Jean Arnulf

Canzoni contro la guerra di Jean Arnulf

Jean Arnulf (1932-2007) eut une carrière de chanteur relativement courte, au cours des années 60, avec un répertoire de chansons engagées. « Point de vue », la chanson qui le fit connaître, est restée son plus grand succès. La chanson a notamment été interprétée par Christine Sèvres (que vous pourrez entendre ci-dessous), Marie-Paule Belle,, Claude Vinci et Marc Ogeret.
Comédien et accessoirement, chanteur, au sein de la troupe de Roger Planchon, à Lyon, Jean Arnulf travaille dans deux ou trois autres compagnies puis se rend à Paris, au début des années 60.  Doué pour la chanson, il se produit dans les cabarets de Montmartre et de la rive gauche. On le présente à Jacques Canetti qui l’engage aussitôt. En juin 1963 paraît, chez Philips, son premier disque couronné, l’année suivante, par l’Académie Charles-Cros.
Le plus souvent, Jean Arnulf chante les textes de sa femme, Martine Merri, qu’il met en musique avec un grand sens de la mélodie, mais des paroles aussi de Henri Gougaud, de Jean-Claude Massoulier ou de Roger Planchon, (« La complainte de Manda »).
La chanson « Point de vue » sera  aussi enregistré par Christine Sèvres et souvent interprétée dans les concours de chanson. En plein époque « yéyé », cette chanson sur l’injustice sociale (« Moi, j’dis qu’la mort a pas l’même goût vue par en d’ssus ou par en d’ssous… ») se classera troisième au palmarès. Dans son répertoire, beaucoup de chansons contestataires, souvent antimilitaristes : Le twist du déserteur, La mienne à moi, Chante une femme (née d’un reportage de Paris-Match sur la guerre du Vietnam. Jean Arnulf chante aussi l’amour et le temps qui passe : Jour après jour, Tiens, Déjà l’automne.  À partir de 1968, il abandonne la chanson, compose des musiques pour les films de Bernard Clavel. En 1976, il enregistre chez RCA un album de chansons de Rezvani (Bassiak). L’année suivante, pour la série télévisée Pierrot-la-chanson, il enregistre, en duo avec Hélène Martin, « La matinée » de Gougaud et Ferrat (Disques du Cavalier).
Jean Arnulf est décédé le 25 mars 2007.
Merci à Michel Ferri, un ami du blogue « J’ai la mémoire qui chante », qui m’a fait redécouvrir cette très, très belle de chanson de Jean Arnulf que je vous invite maintenant à écouter..
(1) Source: Magazine « Je chante »