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O Fallada, da du hangest (Ein Pferd klagt an)

Ernst Busch
Language: German

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Lied der Starenschwärme
(Bertolt Brecht)
Apropos, Einsamkeit
(Erich Kästner)
Spruch 1939‎
(Bertolt Brecht)


[1922? 1932?]
Parole di Bertolt Brecht
Musica di Hanns Eisler
Nel disco di Ernst Busch, “B.B. - Legenden, Lieder, Balladen 1914-1924” (Aurora Schallplatten, 1965/67), dove il brano viene datato al 1922 mentre altrove si dice che Eisler, Brecht ed Helene Weigel lo composero insieme a Berlino nel 1932.

Ich zog meine Fuhre trotz meiner Schwäche
Ich kam bis zur Frankfurter Allee.
Dort denke ich noch: O je!
Diese Schwäche! Wenn ich mich gehenlasse
Kann 's mir passieren, daß ich zusammenbreche.
Zehn Minuten später lagen nur noch meine Knochen auf der Straße.

Kaum war ich da nämlich zusammengebrochen
(Der Kutscher lief zum Telefon)
Da stürzten aus den Häusern schon
Hungrige Menschen, um ein Pfund Fleisch zu erben
Rissen mit Messern mir das Fleisch von den Knochen
Und ich lebte überhaupt noch und war gar nicht fertig
mit dem Sterben.

Aber die kannt' ich doch von früher, die Leute!
Die brachten mir Säcke gegen die Fliegen doch
Schenkten mir altes Brot und ermahnten
Meinen Kutscher, sanft mit mir umzugehen.
Einst mir so freundlich und mir so feindlich heute!
Plötzlich waren sie wie ausgewechselt! Ach, was war
mit ihnen geschehen?

Da fragte ich mich: Was für eine Kälte
Muß über die Leute gekommen sein!
Wer schlägt da so auf sie ein
Daß sie jetzt so durch und durch erkaltet?
So helft ihnen doch! Und tut das in Bälde!
Sonst passiert euch etwas, was ihr nicht für möglich haltet!

Contributed by Bartleby - 2011/8/31 - 11:47




Language: Italian

Traduzione italiana di Giorgio Strehler dall’album di Milva “Milva Brecht” del 1975.
Testo trovato su Il Deposito
UN CAVALLO SI LAMENTA

Tiravo il mio carro senza più forze
lungo la Frankfurter Allee
Fu lì che pensai: O je! Come son stanco
Se mi lasciassi andare per un momento
Forse cadrei per sempre…
Due minuti dopo non restavano di me che ossa nude.

Perchè non appena sfinito crollai
e il padrone si precipitava al primo telefono.
Gente affamata mi fu sopra coi coltelli
per disputarsi l'un con l'altro la mia carne.
Non attesero neppure che finissi almeno di crepare.

Era la gente che conoscevo diversa
la stessa che prima mi dava del pane
e mi metteva i sacchi sul dorso
per proteggermi dalle mosche.
Ieri tanto umana e oggi tanto disumana.
S'eran d'improvviso trasformati in tante belve. Come mai?

Morendo, pensai: quanto gelo è sceso
tra loro per renderli senza pietà?
Chi li ha frustati così?
E chi continua ancora a frustarli?
Se voi non saprete dar loro una mano
questa volta vi succederà qualcosa di terribile...

Contributed by Bartleby - 2011/8/31 - 11:47


Nota al titolo.

Fallada è il cavallo parlante di una favola dei fratelli Grimm - “La piccola guardiana di oche” (“Die Gänsemagd”) - che non smise di parlare e di dire la verità nemmeno dopo che la perfida fantesca, sostituitasi alla principessa promessa sposa, gli aveva fatto tagliare la testa (“Oh, Fallada, appeso lassù!”).

Al cavallo parlante dei Grimm s’ispirò anche il grande scrittore Rudolf Ditzen, meglio noto come Hans Fallada – appunto - autore di alcuni dei più importanti romanzi tedeschi degli anni 30 e 40, come “Jeder stirbt für sich allein” del 1947 (da noi pubblicato con il titolo “Ognuno muore solo”) che ripercorre la vicenda di Otto ed Elise Hampel. Lui operaio, lei domestica, per qualche mese condussero una loro personale e titanica battaglia contro Hitler ed il Terzo Reich, scrivendo a mano centinaia di messaggi contro la dittatura e contro la guerra che poi lasciavano in luoghi pubblici. Vennero identificati e catturati dalla Gestapo nel 1943, condannati a morte e decapitati.
Di "Ognuno muore da solo" Primo Levi disse che è "uno dei più bei libri sulla resistenza tedesca contro il nazismo".

Bartleby - 2011/9/8 - 16:08


Otto ed Elise Hampel, nelle foto segnaletiche della Gestapo.

"... Poi prese la penna in mano e disse piano, ma con energia: “La prima frase della nostra prima cartolina sarà: ‘Madre! Il Fuhrer mi ha assassinato mio figlio!”. [...] In un lampo capì che con quella prima frase egli dichiarava la guerra per oggi e per sempre, e sentì anche oscuramente che cosa volesse significare: guerra fra loro due da una parte, poveri, piccoli insignificanti operai che per una parola potevano essere annientati per sempre, e dall’altra parte il Fuhrer, il partito, quell’immenso apparato con tutta la sua potenza e tutto il suo splendore, e dietro di esso tre quarti, no quattro quinti del popolo tedesco”.

da "Ognuno muore solo", romanzo di Hans Fallada ispirato alla vita di Otto ed Elise Hampel, una coppia di umili lavoratori berlinesi che ebbero il coraggio di opporsi al nazismo e che per questo furono uccisi.

Bartleby - 2011/9/9 - 09:04




Language: French

Version française – OH FALLADA... LE CHEVAL PENDU – Marco Valdo M.I. – 2011
d'après la traduction italienne de Giorgio Strehler (1975)
Chanson allemande – O Fallada, da du hangest (Ein Pferd klagt an) [1932] – Ernst Busch – 1965/67
Texte : Bertolt Brecht [Poème : 1919]
Musique : Hans Eisler.

Fallada est le cheval parlant d'une fable des Frères Grimm - « La petite gardienne d'oies » (“Die Gänsemagd”) - qui n'arrête pas de parler et de dire la vérité même après que la perfide servante, se substituant à la princesse promise, lui avait fait tailler la tête. (« Oh, Fallada, pendu là-haut ! »)

Du cheval parlant des Grimm s'inspira aussi le grand écrivain allemand Rudolf Ditzen, mieux connu sous le nom (de plume) de Hans Fallada – précisément, auteur de quelques uns des plus importants romans allemands des années 1930-40 comme « Seul dans Berlin » (Jeder stirbt für sich allein) en 1947, qui reprend l'histoire de Otto et Elise Hampel. Lui, ouvrier, elle domestique, qui pendant quelques mois menèrent leur bataille personnelle et titanique contre Hitler et le Troisième Reich, en écrivant à la min des centaines de messages contre la dictature et contre la guerre qu'ils abandonnèrent dans des lieux publics. Ils furent identifiés et capturés par la Gestapo en 1943, condamnés à mort et décapités.
De « Seul dans Berlin », Primo Levi a dit que c'est « un des plus beaux livres sur la résistance allemande contre le nazisme ».

« … Puis, il prit sa plume en main et dit doucement, mais avec énergie : « a première phrase de notre première carte sera : « Mère ! Le Führer a assassiné mon fils ! » […] En un éclair, il compris qu'avec cette première phrase, il déclarait al guerre pour ce jour et toujours, et il sentit même obscurément ce que ça signifiait : guerre entre eux deux, d'une part, de pauvres, petits, insignifiants ouvriers qui pour un mot pouvaient être anéantis pour toujours et de l'autre côté, le Führer, le parti, cet immense appareil avec toute sa puissance et toute sa splendeur, et derrière trois quart, si ce n'est quatre cinquièmes du peuple allemand. »


Les Quatre Barbus : Le Cheval De Corbillard


Ah, mon cher ami Lucien l'âne, équidé sommaire, voici une chanson qui va sans doute retenir ton attention et certainement et t'indigner et te plaire, tout à la fois.

Et pourquoi donc, mon bon Marco Valdo M.I., cette chanson devrait à la fois me plaire et m'indigner. Je sais qu'à présent, il y a plein de gens qui s'indignent et le plus vraisemblablement pour de bonnes raisons. Et par ailleurs, il y a de nombreuses chansons qui peuvent me plaire. Là aussi pour de bonnes et parfois de moins bonnes raisons.

Tout simplement, Lucien l'âne mon ami, car c'est une chanson qui raconte l'histoire d'un cheval qui chante, qui parle et qui raconte sa propre aventure ; c'est le côté plaisant. Mais aussi , qu'on massacre pour le manger ; c'est ce qui indigne... Et crois-moi, il y a de quoi. Donc, voilà et ce cheval s'appelle Fallada. Il est sorti tout droit des contes de Grimm, tout droit de l'Allemagne profonde.

Et puis, ce titre, Marco Valdo M.I. mon ami, il me fait froid dans le dos... Maintenant, je ne pourrai plus jamais jouer au « cochon pendu ». Je verrai toujours cette tête de cheval flottant entre deux airs de musique militaire.

Lucien l'âne mon ami, je vais essayer de compenser un peu ta frayeur en te faisant connaître l'histoire du Cheval de Corbillard , un grand moment de chanson surréaliste, dont voici le texte intégral – tel que le chantait les inoubliables Quatre Barbus :

Parlé :
Fantaisie chorégraphibique en sept figures
Première figure – Au pas:

C'était un vieux cheval de corbillard
Un vieux cheval de corbillard

Parlé :
Deuxième figure – Au trot – mais, pas trop:

C'était un vieux cheval de cor-
C'était un vieux cheval de bi-
C'était un vieux cheval de corbillard
De corbibi, corbibi, corbibi, corbibi, corbillard
Corbillard

C'était un vieux
(C'était un vieux)
Cheval de cor-
(Cheval de cor-)
C'était un vieux
(C'était un vieux)
Cheval de bi-
(Cheval de bi-)
C'était un vieux
(C'était un vieux)
Cheval de corbillard
(Cheval, cheval)
De corbibi, corbibi, corbibi, corbibi, corbillard
Corbillard

Parlé :
Troisième figure – Trot à la Strauss:
C'était un
C'était un, c'était un, c'était un
Cheval de cor-
C'était un, c'était un, c'était un
Cheval de -llard
Cheval de cor-
(Corbi-, corbi-, corbi-, corbi-, corbi-, corbillard)
Cheval de bi-
(Corbi, corbi, corbi, corbi, corbi, corbillard)
C'était un, c'était un, c'était un
Cheval de cor-
C'était un, c'était un, c'était un -llard, cheval de -llard
Cheval de cor-, de li-
C'était un, c'était un
Cheval de cor-
Cheval de bi-
Cheval de -llard
Corbi, corbi, corbillard

Parlé :
Quatrième figure – Cavaleria Mexicana:
C'était un vieux cheval de corbillard
(De corbillard)
C'était un vieux cheval de corbillard
(De corbillard)
De cheval de cor-
De cheval de bi-
C'était un vieux cheval de corbillard
(Billard)

Parlé :
Cinquième figure – Nocturne:
C'était un cheval de cor-, de bi-, de -llard
Cor- de bi- de cor, de -llard
C'était un cheval de cor-, de bi-, de -llard
Cor- de bi- de cor-
Billard

Parlé :
Sixième figure – Galop Polka:
C'était un vieux cheval de cor-
C'était un vieux cheval de corbi-bi-
C'était un vieux cheval de -llard
C'était un vieux cheval de corbillard
(Billard)
Vieux cheval de cor-
Vieux cheval de bi-
Vieux cheval de -llard
Cor-, de bi-, de -llard
C'était un vieux cheval de cor-
C'était un vieux cheval de corbi-bi-
C'était un vieux cheval de -llard
C'était un vieux cheval de corbillard
(Billard)

Parlé :
Septième figure – Retour à l'écurie – Coda (de cheval):
C'était un vieux cheval de corbillard
Un
Vieux
Cheval
Corbillard

Merci pour cette belle chorégraphie chevaline. Elle m'a un peu diverti... Mais pour quand même revenir à ces gens du peuple Otto et Elise Hampel, je suis tombé net d'admiration devant leur folle audace... Car, en somme, ils ont fait ce que nous faisons tous les jours ici, mais dans des circonstances quelque peu plus périlleuses. Au moins, jusqu'à présent. C'étaient eux aussi des tisserands de l'histoire, qui au péril de leurs vies, ont tissé le linceul du vieux monde cacochyme. L'ODE À KESSELRING est aussi en leur honneur et sans doute ont-ils rejoint ce « peuple serré autour du monument qui s'appelle aujourd'hui et pour toujours RÉSISTANCE » Ora e sempre : Resistenza !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
OH FALLADA... LE CHEVAL PENDU

Je tirais ma charrette sur le mauvais pavé
Le long de la Frankfurter Allée
Je pensais : Oh là ! Comme je suis fatigué
Peut-être vais-je tomber dans l'éternité
Si je me laissais aller pour un moment
En deux minutes, il ne resterait que mes ossements.

Et à peine tombé-je épuisé
Le patron se précipite sur le premier téléphone venu.
Des gens affamés avec leurs couteaux me sautent dessus
Pour se disputer ma viande. Ces acharnés
N'attendent même pas que je finisse de crever.

C'étaient des gens que je connaissais autrement
Les mêmes qui me donnaient du pain, avant
Et me mettaient des sacs sur les reins
Pour me protéger des taons.
Hier si humains, aujourd'hui si inhumains.
S'étaient si soudain transformés en bêtes. Comment ?

En mourant, je pensais : quelle gelée a pu les glacer
Au point de les rendre sans pitié ?
Qui les a ainsi fouettés ?
Et qui continue encore à les torturer ?
Si vous ne pouvez les aider
Une horreur arrivera à laquelle vous ne pourrez échapper.

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2011/9/9 - 21:48




Language: French

Traduction française (quasi-littérale) de Notwen.

Je présente ici une traduction quasi-littérale, car je pense que l'essentiel de ce texte est son sens. Rythme et rime me semblent secondaires. Le contexte de ce poème est la terrible année 1923 en Allemagne, et la famine qu'elle engendra.

De plus, la traduction française ci-dessus (de Marco Valdo M.I.), qui est retraduite de la traduction italienne, est largement fausse, elle méritait donc une correction.
Malgré mon épuisement, je tirais ma charrette
Jusqu'à l'avenue de Francfort. Là je me dis :
Houla ! Quelle fatigue ! Si je me laisse aller
Il pourrait bien m'arriver que je m'effondre sur place.
Dix minutes plus tard, il ne restait que mes os au milieu de la rue.

A peine m'étais-je effondré au sol
(Le cocher était parti téléphoner)
Que des gens affamés surgirent des maisons
En quête d'un morceau de viande.
Avec leurs couteaux, ils m'extirpèrent la chair des os,
Et moi j'étais encore vivant.

Mais je les connaissais déjà, les humains.
Ils m'apportaient des sacs pour me protéger des mouches
M'offraient du pain sec, et incitaient mon cocher
à se montrer doux envers moi.
Jadis si gentils, et aujourd'hui si sauvages !
Ah, que leur était-il donc arrivé ?

Alors je me demandai : Quelle douche froide les a donc frappés ?
Qui les maltraite, pour qu'ils en soient tellement affectés ?
Alors aidez les donc ! Et vite !
Sinon il vous arrivera quelque chose,
que vous ne tenez pas pour possible.

Contributed by Notwen - 2014/9/6 - 17:41




Language: English

Traduzione inglese da Subject: Hanns Eisler

‎“Brecht's 1919 poem "O Fallada, There You Are Hanging: A Horse's Accusation" was written in ‎the context of postwar famine and revolution. It was adapted by Eisler in 1932 for a cabaret revue. ‎Fallada was a horse in a fairy tale by the Brothers Grimm. The poem may have been based on news ‎reports of crowds of hungry Berliners carving up the corpses of police horses that had fallen during ‎street fighting.”‎
O FALLADA, THERE YOU ARE HANGING

I tugged at my wagon, though I felt so feeble
And stopped in a street in our East End.
I stood there and thought: My friend,
you are so feeble. If you don't make an effort
you'll start collapsing
in front of all these people—
Twenty minutes later
I was nothing but a heap of bones
in the roadway!‎

And while I was lying collapsed in the darkness
‎(my driver ran to telephone)
a horde of hungry people appeared
out of the doorways, started frantically trying
each to be first to cut the meat from my carcase
and they saw that I was still alive, and very far from
finished with dying.‎

But all these people, I thought, were once my familiars.
They used to bring sacks to help me keep off the flies,
gave me old crusts to eat, and came up to advise
my driver that he must not beat me.
Once so kind-hearted, and now they're turned to killers!
What on earth can they have been through that would
make them change their ways so completely?‎

That led me to ask: who has sent such coldness
right into the heart of the human race?
What's blowing into their face
so as to make them grow so freezing?
Please come to their aid, and act now with boldness,
or the consequences could well be beyond all reason.‎

Contributed by Dead End - 2013/1/30 - 14:51



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