Lingua   

Bel paese l'Italia

Olindo Guerrini


Lingua: Italiano


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[1901]
Pubblicato il 21 febbraio del 1904 sul n. 5, anno I di “Azione Socialista”, settimanale della sezione socialista di Brindisi (“Uomini siate, e non pecore matte!”, uno degli esergo in prima pagina).

Canzone superanticlericale pubblicata sul giornale dei socialisti pugliesi, quelli vicini alle idee del filosofo marxista Antonio Labriola, per lamentare come dopo il 1901 in Italia – allora governata da Giolitti ma attraversata da forti venti nazional-cattolici - si fossero riversate frotte di religiosi di ogni ordine, specie Gesuiti, cacciati dalla Francia dove il governo di difesa repubblicana di Pierre Waldeck-Rousseau (quello che qualche anno prima aveva legalizzato i sindacati dei lavoratori) aveva promosso una legge sull’associazionismo che sottoponeva giustamente le congregazioni religiose, specie quelle che si occupavano dell’educazione dei fanciulli, al riconoscimento ed alla stretta vigilanza da parte dello Stato. Ciò aveva comportato la chiusura di centinaia di istituti religiosi ed alla migrazione in massa di migliaia di “corvi” verso il “seno di Santa Madre Chiesa”.

L’ormai ex vescovo di Cloyne, John Magee, responsabile dell’occultamento delle violenze sessuali perpetrate da alcuni preti della sua diocesi contro i bambini affidati alle loro “cure”.
L’ormai ex vescovo di Cloyne, John Magee, responsabile dell’occultamento delle violenze sessuali perpetrate da alcuni preti della sua diocesi contro i bambini affidati alle loro “cure”.


E il “pederasta esercito di frati” ancora oggi, a 110 anni da quando fu composta questa caustica canzoncina, continua nelle sue nefandezze: a Malta due sacerdoti sono appena stati condannati dal tribunale ordinario a discrete pene detentive per aver abusato di molti minori in un orfanotrofio religioso, e in Irlanda è di questi ultimi giorni la pubblicazione del cosiddetto “rapporto Cloyne” in cui il governo denuncia che i crimini sessuali ai danni di minori compiuti da diversi sacerdoti fino a non molti anni fa furono occultati dai vescovi e dalla Santa Sede che cercò di “bloccare un'inchiesta in uno Stato sovrano, democratico e repubblicano non più di tre anni fa, non trent' anni fa”, ha dichiarato il primo ministro irlandese Enda Kenny.

“Che bel paese! La calata dei corvi dalle Alpi francesi al piano italico ha suscitato le ire di tutta la democrazia, anche di quella tricolore che ha fin qui amoreggiato con il Vaticano. Ed i giornali sono infarciti di proteste clamorose; nientemeno si vorrebbe l’applicazione rigida della vecchia legge sulle congregazioni. Come se il difetto non fosse nel manico… Ma anzi che abbandonarsi a malinconiche considerazioni sulle leggi e su chi dovrebbe por mano ad esse è meglio rileggere i versi caustici del peta civile Olindo Guerrini:”
Il pederasta esercito di frati
che ci mandò la Francia
or s'allarga tra noi
d'ozi beati ed allarga la pancia

Piovon le losche compagnie
fornite d'arti e maestri egregi
per distillar veleni
ed acquavite o per fondar collegi

Bel paese l'Italia
a le budelle sacre degl'infingardi
che tra i pidocchi delle laide celle
sementano i bastardi

Bel paese! Se l'Austria impone
il veto se si muove la Spagna
ecco corrono i frati
a questo lieto terren della cuccagna

Poichè le brame delle lerce squadre
sono per noi comandi
e se voglion poppar l'Italia madre
ha le mammelle grandi

Trovano qui le fraterie fetenti
il terren che ci vuole
qui tra noi ove crescono i conventi
e calano le scuole

E i giudici del re servon la messa
col candelotto in mano
e la bandiera dell'Italia è messa
a guardia del Vaticano

E' pronta la prigion per chi non crede
alla virtù dei santi
che bel paese per la Santa Sede
e i frati zoccolanti

Ahimè per questo incontro della fiumana
dei preti e dei ribaldi
per questo andavi ad assalir Mentana
povero Garibaldi!

inviata da Bartleby - 3/8/2011 - 13:20



Lingua: Francese

Version française – BEAU PAYS L'ITALIE – Marco Valdo M.I. – 2015
Chanson italienne – Bel paese l'Italia – Olindo Guerrini – 1901
Publiée le 21 février 1904 dans le n°. 5, anno I d'« Action Socialiste », hebdomadaire de la section socialiste de Brindisi (« Soyez des hommes, et pas des moutons fous !  », un des exergues en première page).

Chanson superanticléricale publiée dans le journal des socialistes des Pouilles, aux idées proches de celles du philosophe marxiste Antonio Labriola, pour déplorer comment après 1901 en Italie – alors gouvernée par Giolitti (libéral), mais traversée par de forts courants nationaux-catholiques – on avait déversé des bandes de religieux de tous ordres, surtout des Jésuites, chassés de France où le gouvernement de défense républicaine de Pierre Waldeck-Rousseau (celui qui auparavant avait légalisé les syndicats des travailleurs) avait promu une loi sur l'associationnisme qui soumettat à juste titre les congrégations religieuses, surtout celles qui s'occupaient de l'éducation des enfants, à la reconnaissance et à l'étroite vigilance de la part de l'État. Cela avait amené la fermeture de centaines d'instituts religieux et la migration en masse de milliers de « corbeaux » vers le « sein de la Sainte Mère l'Église ».

Et la « pédéraste armée de moines » encore aujourd'hui, à 110 ans du moment où fut composée cette chanson caustique, continue dans ses infamies : à Malte, deux prêtres viennent d'être condamnés par tribunal ordinaire à de discrètes peines de détention pour avoir abusé de nombreux mineurs dans un orphelinat religieux ; et en Irlande, on a vu ces derniers jours la publication du « rapport Cloyne » dans lequel le gouvernement dénonce le fait que les crimes sexuels au détriment de mineurs accomplis par des prêtres jusqu'il y a peu furent cachés par les évêques et le Saint-Siège qui chercha « à bloquer une enquête dans un État souverain, démocratique et républicain, il y a pas plus de trois ans, pas il y a trente ans », a déclaré le premier ministre irlandais Enda Kenny.

« Quel beau pays ! La descente des corbeaux des Alpes françaises dans la plaine italienne a suscité les colères de toute la démocratie, même de la tricolore qui a jusqu'ici flirté avec le Vatican. Et les journaux sont encombrés de protestations sensationnelles ; on voudrait rien de moins que l'application rigide de la vieille loi sur les congrégations… Mais plutôt que de s'abandonner à de mélancoliques considérations sur les lois , il vaudrait mieux relire les vers caustiques du poète Olindo Guerrini :  »

Sans relever toutes les allusions que contient ce texte, juste deux mots concernant Garibaldi… qui apparaît tout à la fin à Mentana. Il s'agit de la dernière bataille que livra Garibaldi à Mentana face aux troupes françaises de Napoléon III , en novembre 1867. Bataille perdue face aux nouveaux fusils Chassepot. Le coup tordu de Napoléon le Petit sauva la Papauté et le Vatican, ouvrant ainsi la voie à la reconquête de l'Italie par les tenants du catholicisme. À cet égard, plus d'un siècle après la chanson, la situation n'a fait qu'empirer. On peut à présent constater que l'Italie de la fin du XIXième siècle, qui était un pays moderne et laïc, a basculé (aidée en cela par le fascisme, qui signa les infâmes accords du Latran) dans la bigoterie institutionnalisée au point d'être devenue une sorte de Catholand ou de Katholikistan. Pauvre Garibaldi, en effet !

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.
BEAU PAYS L'ITALIE

La pédéraste armée de moines
Que nous a envoyée la France
À présent, dans ses béates fainéantises
S'épand parmi nous et déroule sa panse

S'abattent les louches compagnies
Leurs instruments et leurs professeurs sacrilèges
Qui distillent poisons et eaux-de-vie
Et fondent des collèges.

Beau pays, l'Italie belle
Pour les tripes sacrées des charognards
Qui parmi les poux de leurs immondes cellules
Sèment les bâtards.

Beau pays ! Si l'Autriche impose
Son veto, si se bouge l'Espagne
Voici qu' accourent les frères
En ce merveilleux pays de Cocagne

Comme les brames de leurs bandes immondes
Sont pour nous des ordres,
S'ils veulent téter, notre mère l'Italie
A de grandes mamelles

Ici, leurs clergés puants
Ici, trouvent la terre qu'ils préfèrent
Ici, parmi nous où croissent les couvents
Et croulent les écoles.

Et les juges du roi servent la messe
Avec le cierge par devant
Et la bannière de l'Italie est remise
À la garde du Vatican.

La prison est prête pour qui ne croit pas
À la vertu des saints et des vierges !
Quel beau pays pour le Saint-Siège
Et les moines aux semelles de bois.

Hélas, c'est ce déferlement
De prêtres et de bandits
Qu'à Mentana, tu combattis vainement
Pauvre Garibaldi !

inviata da Marco Valdo M.I. - 21/4/2015 - 22:19



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