Lingua   

Joue pas avec mes nerfs

François Béranger
Lingua: Francese


Ti può interessare anche...

Combien ça coûte
(François Béranger)
Combine anti-G
(François Béranger)
Talking Union
(Almanac Singers)


[1979]
Album "Joue pas avec mes nerfs"

beranger8

Una canzone di indignazione a 360°: la cacciata dello Shah dall’Iran nel 1979, i gulag comunisti, il conflitto mediorientale, la crisi occupazionale in Francia, il ghetto di Varsavia, l’eterna schifezza che è il Potere, l’eterno male che è l’intolleranza e l’eterna lotta che è la vita…
Joue pas avec mes nerfs
J'ai un flip de travers
Une arête dans le gosier
Je ne peux plus respirer
Plein de trucs me sidèrent
J'ai beau dire j'ai beau faire
Parfois je le réveille
Et je me dis pourquoi faire

Le vieux monde s'essouffle
Il court après sa queue
Il pédale dans l'yaourt
Se noie dans la choucroute
Le Shah se fait chasser
Il part en pleurnichant
Avec des milliards
Ramassés dans le sang
On aurait dû le pendre
A un croc de boucher
Le Shah se fait chasser
Par un vieux puritain
Sorti du Moyen-âge
Planqué près de Paris
Et le bon peuple l'aime...
Le rêve communiste
Pourrit dans le Goulag
Le rêve d'Israël
Est mort dans la haine
Des jeunes gens par milliers
Se tournent vers le chimique
Le rêve hypodermique
Nous kidnappe les meilleurs

Joue pas avec mes nerfs
J'ai un flip de travers
Une arête dans le gosier
Je ne peux plus respirer
Plein de trucs me sidèrent
J'ai beau dire j'ai beau faire
Parfois je le réveille
Et je me dis pourquoi faire

Je regarde ébahi
La grosse face bouffie
D'un de nos dirigeants
Qui remplit tout l'écran
On dit qu'à quarante ans
Un visage dit tout
Ce que je vois sur le sien
Me donne des boutons
Il est content de lui
Tout va bien c'est la joie
Ceux qui grognent ceux qui rognent
Sont de mauvais esprits
A l'Est rien de nouveau
Les villes de Lorraine
Deviennent villes mortes
Pourrissant de colère
Les cheminées qui fument
Passent au rang des souvenirs
Les chômeurs désoeuvrés
Vont parfois se balader
Devant les grilles fermées
A l'ombre des terrils
Les milliards sont partis
Là où c'est beaucoup plus rentable

Joue pas avec mes nerfs
J'ai un flip de travers
Une arête dans le gosier
Je ne peux plus respirer
Plein de trucs me sidèrent
J'ai beau dire j'ai beau faire
Parfois je le réveille
Et je me dis pourquoi faire

Je regarde une photo
Du ghetto de Varsovie
Un petit môme en casquette
Lève les bras bien haut
Derrière lui un nazi
Satisfait sûr de lui
Lui braque dans le dos
Son flingue indifférent
Le visage de l'enfant
C'est la terreur du monde
L'innocence violée
L'humanité bafouée
La gueule du pourri
C'est l'abus du pouvoir
L'éternelle saloperie
Tout pouvoir est maudit
Je pourrais être l'enfant
Je pourrais être le nazi
Quel est le dieu vicieux
Bien planqué dans les cieux
Qui décide de tout ça
Qu'on lui tire la barbe
Qu'on lui crève les yeux
Qu'on le balance au néant

Joue pas avec mes nerfs
J'ai un flip de travers
Une arête dans le gosier
Je ne peux plus respirer
Plein de trucs me sidèrent
J'ai beau dire j'ai beau faire
Parfois je le réveille
Et je me dis pourquoi faire

Un jour ça prévient pas
On se réveille vieux
On se réveille vide
Des rides autour des yeux
Des sanglots plein la gorge
Qui pèsent comme des pierres
Un jour ça prévient pas
On se retrouve seul
Les amours sont parties
On n'a pas su aimer
On en voulait plusieurs
On n'en a plus aucune
Il faut n'en aimer qu'une
Et choisir ou partir
On a l'amour bizarre
On sait pas l'exprimer
Les voisins se font la guerre
Et ne se parlent pas
Au sous-sol c'est le négro
Au premier c'est le catho
Au second c'est le coco
Au troisième c'est le P.R.
Au dernier c'est le pédé
On est tous à enfermer

Joue pas avec mes nerfs
J'ai un flip de travers
Une arête dans le gosier
Je ne peux plus respirer
Plein de trucs me sidèrent
J'ai beau dire j'ai beau faire
Parfois je le réveille
Et je me dis pourquoi faire

Y'a toujours des malsains
Quelles que soient les époques
Pour se dire nom d'un chien
Qu'est-ce que c'est cette galère
Y'a toujours un malin
Pour ramener sa gueule
Pour penser pour chanter
Que tout le désespère
Que vraiment ça va mal
Que c'est l'époque charnière
Qu'après ça rien ne va plus
Que personne n'en peut plus
Pourtant ça continue
C'est ça qu'est fantastique
Ça fait des millénaires
Qu'on respire le même air
Qu'on se tire dessus
Comme des élastiques
Que ça naît que ça meurt
Que ça crie de douleur
Et nous là-dedans on vit
On salue on sourit
On n'est pas des bestiaux
Non, le monde est vraiment beau

Joue pas avec mes nerfs
J'ai un flip de travers
Une arête dans le gosier
Je ne peux plus respirer
Plein de trucs me sidèrent
J'ai beau dire j'ai beau faire
Parfois je le réveille
Et je me dis pourquoi faire

inviata da Bartleby - 17/9/2010 - 10:57



Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org