Lingua   

Ninna ninos de rua

Mario Azad Donatiello


Lingua: Italiano


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Versione italiana reperita in questa pagina
Fai la ninna e fai la nanna
cè la luna che canta per te
dolcemente giunge il sonno
dormi e sogna solo cose belle

Sopra un letto di mattoni
le coperte fatte di cartoni
senza casa e senza niente
busta con la colla
per volare insieme al vento

fai la ninna e fai la nanna
che nel sogno arriva la mamma
non è quella che ti ha partorito
perché poi ti ha abbandonato

fai la ninna e fai la nanna
sogna almeno unaltra realtà
sogna giochi e caramelle
sogna solo le cose belle
sogna che hai anche un nome
e una carezza tra i tuoi capelli
sogna giochi e caramelle
fai solo sogni belli

Quando la notte diventa più buia
gli squadroni ti fanno paura
sembrano lupi e vanno in divisa
prima uccidono e poi ritornano a casa

nasce lentamente il sole
un altro giorno per te senza pane
il futuro per te è una parola
la tua vita solo una strada

non hai neanche dieci anni
e sei per la strada con altri bambini
nella spazzatura cercate il cibo
quello che altri invece hanno gettato via

Fai la ninna bel bambino
tanto nessuno vi sente
anche se le cose le sappiamo
facciamo finta di niente
Ninna bambino bello
sogna la mamma e le caramelle
spera almeno nei sogni che fai
che la realtà non per niente bella

inviata da adriana - 1/9/2010 - 15:41



Lingua: Francese

Version française – NINNA NANNA DE RUE – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – Ninna ninos de rua – Mario Azad Donatiello

Te souviens-tu, Lucien l'âne mon ami, de ce qu'est une ninna nanna... C'est tout simplement une berceuse, une de ces chansons, un de ces refrains, une de ces écholalies qu'on chante aux enfants pour les endormir ou plus tard, qu'on leur fait chanter en douceur, en douceur... Quant aux « ninos de rua », aux enfants de rues de la chanson... Ils sont là depuis si longtemps, peut-être même depuis qu'il y a des villes... Les enfants des rues. Orphelins de la Guerre de Cent Mille Ans, que les riches font aux pauvres de tous les pays et de tous les temps, en vue d'accroître leurs richesses, leurs privilèges, leurs pouvoirs... Les enfants des rues sont perdus, affamés souvent, rêveurs toujours, rongés par l'espoir et finalement, victimes de premier rang. Ils vivent de ce qu'ils peuvent, de ce qu'ils trouvent, de ce qu'ils arrivent à récupérer de façon plus ou moins licite, chapardages, vols, prostitution... N'importe, il faut survivre. Et souvent même, ils n'y arrivent pas. On les retrouve là, étendus dans le néant. Bêtement abattus, mais que vaut un enfant que personne ne réclame ? Gibier de police, cible des escadrons bleus en Amérique latine et ailleurs encore. Proies sexuelles pour touristes argentés.

Nous les ânes, dit Lucien l'âne en grimaçant atrocement, nous les ânes, on ne fait pas çà. Bien que nous soyons des bêtes, des animaux, nous les ânes, on ne ferait jamais çà.

Je sais, Lucien l'âne mon ami, je sais. Mais que veux-tu, il y en a chez nous qui ont des mœurs étranges, des bêtes sauvages plus sauvages encore que le guépard, que la panthère, que le chacal... C'est tout dire. Qu'y a-t-il donc derrière tout çà, si ce n'est une folie engendrée par un sentiment d'impunité ? Mais enfin, ces victimes enfantines, ce sont des pauvres, des pauvres parmi les plus pauvres. Qui s'en soucierait ? Et puis, çà fait désordre; ces « ninos de rua », ils dérangent, ils inquiètent parfois. Alors...

Pour çà aussi, vois-tu Marco Valdo M.I. mon ami, il nous faut tisser le linceul de ce vieux monde hypocrite, libidineux, pervers et cacochyme.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
NINNA NANNA DE RUE

Fais la ninna et fais la nanna
La lune chante pour toi
Doucement arrive le sommeil
Dors et rêve à des merveilles.

Sur un lit de briques
Les couvertures de carton
Sans rien, sans maison
Enveloppe-toi doucettement
Pour s'envoler ensemble dans le vent

Fais la ninna, fais la nanna
Que dans ton rêve vienne ta mama
Mais pas celle qui t'a enfanté
Qui ensuite, t'a abandonné.

Fais la ninna, fais la nanna
Rêve à une autre réalité
Rêve de jeux et de bonbons
Rêve seulement à la beauté
Rêve que tu as même un nom
Et une caresse dans tes cheveux
Rêve de jeux, de bonbons
Fais seulement des rêves heureux.

Quand la nuit devient plus sombre
Ils te font peur leurs escadrons
On dirait des loups, ils sortent en nombre
D'abord ils tuent, puis ils rentrent à la maison

Le soleil renaît au matin
Un autre jour pour toi sans pain
Pour toi, le futur est un mot
Ta vie, une rue sans repos.

Tu n'as même pas dix ans
Et tu es sur la rue avec d'autres enfants
Dans l'ordure, à chercher de quoi manger
Dans ce que les autres ont jeté.

Fais la ninna bel enfant
Même si personne ne t'entend
Même si nous savons bien
Nous faisons semblant de rien
Ninna bel enfant
Rêve à maman et aux caramels
Espère au moins en rêvant
Car la réalité n'est pas si belle.

inviata da Marco Valdo M.I. (et fier de l'être) - 3/9/2010 - 21:27



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