Lingua   

Uguaglianza

Paolo Pietrangeli


Lingua: Italiano


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[1969]
Album “Mio caro padrone… / Contessa”
Scritta da Paolo Pietrangeli e Giovanna Marini
cantata anche in una versione abbreviata da Caterina Bueno nello spettacolo di Dario Fo "Ci ragiono e canto n.2".
Ripresa anche dai Gang in "Calibro 77" del 2016

Mio caro padrone… / Contessa
Testo ripreso da Il Deposito.

Nel 1969 esce un rapporto della CGIL relativo agli infortuni sul lavoro, che denuncia l’aumento esponenziale sia degli incidenti che delle malattie provocate da ambienti lavorativi malsani e paragona il caso italiano a quello di altri paesi, mostrando come l’incidenza delle morti per lavoro in Italia sia superiore anche a quello degli USA. L’arrangiamento del brano in Calibro77 vira verso suoni mediterranei che ne arricchiscono le atmosfere rispetto al canonico “voce e chitarra” di Pietrangeli tipico della canzone di protesta.

Va segnalata, del brano, una versione rivisitata da Caterina Bueno che rivede il testo e modifica le sonorità in particolare della prima parte dando loro la cadenza della canzone popolare, per lo spettacolo di Dario Fo “Ci ragiono e canto n. 2”.

Maila Pentucci
Ti ho visto lì per terra
al sole del mattino
e braccia e gambe rotte
dal dolore.
Dicevan che eri matto
ma devo ringraziare la tua pazzia.

Ti ho visto lì per terra
poi ti ha coperto il viso
la giacca del padrone
che ti ha ucciso.
T'hanno coperto subito
eri ormai per loro da buttar via.

Ci dicon Siamo uguali
ma io vorrei sapere
uguali davanti a chi?
uguali per che per chi?

E' comodo per voi
dire che siamo uguali
davanti a una giustizia partigiana.
Cos'è questa giustizia
se non la vostra guardia quotidiana.

Ci dicon Siamo uguali
ma io vorrei sapere
uguali davanti a chi?
uguali per che per chi?

E' comodo per voi
che avete in mano tutto
dire che siamo uguali davanti a Dio.
E' un Dio tutto vostro,
è un Dio che non accetto e non conosco.

Dicevi questo ed altro
e ti chiamavan matto
ma quello in cui credevi verrà fatto.
Alla legge del padrone
risponderemo con Rivoluzione.

inviata da Bartolomeo Pestalozzi - 9/8/2010 - 09:46




Lingua: Italiano

Versione cantata da Caterina Bueno

Tratto dalla registrazione dal vivo dello prima rappresentazione dello spettacolo di Dario Fo "Ci ragiono e canto n.2", andato in scena alla Camera del Lavoro di Milano l'8 aprile 1969

Il testo che scorre nel video è quello pubblicato nel libretto edito da Giorgio Bertani Editore nel novembre 1972 e che è leggermente diverso da quello cantato da Caterina Bueno, che riporto di seguito:

Sei morto nel cantiere,
dal tetto sei cascato,
schiacciato nella calce insanguinata.
Ti ha ricoperto il viso
la giacca del padrone che ti ha ucciso.
Ti hanno nascosto subito,
eri per loro ormai da buttar via.
Ci dicon siete uguali
ma io vorrei sapere uguali a chi?
Uguali davanti a chi?
Uguali perché e per chi?
È comodo per voi
che avete in mano tutto
dire che siamo uguali davanti a Dio.
È un dio ch'è tutto vostro,
è un dio che non accetto e non conosco.

inviata da DonQuijote82 - 9/11/2011 - 15:44




Lingua: Francese

Version française – ÉGALITÉ – Marco Valdo M.I. –2013
Chanson italienne – Uguaglianza – Paolo Pietrangeli – 1969

Ah, Marco Valdo M.I. mon ami, que me chantes-tu là... avec un titre pareil. Imagine Égalité ? Dans le monde où je te vois vivre et où je suis contraint de t'accompagner chaque jour, l'égalité n'existe pas... Sauf peut-être en mathématiques... Et encore. C'est là une égalité théorique, car dès qu'on passe dans le réel, tout se met sens dessus dessous. D'abord, en soi, c'est une absurdité... Prenons les ânes... Il n'y en a pas un qui soit comme l'autre. À moins que cette égalité soit une sorte de point Oméga, une sorte de lointain que jamais on n'atteint, une sorte d'horizon impossible. En somme, un principe...

Ouf, Lucien l'âne mon ami, tu ne sais pas comme tu as raison et comme sans laisser le temps de dire un mot, tu est allé directement au fait, au cœur de la chose. La chanson de Pietrangeli ne dit rien d'autre que ce que tu as pressenti chez les ânes. Chez les humains, c'est pareil... Pas un qui soit égal à l'autre. Et bien évidemment, on entend seriner le principe partout, comme partout on nous rebat les oreilles avec Dieu et mille autres produits de lessive ou d'hygiène intime. Évidemment, on te dira que l'égalité en tant que principe figure au fronton de tous les bâtiments publics de France et de Navarre (française), qu'elle se glisse dans presque toutes les constitutions, dans presque toutes les déclarations humanitaires autant qu'humanistes... Et c'est assurément exact en tant que principe. On te dira qu'un dollar, un euro, un yen, un n'importe quoi de monétaire est strictement égal à un autre dollar, euro, yen, un n'importe quoi de monétaire... Là, on revient au chiffre sur le papier.

Quoi donc ? Un n'importe quoi monétaire ne serait égal à un autre n'importe quoi que sur le papier ? Mais je croyais cette égalité-là, au moins celle-là, intangible...

Et bien Lucien l'âne mon ami, tu vois comme les apparences sont trompeuses et surtout, les enseignements des économistes et les déclarations dont ils nous abreuvent – eux et tous les représentants des riches et des puissants, des patrons et des gouvernants, des entreprises et des gouvernements. Le mensonge, vois-tu, élevé en principe social, politique et soi-disant scientifique, est une arme terrible dans la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de conforter leur position, d'étendre leur domination, de renforcer leur emprise, d'instaurer la peur universelle, de multiplier leurs profits et de magnifier leurs richesses... Avec le mensonge, on arrive à tromper bien des gens, à leurrer des populations entières et à faire prendre les vessies libérales pour des lanternes démocratiques.

Et redressant son large front qu'encadrent deux oreilles soyeuses et luisantes, l'âne Lucien dit : quand on ne peut plus dissimuler ce mensonge sidéral, que le camouflage et le trucage se disloquent, il reste toujours la raison d'État, la main invisible, la loi des marchés, le sens de la patrie, le respect des principes ; on invoque comme puissances tutélaires la constitution, la paix, l'équilibre international, on fait donner l'artillerie médiatique où ululent les experts et résonnent les grands principes. À ce propos, les financiers, les banquiers, les comptables et tous ces gens d'argent sont d'étranges animaux... Ils sont myopes au point de croire que tous les ânes sont égaux et pire encore, ils n'ont pas d'odorat. Car, comme tu le sais, ils répètent à longueur d'années et de siècles que l'argent n'a pas d'odeur... C'est aberrant quand on pense aux tas de cadavres, aux montagnes d'ordures, aux nuages de pollution qui empuantent la planète entière, avant de s'attaquer à l'espace infini. Le tout généré par des fleuves d'argent et en générant d'autres dans un perpétuel brassement. M'est avis que même sur Alpha du Centaure, on doit en sentir les effluves...

Pour en revenir à l'égalité vue par la chanson, elle s'apprécie au niveau individuel et au niveau du sol où gît le cadavre d'un ouvrier, vite dissimulé par la veste de son patron... Et si l'on peut un temps (d’ailleurs fort court) dissimuler le cadavre de l'ouvrier assassiné par l'ordre social, par le travail, par qui et pour quoi ? , on ne peut en contenir l'odeur... Quant à sa conclusion, cette chanson annonce une Révolution. C'était en 1969, un temps où on voyait la Révolution partout. Qu'en reste-t-il ? Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de nos beaux jours ? Que reste-t-il de tout cela ? Dis-le moi...

Oh, Marco Valdo M.I., mon ami, tu as parfaitement raison de poser ainsi la question de la révolution. Elle a agité bien des têtes, bien des gens, bien des jours... J'aime beaucoup que tu nous interroges à ce sujet. Je ferai court, tout en me laissant le soin d'y revenir. Si l'on prend la Révolution comme cette entité absolue et rédemptrice, elle connaîtra le sort de tous les rédempteurs... Elle finira immanquablement dans le néant. Maintenant, si on la fait vivre dans le monde où elle se meut, c'est-à-dire dans le réel quotidien et historique, au cœur de la Guerre de Cent Mille Ans, elle se montre pour ce qu'elle est, une action multiforme et démultipliée par chaque décision, chaque geste de chaque personne qui refuse de se soumettre, qui refuse d'admettre la fatalité de la domination de la richesse, de l'argent, du pouvoir... Elle est dans toute conscience qui met en œuvre cette belle idée que dessinent en une arabesque intemporelle ces quelques mots : Ora e sempre : resistenza ! Et en effet, vue ainsi, sa tâche est infinie et rien ne pourra jamais l'arrêter. Et nous, pauvres bêtes de somme que nous sommes, nous n'arrêterons donc pas de tisser le linceul de ce monde argenté, mensonger et menteur, sans odorat, inconscient et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
ÉGALITÉ

Je t'ai vu là par terre
Au soleil du matin
Bras et jambes cassés
De douleur.
Ils disaient que tu étais fou
Mais je dois remercier ta folie.

Je t'ai vu là par terre
Puis, la veste du patron
Qui t'a tué
T'a couvert le visage.
Ils t'ont couvert vite
Pour eux, tu étais juste bon à jeter.

Ils disent : Nous sommes égaux
Mais je voudrais savoir
Égaux devant qui ?
Égaux par quoi pour qui ?

C'est facile pour vous
De dire que nous sommes égaux
devant une justice partisane.
Qu'est-elle cette justice
Si ce n'est votre garde quotidienne.

Ils disent : Nous sommes égaux
Mais je voudrais savoir
Égaux devant qui ?
Égaux par quoi pour qui ?

C'est facile pour vous
qui avez tout en mains
De dire que nous sommes égaux devant Dieu.
C'est votre Dieu,
C'est un Dieu que je n'accepte et ne connais pas.

Tu disais ceci et autre chose
Ils te disaient fou
Mais ce à quoi tu croyais sera fait.
À la loi du patron
Nous répondrons par Révolution.

inviata da Marco Valdo M.I. - 20/5/2013 - 14:27




Lingua: Francese

Tiré de l'enregistrement en direct de la première représentation du spectacle de Dario Fo « On y pense et chant n°.2 », mis en scène à la Bourse du Travail de Milan le 8 avril 1969

Le texte qui passe sur l'écran est celui publié dans le livret édité par Giorgio Bertani Editore en novembre 1972 et il est légèrement différent de celui chanté par Caterina Bueno, que je rapporte de suite :
Tu es mort sur le chantier,
Du toit, tu es tombé,
Écrabouillé dans la chaux sanglante.
La veste du patron qui t'a tué.
T'a recouvert le visage

Vite, ils t'ont caché,
Pour eux, tu étais juste bon à jeter.

Ils disent vous êtes égaux
Mais je voudrais savoir égaux à qui?
Égaux devant qui ?
Égaux pourquoi et pour qui ?
C'est facile pour vous
Qui avez tout en mains
De dire que nous sommes égaux devant Dieu.
C'est votre Dieu,
C'est un Dieu que je n'accepte et ne connais pas.

inviata da Marco Valdo M.I. - 20/5/2013 - 14:28


The Gang
2017
Calibro 77
calibro 77


(Questa è una versione live, precedente dall'album)




Dq82 - 29/1/2017 - 11:59


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