Lingua   

Waffen SS, enfants de la milice

Pierre Dac


Lingua: Francese


Ti può interessare anche...

Honneur aux barbus !
(Les quatre Barbus)
Lili Marleen [Lied eines jungen Wachtpostens]
(Hans Leip)
De profundis Hitleribus
(Pierre Dac)


Waffen SS, enfants de la milice

Chanson française - Waffen SS, enfants de la milice – Pierre Dac – 1944

Cette chanson est à l'évidence une parodie et une parodie sur l'Horst Wessel Lied, hymne officiel des nazis. Elle s'en prend directement aux miliciens français, spécialment aux franc-gardes et à ceux qui avaient rallié les waffen SS et avaient participé non seulement à la campagne de Russie, mais aussi à toutes les actions de réprésailles conte la population française. On notera que la fin de la Milice et de son chef se déroula en Italie où ces SS français combattirent aux côtés des chemises noires italiennes et des toupes des occupants allemands contre le peuple italien...

Comme quoi, dit Lucien l'âne, pour les salauds, il n'y a pas de frontières...


La fin de la Milice

Lors la Libération, la Milice fut déclarée dissoute par le Gouvernement provisoire de la République française, par l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental (article 10)9.
Dans le courant du mois d'août - le 15 selon Jacques Delperrié de Bayac10 -, Joseph Darnand ordonna le repli général des miliciens. Des membres de la Milice participèrent cependant après cette date à certains combats sur le sol français au côté des Allemands, lors de la libération de Paris ou de la libération de Nice.
Environ 2500 miliciens et leurs familles prirent le chemin de l’Allemagne où 1800 furent versés dans la division SS Charlemagne avec les survivants de la LVF, de la Sturmbrigade SS dite ensuite Frankreich et d'autres unités auxiliaires. Mais Joseph Darnand dut en abandonner le commandement à un officier général allemand et il partit en Italie du Nord avec 500 francs-gardes faire la chasse aux partisans.
wikipedia
Waffen SS, enfants de la milice,
C'est nous les durs, les mecs au cœur de fer,
Et nous n'avons pour utiliser nos services,
Qu'un seul patron, un seul Adolf Hitler.

Pétain, Laval, nos deux chefs responsables,
Nous ont donné Darnand comme Führer,
C'est donc à eux que nous sommes tous redevables
D'avoir l'honneur d'obéir à Hitler.

Du nom « Français », nous n'avons plus que faire
D'être nazis, nous sommes bien plus fiers
Et s'il le faut, nous égorgerons père et mère
Car nous tuons au nom d'Adolf Hitler

Bientôt enfin viendra la récompense
Notre vertu recevra son salaire
Lorsque nous serons accrochés à la potence
Nous crèverons au nom d'Adolf Hitler !
Lorsque nous serons accrochés à la potence
Nous crèverons au nom d'Adolf Hitler !

inviata da Marco Valdo M.I. - 11/4/2012 - 14:18


Petit commentaire annexe :

Je ne sais si c'était voulu, mais j'ai comme l'impression que l'inénarrable « Si j'étais resté célibataire... » serait bien une parodie du Horst Wessel Lied... (il suffit d'écouter le son pour s'en rendre compte...) et quelle parodie... Au point que pour un auditeur de langue française, c'est le Horst Wessel Lied qui paraît subitement êter une parodie de "Ah ! Si j'étais resté célibataire !". Quel retour de l'histoire ! Quand on pense que le ridicule ne tue pas, on ne peut que trouver la chose dommage...

Pour la bonne bouche, je joins ci-dessous les paroles de cette immortelle chanson. Comme on voit, ils s'y sont mis à plusieurs pour la composer.

Lucien Lane.



AH! SI J'ÉTAIS... RESTÉ CÉLIBATAIRE

Paroles: Guy de Paris, A. Pletincks, musique: T. Luxembourg, 1960

Ah! si j'étais resté près de ma mère
Je n'aurais pas connu tes yeux menteurs
Ah! Si j'étais resté célibataire
Tu n'aurais pas piétiné mon bonheur
Tu es partie sans un adieu
Laissant mes rêves sur le feu
Et le lit tout défait
Ouvrant la porte à mes regrets
Ah! si j'étais resté près de ma mère
Tu n'aurais pas joué avec mon coeur

Toi tu m'avais dit:
"Je t'aimerai toujours"
J'ai compris depuis
Que ça voulait dire huit jours
T'es partie un soir
Me chercher des harengs
Je t'attends sans espoir
Depuis bientôt dix ans.

Lucien Lane - 11/4/2012 - 16:10


En ce qui concerne "Ah ! Si j'étais resté célibataire" son interprète l'accordéoniste André Verchuren a été déporté en camp de concentration par les nazis comme résistant. La similitude de musique avec l'hymne nazi n'a pas pu échapper à Verchuren. Peut être une façon d’exorciser des souvenirs pénibles ?

Daniel F. - 16/1/2016 - 18:51



Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org