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Allons n'enfants

Francesca Solleville


Lingua: Francese


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Allons n'enfants

Chanson française – Francesca Solleville - 1996

Paroles: Allain Leprest. Musique: Gérard Pierron   1996  "Spectacle Al dente"
En avant, les n'enfants
Par quatorze ou dix-huit
En rang, les figurants
En piste, les artistes

Sautez dans la tranchée
Dans la fosse d'orchestre
Mitrailleuse à l'archet
De la boue plein la veste
Ah, le joli costume !
Ah, les bravos posthumes !

C'était un temps, la mort
Cherchait des comédiens
C'était la guerre
Et Jean-Baptiste Poquelin
N'y pouvait rien

En avant, les n'enfants
En avant, la zizique
Le clairon, l'olifant
Le tambour et la clique
Attention, rien ne bouge
Plein feu, on va tourner
Oh, le joli nez rouge !
Oh, pardon, t'as plus d' nez
C'est du franco-germain
On s'arrache les mains

C'était un temps, la mort
Manquait d'accessoiristes
Sont partis en laissant
Poquelin Jean-Baptiste
Seul sur la piste

En avant, les n'enfants
Moteur ! Super, l'acteur !
Personne y fait semblant
C'est pour de vrai qu'on meurt
Et ça saigne, et ça rit
On vient dans la lumière
De la poudre de riz
Au fond des cartouchières
Les corbeaux vous acclament
Sur le Chemin des Dames

C'était un temps, la mort
Cherchait des spectateurs
On clouait Poquelin
Sous les clous de couleur
Des projecteurs

En avant, les n'enfants
La pièce a été bonne
Debout, les tire-au-flanc !
Bon dieu, y a plus personne !
En avant, les poilus
On baisse le rideau
On l' relève, on salue
En soulevant son cerveau
En direc' de Verdun
Salut les comédiens !

C'était un temps, la mort
Cherchait des costumières
Le soldat inconnu habillé de poussière
C'était Molière

inviata da Marco Valdo M.I. - 19/1/2010 - 17:25


Credo che questa canzone di Leprest derivi da una sua precedente, intitolata "Molière", risalente agli anni 70 o 80, con musica di Henry Dubos. Almeno così mi pare scorrendo i testi delle canzoni di Leprest pubblicati qui

MOLIÈRE

Du coeur pas de génie vingt ans et pas très riches
Ils écrivaient tout à la main sur leurs affiches
Ils jouaient Molière à trois sur des tréteaux à trous
Dans les frusques achetées aux puces pour quelques sous

En ces temps-là, la mort cherchait des comédiens
C'était la guerre et Jean-Baptiste Poquelin n'y pouvait rien

Scapin est mort de froid dans les forêts d'Ardennes
La lune vissait son oeil de louve sur la scène
Quand il a salué des corbeaux sont venus
Par les coulisses froides faire un peu de chahut

Là-bas la mort avait besoin d'accessoiristes
Pierre est parti laissant Poquelin Jean-Baptiste seul sur la piste

Il se voyait crevant cent mil paquets de plâtre
Pour enfumer des ciels hauts comme cent théâtres
Et broyer des monceaux de murs sur sa palette
Maquiller d'agonie un million d'interprètes

Là-bas la mort avait besoin de spectateurs
On coloriait Poquelin sous les clous de couleurs des projecteurs

Cest peut être ceux qui ne reviendraient pas
Ces voix qu’on entendait la nuit parler tout bas
Ce long chuchotement comme au soir des premières
Montant des rangées vides , et du drap de poussière

En ces temps-là, la mort cherchait des comédiens
C'était la guerre et Jean-Baptiste Poquelin n'y pouvait rien

Bernart Bartleby - 3/12/2015 - 11:00



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