Barbara

Canzoni contro la guerra di Barbara

(Je demande pardon pour cette biographie que j'ai écrit directement en français. Je vais préparer une traduction italienne tout de suite).


Monique Serf naît à Paris le 9 juin 1930, deuxième enfant d'une famille de quatre, originaire d'Alsace par son père et de Russie par sa mère. D'origine juive, la famille Serf est obligée de fuir l'envahisseur allemand pendant la guerre. Elle se cache dans différents hôtels de la capitale, puis à St-Marcellin dans l'Isère. La libération les voit s'installer au Vesinet, dans les Yvelines.
On sait peu de choses sur l'enfance de Barbara. La parution de ses mémoires en 1998 révèlera une enfance troublée par l'inceste et l'abandon de son père. Un drame qui explique certains aspects de son oeuvre.
C'est au Vesinet que la jeune Monique apprend le piano et le chant, grâce à sa voisine, professeur de chant et de musique. Celle-ci la pousse dès 1947. Encouragée dans le monde du spectacle par Marcel Merkès, à Mogador, avec lequel Barbara jouera en tant que choriste dans Violettes impériales, elle compose ses premières chansons, influencée
par Mireille, Trenet ou Piaf.
A 19 ans, le frère de Jacques Prévert, Pierre, qui possède un cabaret, l'engage... à la plonge, encore peu convaincu de ses talents de chant, Vian ou Mouloudji.
Puis elle quitte Paris pour Bruxelles et s'installe dans une grande maison où vivent peintres, chanteurs, et artistes en tous genres. Barbara y joue du piano et apprend son art, se produisant devant le public.
Attirée par la scène, elle ouvre elle-même un cabaret, Le cheval blanc, mais faute de moyens financiers, elle est contrainte d'écourter l'aventure. De retour à Paris, elle se fait embaucher à L'Ecluse, et devient Barbara.
C'est en 1954, après un mariage éclair deux ans plus tôt, que Barbara interprète les chansons de Ferré puis les premiers titres de Brassens.
Finalement, en 1957, elle parvient à enregistrer un premier 45 Tours comprenant le titre Mon pote le gitan. Et c'est en public qu'elle teste ses premières compositions comme Dis quand reviendras-tu ?
Il faut attendre 1960 pour que sorte son premier véritable disque intitulé Barbara chante Brassens et 1964 pour qu'elle soit reconnue par le public, en première partie du même Brassens à Bobino, puis en tournée avec Gainsbourg. Barbara a alors 34 ans.
Dès 1965, Barbara enchaîne les concerts et les enregistrements de ses propres compositions, qui récoltent même le Grand Prix de l'Académie Charles Cros. Elle chante dans toute l'Europe et enregistre un album en allemand.
Les succès se suivent, et Barbara s'essaie également au théâtre avec Forlani dans Madame. Après le théâtre, poussée par son ami Brel, elle joue le rôle principal de son film Franz dont elle écrit aussi la musique.
De Brel à Sheller, en passant par Catherine Lara ou Mouloudji, les collaborations de Barbara sont aussi nombreuses que variées. On l'admire et l'apprécie dans tout ce qu'elle touche.
Elle se retire cependant à la campagne pour s'isoler, à
Precy-sur-Marne, et coupe cet isolement de tournées mondiales et d'enregistrements publics. Elle reste cependant une artiste publique, intégrée dans la société, et reçoit des mains de Jacques Lang, alors ministre de la culture, en 1982, le Grand Prix National de la Chanson Française.
Concernée aussi par le monde et ses évolutions, elle crée en 1987 la chanson Sid'amour à mort, un chant d'amour inspiré par le drame du SIDA qui touche alors la jeunesse du monde entier.
Dès 1993, sa respiration, qui lui a toujours fait défaut, lui pose de sérieux problèmes de santé. Elle est obligée d'interrompre une série de concerts au Châtelet.
En 1996, après une longue absence des studios, elle enregistre son dernier disque, Barbara 96, dans lequel se produisent des grands noms de la musique contemporaine: Didier Lockwood, Richard Galliano, Jean-Louis Aubert, le célèbre Luc Plamondon, mais aussi le comédien Guillaume Depardieu (elle avait déjà joué avec son père Gérard Lily
passion en 1986).
Eloignée de la scène et de la vie publique à cause de sa santé, Barbara n'en reste pas moins une femme active et généreuse. On la voit militer contre le Sida, pour Act Up, et participer à la vie sociale de son village.
Parallèlement, elle commence l'écriture de ses mémoires, qui
paraîtront, inachevés, en 1998, sous le titre Il était un piano noir... Le dimanche 24 novembre 1997, elle rentre à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, et y meurt le lendemain, le 25 novembre 1997, à l'âge de 67 ans. Elle est enterrée deux jours plus tard dans le carré juif du cimetière de Bagneux.