Lingua   

Franco

Paolo Pietrangeli


Lingua: Italiano

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Franco Coggiola


Questa canzone, dedicata a Franco Coggiola, ricercatore di cultura popolare, ricorda l'importanza della memoria.
Come sarebbe più opportuno
se non ci fosse più nessuno
se gli operai coi commercianti
gli impiegati gli studenti non tornassero mai più.
Spariti come fumo al vento
spariti come il Novecento
in una nube un po' rossastra
impressionati su una lastra
segni di un secolo che fu.
Persi coscienza già a Guernica
fui tratto in salvo da un'amica
ripresi i sensi a Stalingrado
pugnalato mio malgrado dai fratellastri di Salò.
In questo viaggio organizzato
col Che in Bolivia sono andato
poi dopo in Cile con Allende
un comunista non s'arrende
liberammo anche Saigon.
E tintinnarono i bicchieri
l'oggi si fa beffe di ieri
per quarant'anni come ostaggio
prigioniero di un villaggio che non riconosco più.
Piazza Fontana e poi Bologna
in mezzo Brescia e la vergogna
anni di piombo nei polmoni
non si scrivevano canzoni
noi non ne cantammo più.
Ladri pagliacci e ballerine
poi ci sbatterono al confine
ci crollò in testa pure un muro
la TV sarà il futuro
guarda un futuro che non c'è.
No, non sarebbe più opportuno
se non ci fosse più nessuno
a chi affidiamo la memoria
non ci fidiamo della storia
Franco perchè non ci sei più.

inviata da Virginia - 28/11/2005 - 15:26



Lingua: Francese

Version française – FRANCO – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Franco – Paolo Pietrangeli – s.d.

Illustation : http://4.bp.blogspot.com/-f4DajcH4Lx4/VAzE8JKMpVI/AAAAAAAABcc/ZS-CP-335hk/s1600/Franco%2BCoggiola%2B.jpg

Ohlàlà, la tête que tu nous fais, Lucien l'âne mon ami… Reprends tes esprits, détends-toi, je comprends bien ton désarroi. Mais, tu le sais pourtant qu'il y a plein de gens qui portent ce prénom de Franco. Allons, il ne s'agit pas du tout d'une canzone qui ferait le panégyrique de ce sinistre tyran espagnol.

Tu ne te trompais pas, Marco Valdo M.I. mon ami, j'étais plus que perplexe quand j'ai vu ce titre… Je suis très sensible aux titres et là, je te l'avoue, j'étais pour le moins étonné. Mais, dis-moi alors de qui, de quoi il est vraiment question…

Comme tu l'imagines, il s'agit d'un homme prénommé Franco, comme je te l'ai dit, c'est un prénom fort répandu. Donc, le Franco dont il est question ici, je te l'assure était un type bien, un gars que tu aurais eu saisir à rencontrer… Il exerçait l'honorable profession de « chercheur en chansons »…

Chercheur en chansons… De quoi s'agit-il ?

Mais tout simplement de quelqu'un qui s'en va à la recherche des chansons et qui les récolte afin qu'elles ne se perdent plus. Par ailleurs, il était lui-même interprète de ces chansons populaires. En fait, il poursuivait le même objectif que nous ici… en considérant la chanson comme un des modes d'expression les moins muselés de faire circuler la parole en liberté. Là où les industries culturelles échouent tant elles sont sous la coupe des gens d'argent et de pouvoir, la chanson – entendons, essentiellement la chanson populaire et la chanson dite d'auteur, la chanson qui a mis son point d'honneur à ne paraître jamais à la télévision, comme disait Léo Ferré Thank you, Satan!, qui en matière de chansons en connaissait un bout, donne vie et voix à cela-même qu'on veut occulter et parfois même, carrément, interdire.

Mais qui était-il ?


C'était Franco… Franco Coggiola. Rassembleur de chansons, de son état.

Oui, en effet, c'est un très beau métier qu'il faisait ce Franco-là. Quant à nous, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde télévisuel, étranglé, asphyxié et cacochyme.


Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
FRANCO

Comme la chose serait plus opportune
S'il n'y avait plus personne
Si disparaissaient jamais les commerçants
Les ouvriers, les employés et les étudiants.
Disparus comme fumée au vent
Disparus comme l'an mil neuf cent
Dans un nuage un peu rougeâtre
Impressionnés sur une plaque
Derniers signes d'un siècle évanescent.
Je perdis conscience déjà à Guernica
Sauvé par une amie, déjà
Je repris connaissance à Stalingrad, bientôt
Poignardé malgré moi par ces salauds de Salò.
En voyage organisé
Je suis allé en Bolivie avec Che
Puis au Chili avec Allende
Un communiste ne se rend jamais
Nous avons libéré Saigon, pas vrai ?
Et tintèrent nos verres.
Aujourd'hui se moque d'hier
Pendant quarante ans otage
Prisonnier d'un village.
Place Fontana et puis Bologne
Entre Brescia et la honte
Les années de plomb dans les poumons
On n'écrivait plus de chansons
Plus jamais nous ne chantions.
Voleurs, clowns et danseuses
Puis ils nous jetèrent à la frontière
Un mur nous tomba sur la tête
La TV sera le futur
Mais il n'y a plus d'avenir.
Non, il ne servirait d'ailleurs à rien
S'il n'y avait plus personne
À qui confier la mémoire
Nous nous défions de l'histoire
Depuis que Franco, tu es parti si loin.

inviata da Marco Valdo M.I. - 7/9/2014 - 22:54


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