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I poeti

Roberto Vecchioni


Lingua: Italiano


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da "Ipertensione" (1975)
ipertensione

Una originale canzone di Vecchioni (sì! Proprio di Vecchioni!) che ci mette in guardia da chi guarda la guerra con gli occhi degli altri, nel lusso di una villa e nell'attesa di un Nobel, magari per la Pace...
E intanto la gente muore davvero.

La canzone è un lucido atto d'accusa nei confronti di certi intellettuali che abusano, anche economicamente, della posizione sociale ed economica raggiunta, spesso grazie ad un conformismo politico e culturale che rende le loro opere, nate senza particolari motivi di ispirazione, scontate e prive di originalità ("I poeti son vecchi signori che mangian le stelle distesi sui prati delle loro ville, e s'inventano zingare e more per farsi credibili agli occhi del mondo col loro dolore [...]. I poeti si fanno le pippe coi loro ricordi: la casa, la mamma, le cose che perdi; e poi strisciano sui congiuntivi: se fossi, se avessi, se avessi e se fossi, se fossimo vivi"). L'accusa investe anche altre sfere: quella della mancanza di coraggio in eventi quali la guerra ("I poeti hanno visto la guerra con gli occhi degli altri che tanto per vivere han perso la pelle"), quella del servilismo - specie da parte degli intellettuali di sinistra - nei confronti di qualsiasi potere ("I poeti son liberi servi di re e cardinali che van ripetendo noi siam tutti uguali; e si tingono di rosso vivo ciascuno pensando: Il giorno del nobel farò l'antidivo") e quella degli eccessi come l'alcol o alcuni comportamenti sessuali spesso giustificati da parte della critica e del pubblico.

Wikipedia
I poeti son giovani e belli
e portano in cuore
la luce del sole
e un canto d'uccelli
e la strada del borgo natio
la pioggia sui tetti
la povera gente amata da Dio.

Poesia, poesia,
deh proteggimi ovunque io sia
poesia, poesia.

I poeti son vecchi signori
che mangian le stelle
distesi sui prati
delle loro ville
e s'inventano zingare e more
per farsi credibili agli occhi del mondo
col loro dolore.

Poesia, poesia, poesia, poesia.

I poeti si fanno le pippe
coi loro ricordi
la casa, la mamma, le cose che perdi
e poi strisciano sui congiuntivi
se fossi, se avessi, se avessi e se fossi,
se fossimo vivi.

Poesia, poesia
deh, proteggimi ovunque io sia
poesia, poesia.

I poeti hanno visto la guerra
con gli occhi degli altri
che tanto per vivere han perso la pelle
così scrivon piangendo cipolle
su barbe profetiche intinte nel vino
che pure gli serve.

Poesia, poesia, poesia, poesia.

I poeti son liberi servi di re e cardinali
che van ripetendo: noi siam tutti uguali
e si tingono di rosso vivo
ciascuno pensando:""Il giorno del nobel
farò l'antidivo".

Poesia, poesia,
deh, proteggimi ovunque io sia
poesia, poesia.

I poeti sono litri di vino bevuti per noia
per scriver parole davanti al mattino
mentre sognano bambine nude
che uscendo da scuola
li prendon per mano e gli dànno la viola.

Poesia, poesia, poesia, poesia.

I poeti son giovani stanchi che servon lo Stato
sputandogli in faccia perché sia dannato
e sbandierano cieli e fontane
messaggi e colombe
a noi le campane, ai ricchi le trombe.

Poesia, poesia.

inviata da Marco M. - Como - 21/11/2005 - 20:20



Lingua: Francese

Version française - LES POÈTES – Marco Valdo M.I. – 2012
Chanson italienne - I poeti - Roberto Vecchioni

Ho, dit Lucien l'âne en relevant le front, que voilà une étrange sorte de poètes. Moi qui suis enfant de l'un d'eux, moi qui ai connu Homère et les autres, moi qui ai croisé Hugo, Rimbaud, Verlaine, Lautréamont, Apollinaire, Toulet, Eluard, Aragon, Brassens, Ferré... et tant d'autres... pour m'en tenir aux seuls poètes de langue française, je puis assurer du contraire de ce qu'elle raconte cette chanson. Peut-être vise-t-il un poète en particulier, ou certains poètes de sa connaissance... Peut-être a-t-il des comptes à régler... Qu'il s'en prenne alors à celui-là ou à ceux-là... Clairement... Mais pas à toute la corporation... Il aurait aussi bien pu dire la même chose ou quelque chose de similaire des chanteurs, des danseurs, des plombiers, des dentistes, des garagistes, des croque-morts, des modistes, des footballistes, des toreros, des journalistes, des hommes politiques, des cireurs de chaussures ou des livreurs de pizzas.


De fait, Lucien l'âne mon ami, c'est assez déroutant. Tu dis juste en pensant qu'il pense à quelqu'un en particulier ou à quelques autres... Mais il aurait sans aucun doute dû préciser davantage... Quand je pense à Nazım Hikmet, poète turc, qui fit tant de prison, qui résista avec tant de courage et qui disait : « la poésie est le plus sanglant des arts »... Ou à Essenine, Maïakovski, Mandelstamm ou Brecht... Ou à des centaines d'autres présents ici dans les canzoni contro la guerra... Par ailleurs, les poètes ne sont pas différents du reste de l'humaine nation et de ce fait, il doit bien y en avoir qui correspondent au portrait que Vecchioni en trace... Il y a toujours eu des poètes à la botte, des lèche-culs du pouvoir, des chantres de la crédulité, des propagandistes, des évangéliques, des margoulins, des jean-foutres, des minables, des mercantiles... Des idiots, des pompiers... Mais aussi, il faut aller voir, lire, entendre le fabuleux portrait que Léo chante de ceux qui font de la poésie car tel est leur destinée... Moi, j'aime mieux voir ces poètes-là...


Et moi aussi..., conclut Lucien l'âne.


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LES POÈTES

Les poètes sont jeunes et beaux
Et portent en leur cœur
La lumière du soleil
Un chant d'oiseaux
La rue du bourg natal
La pluie sur les toits
Et le pauvre monde aimé par les Dieux.

Poésie, poésie,
Protège-moi où que je sois
Poésie poésie.

Les poètes sont de vieux messieurs
Qui mangent les étoiles
Étendus sur les prés
De leurs villas
Et s'inventent des Gitanes et des Maures
Pour être crédibles aux yeux du monde
Avec leur douleur.

Poésie, poésie, poésie, poésie.

Les poètes comblent le temps
De leurs souvenirs
La maison, la maman, les choses qu'on perd
Et puis ils s'étendent sur les subjonctifs
Si je fusse, si j'eusse, si tu eusses et si tu fusses,
Si nous fussions vivants.

Poésie, poésie,
Protège-moi où que je sois
Poésie poésie.

Les poètes ont vu la guerre
Avec les yeux des autres
Dont beaucoup ont perdu la peau à vouloir vivre
Ils écrivent ainsi en pleurant des oignons
Sur leurs barbes prophétiques teintées de vin
Lequel sert aussi.

Poésie, poésie, poésie, poésie.

Les poètes sont les serfs libres de roi et de cardinaux
Qui vont répétant : nous sommes tous égaux
Et ils se teignent de rouge vif
Chacun pensant": "Le jour du Nobel
Je ferai l'antistar."

Poésie, poésie,
Protège-moi où que je sois
Poésie poésie.

Les poètes sont de litres de vin bus par ennui
Pour écrire des mots avant le matin
Pendant qu'ils rêvent de fillettes nues
Qui en sortant d'école
Les prennent par la main et leur donnent la violette.

Les poètes sont des jeunes fatigués qui servent l'État
En lui crachant à la figure pour qu'il soit damné
Et ils agitent cieux et fontaines
Messages et colombes
À nous les cloches, aux riches les trompettes.

Poésie, poésie.

inviata da Marco Valdo M.I. - 17/8/2012 - 22:16


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