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Apollon le vagabond

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese


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Apollon le vagabond

Canzone léviane – Apollon le vagabond – Marco Valdo M.I. – 2009

Cycle du Cahier ligné – 20

Apollon le vagabond est la vingtième canzone du cycle du Cahier ligné.

Cette canzone léviane, comme d'autres canzones du cycle du cahier ligné, raconte l'histoire d'un prisonnier, blessé, malade mais la particularité de cette canzone est que cette histoire est vue de l'intérieur de sa pensée, racontée dans le flot de la pensée qui traverse le cerveau du prisonnier-blessé-malade..
Bref, on suit les méandres la plupart du temps oniriques de ce long songe éveillé et parfois, partiellement endormi. On le suit dans la nuit, on le suit dans l'arrivée du jour.

Apollon surgit au bout de la nuit, il arrive courant sur son char (ainsi que l'imaginait la tradition hellénique) et montre (un instant) son visage débonnaire, souriant et sévère et puis continue sa course éternelle et quotidiennement répétitive. Apollon s'éloigne et le prisonnier-blessé-malade reste. Apollon s'enfuit à l'horizon et reviendra demain: Apollon est un vagabond. La nuit se termine. La nuit recommencera bientôt.

Nul ne sait, si ce n'est le prisonnier-malade-blessé ce qu'est l'expérience de la prison,la sensation de la nuit pour qui est cloué dans la souffrance de l'enfermement. Le jour est une libération , mais provisoire. La nuit reviendra et reviendra le jour et ainsi de suite, presqu'à l'infini. Le temps n'en finit pas de finir. La vie s'y perd comme l'eau s'enfonce dans le sable du désert. La colère du prisonnier-malade-blessé n'y pourra rien changer. Le piège s'est déjà refermé.

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.
Dans ce lieu intermédiaire,
La colère oscille dans une fièvre d'enfer
Elle brûle, elle gèle,
Elle se soumet et se rebelle.
En tâtonnant, on chemine dans ce couloir,
On cherche l'air dans ce purgatoire
Scaphandriers lourdauds dans une mer inconnue,
Salée et poissonneuse,
À cette profondeur, ténébreuse
On s'arrête appuyé aux parois nues.
Et au travers du périscope, les yeux révulsés
Vers le ciel noir, de chaque côté
S'étale une mer monotone et connue.
Soudain, Apollon agrippe et emporte
La Nymphe par ses cheveux déjà verts…
Il la couche sur la terre
Arrache la pomme de l’arbre et rouvre les portes.
Il retrace chaque ombre, divise les mots et tempère sa propre lumière
Il fait tanguer le monde, il repeint les persiennes et le ciel,
Il montre son visage débonnaire, souriant et sévère,
Entre les vignes par les chemins du ciel.
Sans bruit, il s’éloigne, d'un bond.
Apollon est un vagabond.

inviata da Marco Valdo M.I. - 4/6/2009 - 19:56



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