ne supporte pas les carrousels et les balançoires, tout ça me donne la nausée. Ce que j'aime vraiment, c'est seulement de les regarder... Un peu comme faisait Yves Montand quand il restait en arrêt comme un chien de chasse devant la demoiselle sur la balançoire... [http://www.youtube.com/watch?v=vAcPh4yAIp0]. Quand aux pendus, j'ai vraiment aps envie de les voir se balancer... ou même se décrocher et tomber comme des pommes mûres au pied de leur gibet. Et puis, être pendu, c'est toute une affaire... N'est pas pendu qui veut ! Il faut la corde, la potence, du vent, des corbeaux... Toute une ambiance... C'est le pendu classique sur son tertre, lié par le cou à son pendoir... Bref, le pendu magnifique de François Villon... Pendu par décision de l'autorité... Ballade des pendus [Épitaphe Villon] Il y a le pendu politique, celui qu'on autosuicide dans sa cellule comme Bresci Gaetano, gracié et pendu... Il y a le pendu du Tarot que chante Bonaveri Le pendu Mais ici, il s'agit d'une autre sorte de pendu... C'est le pendu par amour, le pendu par désespérance amoureuse... La dame l'a fait lanterner et il découvre que tout cela n'était que farce et tromperie et il se pend... Jean Martin, pour la même raison, s'était noyé. Blues pour Jean Martin...


Tu ne vas quand même pas me dire que les Chansons contre la Guerre servent à faire un traité de sociologie des pendaisons... Il y faut quand même un certain rapport avec la guerre et les militaires...


Il y est, mon ami l'âne Lucien... La dame est nymphomane et portée sur l'uniforme... et les soldats. Voilà encore bien une raison de reprendre cette chanson ici-même. Ce sont les relations troubles et malsaines que ces matamores induisent. Le tueur fantasmatique... Le couteau, la baïonnette, l'épée, le sabre, la lance... que sais-je ? Et depuis celui qui a inventé la poudre : le fusil, la mitraillette, le canon, la fusée... évoquent pour certaines dames (et même certains messieurs) une virilité bondissante. Comme disait un gars du côté d'Helsingør, il y a quelque chose de pourri...


Sûrement, je me souviens des temps anciens où tuer relevait encore de l'artisanat...


Depuis, c'est devenu une industrie... Il suffit de voir les budgets en dollars, en euros, en yens, en rials, en tout ce qu'on voudra... Ça dépasse l'entendement. C'est ainsi que se perpétue la Guerre de Cent Mille Ans, tout simplement car la guerre rapporte ; elle fait tourner la machine économique... Et il faut qu'elle tourne, n'est-ce pas disent les gens du PEE (Parti Économiste Européen), sinon, c'est la récession... Il y faut de la croissance, opinent ceux du CCPE (Comité central du parti Économiste)... Que serait-on sans guerre ? Mais de préférence, pas dans mon jardin, n'est-ce pas ?


Alors, Marco Valdo M .I., mon ami, voilà mille raisons de plus de reprendre notre tâche et tisser le linceul de ce vieux monde à la dérive et qui se traîne, se traîne, vieux monde militariste, rodomontiste, visqueux et cacochyme (Heureusement !)

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
J'en ai assez
De me balancer
Sous ma potence,
Sous ma potence
J'en ai assez
Du vent d'été
Oui me balance
Qui me balance
J'en ai assez
De voir la femme du drapier
Oui fait semblant de me plaindre
En souriant aux soldats
Elle qui disait
J'aime trop mon drapier
Pour que je sois ta reine,
Pour que tu sois mon roi

J'en ai assez
De voir les corbeaux
Qui me surveillent
Oui me surveillent
J'en ai assez
De voir mes bourreaux
Qui s'ensommeillent
Qui s'ensommeillent
J'en ai assez
De voir la femme du drapier
Qui fait semblant de pleurer
En souriant aux soldats
Elle qui disait
J'aime trop mon drapier
Pour que je sois ta reine
Pour que tu sois mon roi

J'en ai assez
De tirer la langue
A ma pauvre mère
A ma pauvre mère
Et j'en ai assez
De tirer la langue
Aux anges noirs
De Lucifer
De Lucifer
J'en ai assez
De voir la femme du drapier
Qui fait semblant de prier
En riant aux soldats
Elle qui disait
Tant qu'il y aura le drapier
Je ne pourrai rien pour nous
Je ne pourrai rien pour toi

J'en ai assez
De tendre le cou
Vers les nuages
Vers les nuages
J'en ai assez
De tendre le cou
Vers son visage
Vers son visage
J'en ai assez
De voir la femme du drapier
Qui ne fait plus semblant de rien
Et qui s'offre aux soldats
Elle qui disait
Quand tu auras tué le drapier
Je t'offrirai le septième ciel
Eh bien m'y voilà déjà

J'en ai assez
De me balancer
Sous ma potence
Sous ma potence
Elle peut crever
La femme du drapier
Je m'en balance
Je m'en balance
Je m'en balance
Je m'en balance.

inviata da Marco Valdo M.I. - 2/7/2012 - 23:18



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