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Stop America

Edoardo Bennato


Lingua: Italiano

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È lei
(Edoardo Bennato)
Non c’è tempo per pensare
(Edoardo Bennato)
Le grand-père d'Amérique
(Marco Valdo M.I.)


[2003]
Testo e musica di Edoardo Bennato
da “L’uomo occidentale”

uomo occidentale
Io ti avevo immaginata sempre ragazzina
sempre attenta a non calpestare i fiori quando cammina
enigmatica come Marylin in baby doll
energetica come una dose di rock ‘n’ roll

E improvvisamente tu mi appari – mi appari ora
nelle vesti inconfondibili di una signora
con l’aria di chi parla parla parla e a volte strilla
coi capelli freschi di tintura alla camomilla

Stop – Stop America
non esagerare troppo con la severità
la tua musica – se tu urli così forte più non si sentirà!….

E se a scuola tutto mi sembrava fermo all’ottocento
quando uscivo io con te volavo via col vento
con i suoni interplanetari di un juke-box
coi colori della Twenty Century Fox

Stop – Stop America…

Alla radio Elvis canta "Blue suede shoes"
e la scintilla parte da lì
una chitarra conta sempre più di una spada
anche se c’è chi non la pensa così…

Da bambino il mio mondo era diviso in classi
ed il ricco regalava al povero i panni smessi
e mentre si scannavano a trovare una soluzione
è arrivato il blue-jeans la vera rivoluzione

Stop –Stop America…

Tu ci hai regalato il rock e la fantasia
la tua musica - non potrà essere mai un valzer da vecchia zia

Una volta mi sembravi un poco più colorata
e una parte di colori li ho persi per strada
ma non voglio approfondire troppo la questione
perché quella che io sto cantando è una canzone !…

26/12/2005 - 12:33



Lingua: Francese

Version française – STOP ÉTAZUNIS – STOP AMERICA – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – Stop America – Edoardo Bennato – 2003


Salut, Marco Valdo M.I, te voilà encore en train de rêver à l'Amérique... America, America... Combien d'ânes s'y sont laissé prendre à cette mérétrice, cette acopleûse (version wallonne de Celestina de Fernando de Rojas), cette marieuse, cette paranymphe, cette maquerelle, cette Célestine couchée là-bas à l'autre bord du lit de la mer océane. Combien y ont laissé leur peau sans y arriver ? Plus personne n'en sait rien. Le rêve américain, je t'y vois bien...


Je sais, Lucien l'âne mon ami. Merica, Merica... Combien sont morts là-bas de n'avoir pu revenir, de n'avoir pu échapper à ses charmes vénéneux... Cela dit, il faut bien voir que ce rêve américain traverse toute l'histoire européenne depuis cinq cents ans. Il y a là comme un halo doré, comme une senteur de richesse qui a attiré et attire encore, malgré l'évidence de l'échec et la dissolution des brumes qui enjolivaient les charmes troubles de la sorcière. Et ceux qui en sont revenus souvent ne s'en remettent pas bien... les Mericani, les Américains... Va voir l’histoire du grand-père de mon ami Roland... Deux choses à propos de cette chanson d'Edoardo Bennato: d'abord, c'est une grande chanson et elle raconte bien ce rêve insensé, mais en même temps le désamour qui s'ensuivit... L’autre chose, c'est qu'il y a vraiment eu chez certains une sorte de fascination ; même à Cuba, les autos des années quarante-cinquante, les films anciens... ont gardé cette étrange aura, comme un goût de chewing-gum qui resterait en bouche. Mieux encore, on en trouve des traces aussi dans le cinéma, dans la littérature et évidemment, dans la chanson, la musique... Et le déferlement commercial et médiatique continue comme une avalanche, comme une coulée de boues qui ravage tout sur son passage. Le déferlement militaire aussi... En Irak, en Afghanistan... et évitera-t-on demain la déferlante kaki sur le Yémen, sur l'Iran ? Heureusement, il y a des rives... et peut-être, ainsi, l'humaine nation pourra-t-elle y survivre.


Marco Valdo M.I. mon ami, tu y vas fort. Est-ce bien à cela que se résume l'Amérique ?


Mais pas du tout, justement, mon ami Lucien l'âne; l'Amérique, c'est tout autre chose. Regarde bien le titre que j'ai donné à la traduction française : STOP ÉTAZUNIS – STOP AMERICA. Je distingue très nettement l'Amérique, qui est cette grande terre au large des finisterres, longue de milliers et de milliers de kilomètres, emplie de montagnes, de déserts, de forêts et de populations multiples et les Zétazunis, qui n'en sont qu'une petite partie, même s'ils sont très envahissants, s'ils perpétuent et incarnent la folle avidité, la course à la richesse des colons, leur éternelle ruée vers l'or (jaune, noir, bleu, vert …). J'ajoute qu'on pourrait étendre cette réflexion à l'ensemble du monde, une vision comme une sorte de prisme qui reflèterait l'état du monde : d'un côté, l'Amérique – telle qu'elle aurait pu être si « En marchant elle évitait d'écraser les fleurs » et de l'autre, les Zétazunis (avec leurs alliés et assujettis) et leur fâcheuse tendance à la domination et à la rapine. On ne saurait confondre ces deux mondes, même si les Zétazuniens ont accaparé jusqu'au nom du double continent; même si à l'intérieur-même des Zétazunis, pareille division existe entre ceux qui font partie de la bande, qui l'ont ralliée, qui s'y sont soumis, qui en sont les picciotti, les porteurs de mallette ou de couteaux et les autres, nombreux eux-aussi qui ne partagent pas cette vision messianique et qui luttent contre ceux de la bande . En somme, c'est encore bien et toujours le pays d'Arturo Ui.


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
STOP ÉTAZUNIS – STOP AMERICA


Je t'avais toujours imaginée en gamine
Tu évitais en marchant d'écraser les fleurs
Énigmatique comme Maryline en baby doll
Énergique comme une dose de rock 'n roll.

Et tu m'apparus – tu m'apparais à mon grand dam
Sous les atours ineffables d'une dame
Tu causes, tu causes et parfois tu cries
Avec des cheveux à la teinture fraîche de camomille

Stop Etazunis stop America
N'exagère pas trop ta sévère vertu
Ta musique – si tu hurles si fort, on ne l’entendra plus !...

À l’école, tout semblait bloqué au siècle d'antan
Quand je sortais, je volais vers toi avec le vent
Avec tes sons interplanétaires d'un juke-box
Avec tes couleurs de la Twenty Century Fox

Stop Etazunis stop America

À la radio, Elvis chante "Blue suede shoes"
Et l'étincelle partit de là
Une guitare raconte toujours plus qu'une épée
Même si certains ne le pensent pas...

Dans mon enfance, le monde était divisé
Et le riche offrait au pauvre ses vêtements passés
Et tandis qu'on s'égorgeait à trouver une solution
Le blue-jean est arrivé... une vraie révolution.

Stop Etazunis stop America

Tu nous a donné le rock et la fantaisie
Ta musique ne pourra jamais être la valse de vieille tante

Il fut un temps pourtant où elle sonnait plus carmin
Mais elle a perdu une part des couleurs en chemin
Et je ne veux pas approfondir trop la question
Car je chante seulement une chanson !

inviata da Marco Valdo M.I. - 5/11/2010 - 13:21


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