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Erich Mühsam: Der Revoluzzer

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Lingua: Tedesco


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Bonzen-Blues
(Erich Mühsam)
Wenn das Eisen mich mäht
(Josef Luitpold)
Une tradition familiale
(Marco Valdo M.I.)


[1907]
Scritta da Erich Mühsam
Musicata da Béla Reinitz [1929]
Interpretata da Ernst Busch


Introduzione visiva, non legalitaria e che precisa una certa cosa necessaria.
Exergo del film Giù la testa di Sergio Leone.


Gewidmet der deutschen Sozialdemokratie.

War einmal ein Revoluzzer,
Im Zivilstand Lampenputzer;
Ging im Revoluzzerschritt
Mit den Revoluzzern mit.

Und er schrie: „Ich revolüzze!“
Und die Revoluzzermütze
Schob er auf das linke Ohr,
Kam sich höchst gefährlich vor.

Doch die Revoluzzer schritten
Mitten in der Straßen Mitten,
Wo er sonsten unverdrutzt
Alle Gaslaternen putzt.

Sie vom Boden zu entfernen,
rupfte man die Gaslaternen
Aus dem Straßenpflaster aus,
Zwecks des Barrikadenbaus.

Aber unser Revoluzzer
Schrie: „Ich bin der Lampenputzer
Dieses guten Leuchtelichts.
Bitte, bitte, tut ihm nichts!

Wenn wir ihn’ das Licht ausdrehen,
Kann kein Bürger nichts mehr sehen,
Laßt die Lampen stehn, ich bitt!
Denn sonst spiel’ ich nicht mehr mit!“

Doch die Revoluzzer lachten,
Und die Gaslaternen krachten,
Und der Lampenputzer schlich
Fort und weinte bitterlich.

Dann ist er zuhaus geblieben
Und hat dort ein Buch geschrieben:
Nämlich, wie man revoluzzt
Und dabei doch Lampen putzt.

inviata da Ahmed il Lavavetri - 23/11/2010 - 19:37




Lingua: Italiano

Versione italiana di Leonhard Schäfer

teatroscha


Dal volume: Erich Mühsam: C'era una volta un rivoluzionario, Chersi Libri, Brescia 2010, pp. 47-48. Leonhard Schäfer, che ho il piacere di conoscere personalmente, porta in giro in centri sociali e altri liberi spazi, assieme a Patricia Creati e al gruppo dei Causa, un "quasi-spettacolo teatrale" di poesia-canzone basato sui testi e sulle sue traduzioni da Erich Mühsam. [RV]
IL RIVOLUZIONARIO

Alla socialdemocrazia tedesca

C'era una volta un rivoluzzaio-campione
di professione: lustra-lampione
marciava a passo rivoluzionario
con altri rivoluzionari.

Gridava: Mi fasso revolussion!
Il berretto da rivoluzzaio sull'orecchio sinistro
lo spostava con gesto poderoso
e si riteneva molto pericoloso.

I rivoluzionari marciavano velocemente
in mezzo agli stradoni
dove lui alacremente
lustrava lampioni.

E cominciaron a strappar via i poveri lampioni
- dai lastroni
e con le stanghe ammucchiate
erigevano barricate.

Ma il nostro rivoluzionario-campione
gridava: sono il lustra-lampione!
Sono uno statale,
non fategli del male!

Se gli togliamo la corrente
il borghese non vede più niente
lasciate i lampioni dove sono
sennò non sono più vostr'uomo.

Ma i rivoluzionari ghignavano
e i lampioni scassavano,
il lustra-lampione si defilò furtivamente
piangendo disperatamente.

E a casa si ritirò
ad un libro si ispirò:
Come si fa la revolussion
lustrando i lampion".

inviata da Riccardo Venturi - 18/5/2012 - 12:41




Lingua: Francese

Version française – LE RÉVOLUTIONNAIRE – Marco Valdo M.I. – 2012
d'après la version italienne de Leonhard Schäfer
Chanson allemande - Der Revoluzzer - Erich Mühsam – 1907

Écrite par Erich Mühsam
Musique de Béla Reinitz [1929]
Interprétation d'Ernst Busch

Ohlala, dit Lucien l'âne en relevant la queue en point d'interrogation et les deux oreilles en points d'exclamation, ohlala, quelle histoire, voici donc un révolutionnaire... À quoi peut-il bien ressembler ? D'autant plus que c'est une chanson d'Erich Mühsam ou à tout le moins, un de ses poèmes mis en musique.

C'est bien un poème de Mühsam mis en musique et le révolutionnaire ainsi chanté exerce l'honorable et désuète fonction d'allumeur de réverbères. Un métier qui a disparu avec l'arrivée de l'éclairage électrique... Auparavant, pendant environ un siècle, l'éclairage public se faisait au gaz, dit de ville et nécessitait pour fonctionner une équipe d'allumeurs de réverbères. On peut situer les débuts de l'éclairage au gaz avec le début du 19 ième siècle et celui de l'éclairage public à l'électricité à partir de la fin du du dix-neuvième siècle. Le passage de l'un à l'autre se fit cependant progressivement. Néanmoins, il existe encore des éclairages au gaz publics, spécialement en Allemagne et particulièrement à Berlin. Cela dit, les allumeurs de réverbères ont complètement disparu, car l'éclairage au gaz est depuis longtemps déjà piloté par des systèmes électroniques de commande à distance. Au temps de Mühsam, in illo tempore, l'éclairage au gaz était bien vivace et les allumeurs sillonnaient les rues de bien des villes. Bien entendu, leur tâche incluait aussi l'entretien du réverbère et donc son nettoyage régulier - l'enveloppe en verre qui protégeait la flamme du gaz s'appelait la "lampe". D'où le nom allemand de « Lampenputzer », littéralement « nettoyeur de lampe ».

Moi, je me souviens même des villes éclairées de quelques bougies ou de chandelles et même, de torches..., dit l'âne Lucien en riant. Il fut même un temps où dans les villes, il n'y avait pas d'éclairage du tout. Mais qu'en est-il de ton Lucifer ?
allumeur de reverbere.
Et bien, Lucien l'âne mon ami, tu ne saurais mieux dire. Ce Lucifer, ce porteur de lumière est une icône, une image, un substitut à un « révolutionnaire » dont Mühsam entend bien se moquer et par voie d'ironie, dénoncer l'attitude. Regarde bien à qui il dédie la chanson ? À la social-démocratie, laquelle à l'époque en Allemagne (en train de se faire...), était fort puissante et tout en affirmant dans ses congrès et en paroles, sa volonté révolutionnaire n'entendait en réalité que s'intégrer au système – tout en tirant certains avantages pour sa clientèle politique, le prolétariat. Mühsam, lui, était anarchiste et carrément révolutionnaire et entendait bien que l'on renverse l'ordre établi, qu'on élimine le pouvoir des riches et l'exploitation subséquente... Que l'on crée un autre monde d'égalité et de liberté, débarrassé de la recherche du profit. Ici, au travers de cet allumeur de réverbères qui reproche aux révolutionnaires qu'avec l'extinction des lumières, le bourgeois ne verra plus la nuit en rue et ne pourra plus sortir de chez lui... Il campe la social-démocratie allemande. Bref, tout se joue sur un plan symbolique et on comprend où mène l'anecdote pour le moins satirique : l'allumeur refuse de s'allier aux autres révolutionnaires (dans la réalité : les anarchistes et les socialistes de gauche, qui deviendront par la suite, communistes et en Allemagne, « spatarkistes » Une tradition familiale) et rentre chez lui écrire un ouvrage théorique – dernière pique de Mühsam envers la social-démocratie :

« Comment être révolutionnaire
Tout en allumant les réverbères ».

Et de fait, la social-démocratie allemande, comme il est rapporté dans les histoires d'Allemagne Oscar, Oscar ou La Danse du Tambour continuera à prétendre être révolutionnaire – dans ses textes – jusqu'en 1959... Curieusement, c'est le moment (vers 1960) où la plupart des villes d'Allemagne abandonnent définitivement l'éclairage public au gaz...

Moi, dit Lucien l'âne en se raidissant sur ses sabots aux allures du plus noir basalte, moi, j'aime beaucoup cette parabole et je pense que ceux qui se mettent en groupe, en parti ou en une autre forme d'organisation « de masse » et prétendent non seulement, guider les autres, mais en plus faire la révolution et de surcroît, édifier ainsi un monde meilleur, ont de très grandes responsabilités – surtout quand ils disent une chose en en font d'autres. Par exemple, comme c'est ici clairement le cas de la social-démocratie qui annonce ses intentions révolutionnaires et qui dans les faits, sert de machine d'intégration et de soumission des pauvres au système des riches. Quant à nous, nous n'avons pas ces prétentions, ni ces ambitions, ni même ces envies de participer aux heures et aux postes de gloire du système, nous avons choisi, dans cette Guerre de Cent Mille Ans, de tisser le linceul de ce vieux monde (celui des riches) trompeur, menteur, exploiteur, tueur et cacochyme (Heureusement !)

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LE RÉVOLUTIONNAIRE

Dédié à la social-démocratie allemande.

Il était une fois un révolutionnaire,
Dans le civil, allumeur de réverbère;
Il allait d'un pas révolutionnaire
Avec les révolutionnaires.

Et il criait : "Je révolutionne !"
Et le bonnet révolutionnaire
Posé sur l'oreille gauche,
Il avait l'air très redoutable.

Cependant, les révolutionnaire marchaient
Au plein mitan des rues
Où d'habitude, il nettoie
Toutes les lanternes.

Du sol, ils arrachèrent
Les réverbères, les réverbères
Des trottoirs, des arcades
Pour construire des barricades.

Mais notre révolutionnaire
Criait : « Je suis l'allumeur de réverbères
Ces bons éclairages-là
Je vous prie, ne les abîmez pas.

Si nous éteignons la lumière
Le bourgeois ne pourra plus voir
Je vous prie, laissez la lumière
Sinon, je ne joue plus dans cette histoire. »

Alors, les révolutionnaires rirent
Et les réverbères bruirent
Et l'allumeur s'éloignant
Pleurait amèrement.

Alors, il est resté chez lui
Et là, un livre il a écrit
En l'occurrence, « Comment être révolutionnaire
Tout en allumant les réverbères ».

inviata da Marco Valdo M.I. - 24/8/2012 - 15:01




Lingua: Svedese

Svensk översättning av Riccardo Venturi
Traduzione svedese di Riccardo Venturi
11 luglio 2014 / 11. juli 2014
lampenputzerREVOLUTSAREN

Till den tyska socialdemokratin

Det var en gång en revolutsare,
Till yrket lyktputsare
Han gick i revolutsarskritt
Med alla revolutsare.

Han ropade: Ja' gör revolutionen!
Och så kraftigt tog han på sig
Revolutsarmössan på vänstra örat,
Och höll sig högst farlig.

Hastigt gick revolutsarna
Mitt på gator och alléer
Där han med liv och lust
Putsade alla gaslyktorna.

Plötsligt började man rycka
Lyktor upp fra gatans grund
Och med ryckta gaslyktor
Gjorde man barrikader.

Men vår goda revolutsare
Ropade: “Ja' ä lyktputsaren!
Förstor inte, var snälla
Den här goda gatulyktan!

Tar vi dem gasljuset bort,
Ser borgarna ingenting mer!
Ni får ej röra lyktorna,
Annars leker jag inte mer!”

Men revolutsarna skrattade
Och bröt alla gatans lyktor,
Så gick putsaren sin väg
Och förtvivlat grät han.

Nu sitter han hemma
Och har skrivit en bok:
“Hur man gör revolutionen
Med att putsa gatulyktor.”

11/7/2014 - 16:29




Lingua: Italiano

Nuova versione italiana di Riccardo Venturi
11 luglio 2014

Trascinato dagli eventi, mi sono messo a tentare una traduzione metrica del "Revoluzzer", che mi garberebbe tanto dedicare ad uno che so io; ma lasciamo perdere. Eccola qua, ad ogni modo. Naturalmente, in alcuni punti è una riscrittura; a rigore, un Lampenputzer non è un lampionaio. Il Lampemputzer i lampioni li pulsce, mentre il lampionaio li accende; ma non cambia molto. [RV]
IL RIVOLUZZAIO

C'era una volta un rivoluzzaio,
Di lavoro: lampionaio.
Marcia a passo rivoluzzaio
Con quegli altri rivoluzzai.

Urla forte: “Io rivoluzzo!”,
E con gesto imperativo
Si rincalca il berrettuzzo
E si crede un sovversivo.

Sciaman via i rivoluzzai
Giù per strade e per vialoni
Dove lui, di lena e vai,
Suole accendere i lampioni.

Strappan via da quei pietroni
Pali e stanghe a carrettate;
Ché con tutti quei lampioni
Voglion fare barricate.

Ma il nostro rivoluzzaio
Urla: “No! Non li toccate!!
Ché io sono il lampionaio,
Oddìo, non li rovinate!

Se la luce gli levate,
Il borghese può inciampare!
Per favor, non li toccate,
Sennò smetto di giocare.”

Ma ridendo hanno scassato
E divelto quei lampioni;
Ed il nostro se n'è andato
Disperato e in lacrimoni.

E da allora è chiuso in casa,
sta scrivendo anche un librone:
“Fare la rivoluzione
accendendo anche il lampione.”

11/7/2014 - 17:14




Lingua: Finlandese

Versione finlandese di Leena Kirstinä
Finnish translation by Leena Kirstinä
Finnische Übersetzung von Leena Kirstinä
Suomennos Leena Kirstinä


Link to the song composed by Kaj Chydenius and performed by Vesa-Matti Loiri:

VALLANKUMOUKSELLINEN

Olipa kerran vallankumouksellinen
siviilissä lampunpuhdistaja
joka kulki vallankumousaskelin
muiden vallankumoojien kanssa

Ja hän huusi: »Teen vallankumouksen!«
Vasemmalle korvalleen hän sysäsi
vallankumousmyssyn
ja näytti hyvin vaaralliselta

Vallankumoukselliset astelivat
kaupungin keskustan katuja
missä miekkosemme tavallisesti puhdisti
mukisematta kaikki kaasulamput

Heti ensimmäiseksi
nyhdettiin kaasulamput
irti katukiveyksestä
barrikadeja varten

Mutta miekkosemme huusi:
»Minä olen näiden
valolamppujen puhdistaja
Älkää, älkää niihin koskeko

Jos katkaisemme valon
kukaan porvari ei näe yhtään mitään
Antakaa lamppujen olla, minä pyydän
tai muuten en enää leiki mukana«

Muut vallankumoukselliset
iskivät lamput säpäleiksi
mutta lampunpuhdistaja hiipi pois
ja itki katkerasti

Sitten hän pysytteli kotonaan
ja kirjoitti siellä kirjaa siitä
miten tehdään vallankumous
ja siinä ohessa kuitenkin lamppuja puhdistetaan

inviata da Juha Rämö - 17/3/2015 - 18:45



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